Fourmizzz Index du Forum
 FAQ   Rechercher   Membres   Groupes   S’enregistrer   Profil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   Connexion 
RPs Dago

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fourmizzz Index du Forum -> Roleplay -> Serveur 3 -> Roleplay Général
Sujet précédent :: Sujet suivant  

Auteur

Message

Dago


Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2011
Messages: 212

Alliance (s3): ALCOL... Zezette !
Alliance (s4): Compte Dago donné.

MessagePosté le: 23/02/2015, 02:57    Sujet du message: RPs Dago

Répondre en citant


L'Alambic ou la naissance d'un tripot

Le cœur de la forteresse souterraine FOVE battait au rythme lancinant des coups de masse qui fracassent la roche. Ces pulsations berçaient les sombres pensées d'un Formikronde fumant sa pipe, les yeux perdus dans les flammes qui jouaient dans l'âtre. Déchaussé, les pieds posés sur le rebord de la cheminée, ses chaussettes humides fumaient en exhalant une odeur putride, subtil mélange de moisi, de sueur et de fromage odorant.

Un épais brouillard tombait sur Brooklin en cette fin de journée automnale, un de ces brouillards à décourager les honnêtes gens de mettre le nez dehors. Surtout bien rester chez soi ! Au chaud ! Loin des costumes rayés, des chapeaux baissés ne dévoilant qu'un regard glacé, loin de ces ombres qui semblaient sortir de terre dès la nuit tombée.
Au fond d'une ruelle, dans la succursale d'un modeste tripot, Lucky Luciano, dit l'affranchi, semblait fasciné par les volutes de son cigare qui dansaient dans l'air par bouffées compactes, flottaient plusieurs minutes avant de se diluer, d'aller s’agripper aux murs déjà jaunis par le tabac, souillés par l'humidité et les mains sales.
L'affranchi savait que lui et le SFC avaient un sérieux problème sur les bras.

La porte s’ouvrit dans un grincement de gonds poussés à bout.
Formikronde, sans se retourner, dit « Entre Wisti »
- Comment savez-vous que c'est moi ?
- Tu es la seule personne ici pouvant entrer dans une pièce sans diffuser une odeur de sueur rance.
- Merci chef.
- C'est pas un compliment ! Si tu passais moins de temps à te pomponner, sacrebleu ! Tu serais bien plus efficace à la distillerie !
- Mais chef, je fais des efforts, voilà plus de deux semaines que je ne me suis pas lavée !
- Tais-toi ! C'est à la sueur que l'on reconnaît un nain qui travaille.
- Justement chef...
- Quoi ?
- Ne serait-il pas temps de sonner la fin de la journée ?
Formikronde avait depuis longtemps banni tout objet en rapport avec l'horlogerie. Profitant de la pénombre perpétuelle de la grotte, il usait de la seule montre encore en sa possession, qu'il réglait à loisir, pour allonger, chaque jour, la durée de travail.
Il savait ses nains durs au labeur, mais il en atteignait les limites.
Il fallait pourtant extraire, toujours d'avantage, distiller encore et toujours plus d'eau de vie, refaire les stocks pillés par les chevaliers magiciens ! Refaire les stocks, oui... mais pourquoi ? Pour qui ? Pour la future horde de sauvages qui viendra ravager les entrepôts ? A quoi bon amasser si c'est en pure perte ?
Les narines de Formikronde furent soudain assaillis par une odeur pestilentielle de friture et d'animal en décomposition. Xeno entra dans la pièce, essoufflé, le visage encore plus noir de crasse qu'à l'accoutumée...
- Chef ! C'est... c'est une catastrophe !

L'affranchi tentait vaguement de se changer les idées en essayant de s'intéresser au journal local quand Fullmet entra dans le bureau d'un pas nonchalant. Il alla se caler dans le fauteuil en face de Lucky, sortit son cran d'arrêt et entreprit de se curer les dents avec.
L'affranchi perdit patience.
- Alors ?! Accouche !
- Doucement !... Doucement... tu sais, moi, si on me presse, je me ferme comme une huître.
L'affranchi, connaissant son caractère de cochon, prit sur lui pour reformuler sa question avec toute la suavité qu'il avait encore en stock.
- Mais bordel de Dieu ! Tu vas le cracher ton rapport ou tes dents, je te les cure à la thompson, façon Luciano !
- Tout doux mec ! Le stress, c'est un poison pire que la gnole qu'on refourgue, tu sais, c'est un coup à te coller un infractus à quarante balais !
- InFARCtus !...
- S'tu veux... Tu veux que je te dise ? Tu bouffes trop de bidoche, ça te rend agressif.
D'un bond félin, Lucky Luciano se retrouva face à Fullmet, lui subtilisa sa lame et la colla sur son cou.
- Tu sens la lame sur ta jugulaire là ? Hein ? Je me suis tapé une entrecôte de 500g ce midi... Alors me pousse pas à bout !
Full vit passer dans le regard de Luciano cet éclair de folie qu'il connaissait bien et sut que l'heure n'était plus à la plaisanterie.
- Bah... On est bloqué...
- Comment ça ?
- Chicago a repris le contrôle des routes du Canada et la sécurité sur les docks limite vachement le trafic. En gros, on a le tord-boyaux local et la bière éventée du New Jersey. C'est la dèche. Elea te le dira aussi bien que moi, si on trouve pas rapidement un moyen de se réapprovisionner, nos salles de jeux, nos cabarets, le moindre bistro clando, tous seront désertés.
- Et meeeerde !
De rage, Luciano lança le couteau vers la porte juste au moment où celle-ci s'ouvrait...


Formikronde se redressa et ne sentit même pas les brûlures que lui causaient ses chaussettes bouillantes.
- Xeno, par tous les dieux ! Exprime-toi nom d'une hache !
- Chef... C'est le lambique !
Formikonde blémit.
- Chef, c'est horrible. D'abord il a commencé a faire un petit cliquetis, clic clica, clic clic.
- Et ?
- Et puis... clic, clic grrrrr, clica grrrrr
- Mais bon sang de bois, que s'est il passé à la fin ?
- Boum...
Formikronde, horrifié :
- Boum ?
- Boum ! Fit Xeno en hochant la tête. Le tuyau en tire-bouchon a explosé.
Wisti, qui lissait sa barbe devant une glace au tain grignoté par le temps se figea également.
Tous trois se regardèrent, bouche bée.
Formikronde, finit par prendre Xeno par les épaules :
- Xenocroz... Il n'y a qu'une solution. Tu vas devoir aller au bout du petit tunnel tout sombre qui sent pas très bon !


Quand Smocki ouvrit la porte, son chapeau fut emporté par un couteau qui alla se planter au mur.
- Mais chef... J'ai pas encore eu le temps de vous saluer ! Je vous jure que cette fois, j'allais y penser à me découvrir !
Et Smocki s'esclaffa d'un rire sonore.
- Qu'est ce qui t'amène ?... abruti ? demanda Full.
- Aha ! Un truc de malade ! J'ai trouvé un nain ! Un vrai les amis, juré, craché, pas plus haut que Bisouss, un barbu avec une hache plus haute que lui !
- Smocki, t'es encore chargé à mort... dégage !
- Mais non Lucky, c'est pas des conneries. La preuve !
Smocki siffla et Willbur entra en poussant Xenocroz de la pointe de son couteau.
Lucky et Full se cachèrent le nez dans leur mouchoir.
- Mais qu'est-ce que c'est que cette immondice ? Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ? Du lancé de nain ?
Smocki était mort de rire.
- Ecoutez-le, c'est encore plus tordant !
- Vas-y nabot, reprit Luciano, jacte !
Luciano, petit nerveux de nature, se délectait de traiter de nabot les rares personnes plus petites que lui.
- Et bien voilà Sire ! Je viens d'un pays fort lointain.
- Laisse-moi deviner... dit Full, le dépotoir de Newark ?
- Du tout Sire. Je viens des profondeurs, des entrailles de la terre, de la forteresse FOVE nom d'une hache !
- Bien sûr, dit Willbur, et moi je suis le Capitaine Crochet.
- Enchanté noble capitaine, je me présente également, Xenocroz, ici présent en qualité de diplomate. J'ai entrepris un long voyage pour venir à vous.
Bravant la faim et la soif j'ai parcouru le petit tunnel sombre qui sent pas très bon jusqu'à la salle où nos ancêtres avaient trouvé le lambique, mais fort heureusement, j'ai rapidement trouvé une de vos galeries riche d'eau et abondante de rongeurs délicieux. J'ai trouvé une échelle, poussé une grille, et me suis retrouvé pour la première fois en extérieur, face au sire Smocki fumant son étrange pipe, qui a eu la bonté de m'introduire en votre demeure, Sire.
Les mafieux se regardaient, d'un air goguenard, le sourire aux lèvres.
- Y bouffe des rats dans les égouts le type ! Y bouffe des rats !
- Smock...
- Oui Boss ?
- Ta gueule !
Luciano ouvrit un tiroir, en sortit sa remington et la pointa sur le front de Xeno.
- Maintenant, Tom Pouce de mes deux, je te laisse trente secondes pour me donner une bonne raison de pas te faire sauter le caisson.
- Et bien... Nous avons le plus vaste réseau souterrain du monde !
- Je m'en balance.
- Nous fabriquons les meilleures haches !
- Dis-moi, je ressemble à un bûcheron ?
- Non.... euh... nous avons de la roche, des tas de roche !
- Qu'est ce tu veux que j'en foute ?
- Nous avons la meilleure eau-de-vie des entrailles !
- De l'eau-de-vie ?
- Oui Sire, et c'est la raison précise de ma présence en ces lieux !
- Développe ! Tu commences à m'intéresser...
- Laissez-moi, Seigneurs, vous narrer notre histoire. Il y a bien des générations, nos nobles ancêtres, rudes parmi les rudes, virtuoses de la pioche, creusèrent vers la surface pour aménager un puits d'aération. Mais avant de l'atteindre, ils tombèrent sur une étrange roche poreuse de forme parfaitement rectangulaire.
- Bref, un parpaing, dit Willbur.
- En creusant cette roche étrange, reprit Xeno qui ne prêta pas attention à la remarque, ils débouchèrent sur une vaste salle où se trouvait un étrange objet de cuivre et de verre. Peu rassuré en ce lieu inconnu, ils démontèrent l'engin méticuleusement, prenant note afin de pouvoir le remonter en lieu sûr. L'accès menant à cette salle fut ensuite rebouché avec soin, et rigoureusement interdit.
Une fois la machine remontée, tous les experts se penchèrent sur l'épineuse question de son utilité. Les hypothèses les plus farfelues furent élaborées sans que réponse ne fut trouvée.
Mais un jour, alors que la machine commençait à prendre la rouille, le toqué arriva et...
- Le toqué ? demanda Smocki.
- Oui, le toqué... un faible d'esprit qui racontait des histoires insensées. Un fou quoi…
- Mais... plus fou que... enfin, je veux dire, t'es nain euh... sain d'esprit, hein, alors par rapport à toi ? questionna Smocki.
- Ah, un zinzin de première à ce qu'on raconte ! Mais quand il se trouva devant l'objet de cuivre et de verre, il eut un trait de génie. Il se mit à parler précipitamment de fruits fermentés, de double distillation, d'eau-de-vie.
Ses conseils éclairés nous firent passer maître dans l'art de la distillation.
Mais si je suis ici, c'est en raison d'une terrible catastrophe, l'explosion récente de notre beau lambique Sire. Il n'est pas de notre technologie, voilà pourquoi j'ai été envoyé en surface pour chercher moyen de le réparer.
Lucky Luciano s'affala un peu plus dans son fauteuil, posa les pieds sur son bureau et ralluma son cigare.
- Dis-moi petit bonhomme... Vous êtes nombreux là-dessous ?
- Nous sommes légion.
- Et si, par exemple, on ne vous procurait pas un, mais disons, une dizaine d'alambics... Vous pourriez les faire tourner à plein ?
- La possibilité est là, Sire, mais la volonté dépend de notre chef Formikronde.
- Alors il faut me rencarder avec ce gus !
- Si telle est votre volonté, il vous faudra me suivre dans les profondeurs Sire.


La neige tombait drue sur New York depuis maintenant quatre jours, et c'est dans cette atmosphère ouatée que Brooklin s’apprêtait à fêter la nouvelle année. Jessica aimait les couchés de soleil, bien qu'elle ne voyait jamais concrètement le soleil se coucher. Mais sur son trottoir, à l'angle de la Church et de Rogers Avenue, elle prenait toujours un moment pour observer la pénombre s'emparer de la ville et regarder les fenêtres s'allumer, une à une, finissant par former une longue guirlande dans la nuit. C'était beau. Bon, c'était beau, d'accord, mais ça n'enlevait foutrement rien à la ténacité du froid piquant ! Vraiment pas un temps à mettre une pute dehors, se dit-elle.
- Bah alors, ma Jessy, qu'est ce tu fous là poulette ?
Jessica se retourna dans un sursaut.
- Putain, Mary Jane ! Tu m'as foutu les boules !
- Sorry. Mais me dit pas que tu dois tapiner un 31 décembre !
- Qu'est ce que tu veux... j'ai pas fait ma journée. Fait trop froid, ils veulent pas mettre leur petits zizis dehors.
- Oh, m'en parle pas ! J'ai fait une semaine de merde, je te raconte pas. Mais ce soir, rien à branler, si je puis dire ! Merde, moi je fais la fête ! Et toi aussi poulette, parce que tu sais comment c'est les soirs de réveillon, tu feras pas trois passes ! Et encore, tu vas te taper tous les paumés suicidaires, genre Willbur !
- Ouais, je sais mais... Je sais pas trop... Je suis dans une mauvaise passe...
- Mais si tu sais ! Tu vas voir, je vais t'emmener dans l'endroit le plus déjanté du moment !
- Ah ouais ?
- Oui, je t'assure, c'est carrément dément. Y Parait que l'inauguration fait partie des plus grande sauteries de tous les temps ! Bon, au début, on y accède par les égouts... J'avoue, c'est sordide, tu vois, tu te dis : merde, qu'est ce que je fous là ? Mais d'un coup, tu pousses une porte et waouh ! ! T'en prends plein les mirettes ! Un festival de lumières virevoltantes, une naine à barbe faisant du pole-dance, un orchestre de jazz endiablé, la crème des caïds de New York, des nains assurant le service, et, au milieu du bar central, un immense alambic rutilant d'où s'écoule un nectar d'alcool à tomber par-terre !
- Un alambic ?
- Ouais, c'est d'ailleurs le nom du tripot. L'Alambic

Revenir en haut

Publicité






MessagePosté le: 23/02/2015, 02:57    Sujet du message: Publicité


PublicitéSupprimer les publicités ?

Revenir en haut

Dago


Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2011
Messages: 212

Alliance (s3): ALCOL... Zezette !
Alliance (s4): Compte Dago donné.

MessagePosté le: 23/02/2015, 02:59    Sujet du message: RPs Dago

Répondre en citant


Quilanvos78 (MK) vs Dalamar (USA)

Le soleil perçait difficilement les nuages en ce matin de septembre.
Encore une sale journée me dis-je en enfilant ma cape à capuche.
Je me regardais dans le miroir élimé en essayant de placer ma capuche très basse, juste au dessus des yeux, façon Dtox, pour le côté mystérieux... Si je ne fais pas de miracle, je peux au moins essayer de ressembler à un magicien, c'est la moindre des choses.
Je devrais me replonger dans mon grimoire, que je me disais, bosser un peu mes incantations, parce que là, vraiment, c'était pathétique. Mais j'avais la flemme... En fait, j'avais surtout pas le moral. J'ai réprimée l'idée d'aller faire un tour au bistro de si bon matin, soyons, sérieux, allons plutôt à la bibliothèque, voila qui me changera peut être un peu les idées.
En chemin, j'ai rencontré un GuillaumeF sifflotant qui semblait se balader tranquillement sans que son humeur soit le moins du monde atteinte par le temps de merde.

- Et bien, en voila une tête Dago ! Qu'est ce qui t'arrive ? T'as fais la bringue hier ?
- Nan, nan, c'est pas ça Guigui... Juste que, voila quoi, faut se rendre à l'évidence, en magicien je vaut pas clou !
- Attends, doucement, qu'est ce que tu racontes ?
- Bah, je sais pas, ça fait des mois que je suis avec vous, et depuis le début, on est quasiment en guerre non stop et j'ai ensorcelé aucun ennemi. Tous mes sorts tombent systématiquement à l'eau, ça craint.
- T'es pas mort ?
- Non.
- Alors tout va bien mon ami, continus comme ça !
- Ah.
- Mais oui, ça viendra, faut être patient ! Bon, j'ai à faire, mais garde la pêche !

J'étais pas bien avancé.
En entrant dans la bibliothèque, j'ai d'abord cru que celle ci était vide avant de voir apparaitre,  derrière une montagne de bouquins, une main posant un nouveau manuscrit sur une pile menaçant déjà de s'écrouler.
- Shy ?
- Minute !
- Désolé.
- Ce n'est pas à toi que je parle Dago, approche si tu veux.
- Je veux bien
- Dis moi, qu'est ce qui... 57, 58, 59 Minute! Pardon, qu'est ce qui t'amène ?
- Euh... je me pose des questions vois-tu, sur mes capacités de magicien en fait. Je pensais pas que ce serait si difficile d'app...
- 57, 58, 59 Minutes ! Pardon. Poursuis.
- Bah, toutes ces formules, c'est compliqué, je dois me mélanger les pinceaux car aucunes ne fonctionnent.
- Fais voir ta baguette ?
- euh, ouais, attends.

J'ai essayé de la faire apparaitre d'un coup, mais même ça je maîtrisais pas... j'ai du aller la chercher au fond de ma manche.

- Effectivement, t'es pas très dégourdis ! Minutes ! Montre moi ça... Tu appelles ça une baguette de magicien ?
- Bah ouais, non ?
- Tu as piqué ça dans un resto chinois ou quoi ? Ca ressemble à rien ! Va plutôt me trouver une vraie baguette de magicien, faites d'un bois qui a du vécu !
- Ah ok... Tu crois qu'avec une vraie baguette je pourrais ensorceler les ennemis ?
- Évidemment, comment tu crois que je fais moi ?
- Bon... très bien. Merci Shy.
- De rien mon petit.

En sortant de la bibliothèque, j'étais bien décidé à aller au bistro cette fois... j'étais pas obligé de prendre de l'alcool... Juste un café... avec peut être une goutte de Calva. Quand on vient de l'alambique, il y a quelques habitudes dont on a du mal à se défaire.

- Beeeeeeh ! Dago ?
- Hein ? Qui me parle ?
- C'eeeeeeeest moi ! Trouuuuch !
- Tain, Trouch, il t'arrive quoi ? Pourquoi tu ressemble à un mouton ?
- C'eeeeest Uranus ! Le premieeeer sort qu'il appris il l'a testéééééé sur moi !
- Merde ! Tu veux que je lance un contre sort ?
- Non... le preeeend pas mal Dago, mais j'ai moyennement confiaaaaaaance. Et puis comme ça, je suis déchargéééé de ma corvééé de vaisselle !
- T'as raison, je peux pas t'en vouloir. Je suis pas plus magique que Gérard Majax. D'ailleurs, faut que je me trouve une vrai baguette de sorcier si je veux que mes sorts touchent leur cible.
- Une bagueeeette ? Mais ça sert à rien ça !
- Ah bon ? Comment tu fais toi ?
- Facile ! Tu ouvres ton grimoiiiir à la page des ennemis, tu fermes yeuuuux, et tu laisse tomber ton doigt au hasaaard ! Tu dis la formule suivante : Gédlamouledubolducu, trois fois, et tu lances ton sort sur le dôme ennemiiis !
- Sans déc ?! Et ça marche ?
- Avec moi, ouiii.
- Bon... Attends, je vais essayer pour voir !






Vous attaquez la fourmilière de Dalamar

Troupes en attaque:10 000 000 Jeunes Soldates Naines, 42 872 516 Jeunes Soldates, 34 137 404 Soldates, 13 136 861 Tanks, 41 553 503 Tanks d'élites, 9 338 429 Tueuses, 904 021 Tueuses d'élites.
Troupes en défense:15 546 954 Jeunes Soldates Naines, 11 856 765 Soldates Naines, 1 206 571 Naines d'Elites, 19 233 731 Jeunes Soldates, 20 147 947 Soldates, 6 164 621 Soldates d'élites, 20 762 037 Tanks, 20 590 290 Tanks d'élites.

Vous infligez 5 534 236 420(+11 621 896 482) dégâts et tuez 115 508 916 ennemies.
L’ennemie inflige 72 407 385(+152 055 507) dégâts à vos fourmis et en tue 9 352 620.

Ecrasante victoire !
A peine le temps de se dégourdir les pattes qu’ils étaient tous morts ...
Vous avez gagné cette bataille!

Les unités survivantes ont appris de cette bataille:
- 309 506 Jeunes Soldates Naines sont devenues des Soldates Naines
- 20 496 941 Jeunes Soldates sont devenues des Soldates
- 16 320 767 Soldates sont devenues des Soldates d'élites
- 6 280 608 Tanks sont devenues des Tanks d'élites
- 4 464 613 Tueuses sont devenues des Tueuses d'élites    

Avec l'accord du défenseur, merci à lui pour le fair play.

Revenir en haut

Dago


Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2011
Messages: 212

Alliance (s3): ALCOL... Zezette !
Alliance (s4): Compte Dago donné.

MessagePosté le: 23/02/2015, 03:06    Sujet du message: RPs Dago

Répondre en citant


Fin de guerre Alcol/MK vs Couca/USA


Ils sont gentils les grands leaders de la MK, ils font des guerres qui durent quinze ans, mais quand que c'est enfin terminé, quand c'est qu'on croit qu'on va enfin se la couler douce tranquille peinard, comme qui dirait les doigts de pieds en éventail, ben non ! Ça rate pas ! V'la que je reçoit un message télépathique comme quoi que je dois écrire une histoire de comment qu'elle était la guerre. Que ça fait partie des accords de fin de conflit parce que y parait qu'on en fait jamais des RP à la MK ! Ben voyons ! Encore du boulot ! Et pour qui ? Pour bibi ! Comme de par hasard.


RP MK officiel de fin de guerre

     



Un orage tonitruant ruait dans la nuit comme un cheval furieux. Ses éclairs lacéraient la pénombre, son tonnerre grondait à en faire trembler tout le royaume Madoshi.
C'est au bout d'un chemin sinueux, à la pointe d'une montagne abrupte que se dressait la fière citadelle magicienne, luttant vaillamment contre les vents, bravant la pluie.
Au plus haut de la ville, au sommet d'une tour biscornue défiant la gravité, au cœur même de l'orage, le conseil Madoshi était réuni autour d'une bougie.
Silencieux, vénérables parmi les vénérables, la lueur de la chandelle dansant sur leur visages burinés comptant autant de rides que de batailles gagnées, les plus sages et les plus puissant des magiciens, une coupe d'élixir de vision dans la main, concentraient leur pouvoir télépathique pour percer les consciences des mondes alentour.
Il n'est nul besoin d'un réseau d'espion quand on peut scruter directement le cœur des hommes.
Soudain, Dtox se leva, son regard électrique semblant transpercer les murs, il dit :
  • Je vois !
MC FLAN : Que vois tu mon frère ?
DTOX : Je vois... Je vois que ma coupe est vide ! Remettez moi un peu de cet excellent élixir de visions camarades !
NORDAL : Haha, je vois que toi aussi tu apprécie notre nouvelle potion, dit-il en remplissant toutes les coupes. Y a pas à dire, les petites suggestions de nos amis alcol relèvent le goût. Leur gnôle donne un « je ne sais quoi » de plus à toutes nos breuvages !
SHYZENKA : Moi, je vois surtout que plus ça va, plus on boit, et moins on voit.
OLITEST : Je vois pas le rapport...
CEVI : Après dix coupes, rien de surprenant, si tu vois ce que je veux dire.
GUILLAUMEF : Bon, les mecs, l'orage est passé, je peut rallumer la lumière ? On y voit que dalle ici. Ca dérange quelqu'un si j'allume la télé ?
NINE : Ah non, relou, tu vas encore nous mettre « l'amour est dans le pré ?! 

Seul Zeref était resté silencieux et concentré. Il dit :
  • Une seconde... Il m’apparaît quelque chose d'étrange... Je vois... je vois comme une armée furieuse dans le ciel ! Une nuée de créatures ailées.
STALKY : Diable ! Des créatures ailées ? Des Walkyries peut être ?
MC FLAN : Hmmm... Des Walkyries... De jolies vierges dévêtues ! Miam !
ZEREF : Attendez ! Ça s'approche ! Non ! Ce n'est pas des Walkyries... Ce serait plutôt... Un genre d’insecte. Avec de gros yeux ! Oui, c'est ça ! On dirait un nuage de mouches... De grosse mouches vertes !
CEVI : Euh... des mouches à merde ?
ZEREF : Oui ! C'est ça, une myriade de mouche à merde entourant des petites amas sombres et informes.
SHYZENKA : Concentre toi, à quoi ressemblent ces amas ?
ZEREF: Et bien... On dirait des étrons portant un casque de G.I.
NORDAL : Merde ! Tout porte à croire que la couca et les USA se sont alliés ! Ils se dirigent vers nous ?
ZEREF : Et bien... je n'arrive pas à savoir si c'est ma vision ou si c'est eux qui se rapprochent...
DTOX: Quoi qu'il en soit, si les cacas ont pactisé avec les ricains, ça devrait pas tarder à sentir mauvais par chez nous, c'est une alliance démoniaque ! Vu ce qu'ils bouffent, y a pas plus toxique qu'une merde américaine ! S'ils nous tombent dessus par surprise, on est dans la mouise ! Il faut prévenir le danger mes frères, et frapper en premier !... Qui s'occupe d'envoyer le message collectif télépathique ?


Au même moment, en bas de la ville, abrités de la pluie sous un pré-haut, fumant une cigarette pour passer le temps, Uranus et Trouch discutaient tranquillement :

URANUS : Ta gueule.
TROUCH : Nan, toi ta gueule.
URANUS: Mais tu vas fermer ta gueule ?
TROUCH : Ouais, dés que t'aura fermé ta grande gueule !... Attends, j'ai un appel.
URANUS : Ta gueule, moi aussi.

Message à toutes les Magiciennes et tous les Magiciens. Alerte rouge ! Une horde de crottes portant bannière étoilée menace notre royaume ! Ordre est donné à tous d'envoyer vos sorts les plus vicieux sur l'infecte ennemi qui n'hésitera pas a utiliser des armes bactériologiques d'une ignominie sans nom !

TROUCH : C'est la guerre...
URANUS : Ouais.
TROUCH : On en était où ?
URANUS : Ta gueule !
TROUCH : Nan ! Toi ta gueule !


Le rassemblement était donné dans la grande cour du château. Sur une estrade, devant un tableau noir, GuillaumF, portant une longue cape camouflage, donnait les instructions.
  • Alors mes petits poulets, c'est pas compliqué. On prend le terrain, on les prive de ressources, on empêche leur remontée, on shoot ce qu'on peut shooter, et on laisse le reste à Nono et Cevi. Capiche ?
NISSAR : Ca va pas être un peu plus compliqué de les bloquer maintenant que... euh... Vu que la grosse barique cheatée n'est plus là ?
GUILLAUMEF : On a le nombre. Y a toi et Nine pour faire bloc. Puis y a nos potes alcoolos avec nous sur ce conflit. C'est sûr qu'en face, c'est pas des manches. Ils envoient du lourd qui fait splash dans la cuvette. Mais merde, on est habitués, on en a vu d'autre, hein ?! Allez ! Hauts les cœurs, on se sort les baguettes, et en avant !

Ainsi, les magiciens et les alcooliques s'évertuèrent à nettoyer par le vide le terrain des ennemis. Mais sans parvenir à enrailler toutes leurs montées merdiques.
On retrouva de la fiente dans nombres de loges magiciennes.
On vit de gros étrons malodorants emportés par la chasse d'eau.
L'aviation américaine largua ses bombes sur un territoire que son infanterie venait de conquérir pour un bain de sang mémorable.
Deux sortilèges maso... pardon, madoshistes se télescopèrent en loge américaine, donnant un feux d'artifice électrisant, que tout le serveur, ou presque, pu admirer.

Après plus d'un mois de guerre, tout le monde se passionnait encore pour ce conflit dantesque. A la télé, dans les journaux, même sur radio FG, ce n'était qu'analyses d'experts, bataille de chiffres pour savoir qui dominait ce qui était surtout un immense massacre. Les pieds encore collants du sang de nos frères morts au combat, on se battait à coup de deads, de pourcentages de perte, de proportions, de millions de terrain amassés, pour déterminer quel camp prenait le pas sur l'autre.
Les cacas ricains réclamaient la victoire et une remise au niveau initial des terrains. Les magiciens alcooliques refusaient la défaite, arguant que le temps était leur meilleur allié.
Bref, en coulisse, la diplomatie s'enlisait.

Sur le front, la guerre faisait toujours rage, plus sanglante que jamais, tandis que le temps, lui, se chargeait surtout d’abîmer un peu chaque jour le moral des survivants.

Une veuve nous a fait parvenir le dernière lettre de son homme mort au combat :

Ma belle,
Comme tu le vois, j'ai encore sauvé ma peau ! Ne t'inquiète surtout pas pour moi, tu me connais, je suis un malin, je passerai entre les gouttes, comme toujours. Je n'ai d'autre table, pour t'écrire ces quelques mots, que le corps fumant d'un défunt compagnon. Ici, c'est un pied dans le sang, l'autre dans la merde, mais ne t'inquiètes pas, c'est le gauche !
N'empêche, en face, les ennemis sont redoutables ! Malgré ma bravoure, je ne peux rien contre eux, ils sont trop forts pour ton homme. Je dois me résoudre à attendre la fin en espérant ne pas y passer. Je me demande bien ce qu'ils foutent en haut lieu  pour nous sortir de ce merdier ! Bientôt, on sera même plus assez de survivants pour faire une belote !

Le pauvre homme fut finalement fauché par une rafale de fiente à quelques heures seulement de la fin du conflit.
Mais beaucoup se demandaient, comme lui, ce que pouvaient bien attendre les diplos pour nous sortir de ce merdier « bon sang de bois » ! (les jurons obscènes ont été remplacés par des expressions désuètes afin de ne pas heurter les lecteurs les plus sensibles... faut bien penser aux petites fiottes)

Alors qu'est ce qu'ils foutaient les diplos ? Hé bien, justement, après des semaines de discussions stériles, de négociations éreintantes, incapables de déterminer un vainqueur... Ils jouaient la victoire à la belote.

La partie se jouait dans l'arrière salle d'un des tripots de l'ALCOL situé à Marseille.

Les doublettes étaient constituées de Psychiatrix et KeyserSoze pour la COUCA et l'USA, et de Shyzenka et Aramoro pour la MK et l'ALCOL.

SHYZEN (impatient) : Alors, Keyser, tu la sort ta carte? C'est à toi !
KEYSER :
Je sais, je sais... Mais j'hésite, répondit Keyser qui se grattait la tête, visiblement embarrassé.
PSY :
Depuis le temps, j'aurais pu de construire une champi...
ARAMORO :
Allez Keyser ! Décide toi !
KEYSER : Tranquille les mecs ! C'est que la chose est importante ! ( A Psy) Ils ont trente-deux et nous on a combien ?

Psy
jette un coup d'œil sur la feuille des scores.

PSY : On a trente.
SHYZEN :
C'est sur ce coup-la que la partie se gagne ou se perd.
KEYSER :
Et justement ! C'est bien pour ça que je me demande si tu coupes à cœur Shyzen !
PSY :
Si tu avais suivi, tu le saurais qu'il c...
ARAMORO :
Tain ! On joue pas à la parlotte là ! Si vous savez pas tenir votre langue, on joue la victoire aux fléchettes !
PSY :
Ca va, mollo ! J'ai rien dit !
KEYSER : En attendant, je me demandes toujours si il coupe à coeur....

Psychiatrix se renfrogna sur son jeu, posant sa main droite sur son menton, il mimait, avec deux doigts, une paire de ciseaux en train de couper... Keyser ne voyait rien, il se grattait encore la tête, concentré sur ses cartes. Pas Shyzenka.

SHYZEN :
Oh Psy ! Tu crois que je t'ai pas grillé avec tes signes là ? Tu nous prend vraiment pour des noobs ! Vas y, envois lui carrément un MP tant que t'y es !
PSY : Quoi ? Moi je lui fais des signes ? Non mais j'hallucine là ! On peut même plus se gratter le menton tranquillement ?
ARAMORO :
Mais tu sais que ça te va bien de jouer les vierges effarouchées ?
PSY :
Quoi, vous me traitez de tricheur ?
SHYZEN :
On ne peut décidément rien cacher de la nature humaine à un psy...
PSY : Mais... Mais je vous donnes ma parole d'honneur !
ARAMORO : Pour ce qu'il te reste d'honneur, tu prends pas de risques !
PSY :
Vous vous rendez compte comme c'est humiliant ce que vous me dites là ?
Shy, tu me surveilles comme un tricheur ! Réellement, c'est vil de ta part, c'est bas !
SHYZEN :
Arrêtes, tu vas me faire pleurer.
PSY
(feignant l'émotion) : Quand tu me parles sur ce ton, comme si j'étais un merco de bas étage... Je ne dis pas que je vais pleurer, non, mais moralement, tu me fends le cœur.
ARAMORO :
Comme elle est mignonne...
PSY
(mélancolique) : C'est peut-être que sous mes airs de gai luron du FG, je suis finalement trop sentimental. (A Keyser) A moi il me fend le cœur. Toi, ça ne te fais rien ?
KEYSER
(ahuri) : Bah non, il m'a pas traité de tricheur moi, alors je m'en fout !
PSY
(il lève les yeux au ciel) : Mon Dieu ! JE TE DIS QU'IL ME FEND LE COEUR !
KEYSER :
Hein ? Il te... ah ouais, d'accord, ahaha ! Bon, je joue coeur alors !
PSY : Alléluia !

Shyzenka se lève et balance violemment ses cartes sur la table !

SHYZENKA : Bravo les mecs ! Super ! Vous êtes des champions ! Vous savez où vous pouvez vous la foutre votre négociation de merde ? Vous pouvez vous la carrer bien profond dans ce qui vous sert à sortir vos étrons moisis !
Rien à secouer que cette guerre dure encore des mois !

PSY : Attends, Shy ! Oh, ça va, on déconne quoi ! Claque pas la porte !

Tu sais bien que je la veux cette paix !
SHYZEN : Ouais... A condition d'être déclaré vainqueur, je sais, mais à cette condition c'est sans nous. Tu sais qu'on veut le nul, je sais que vous voulez la victoire, alors on va continuer à massacrer des armées pendant encore des mois.
KEYSER : Justement, on avait imaginé un compromis...
SHYZEN : Vas y, balance.
PSY : On déclare le nul, ok la dessus... Mais on dit que c'est vous qui avez demandé la paix. Juste une petite nuance, tu vois vois ?
Qu'est ce que vous en dites ?
SHYZEN : Je sais pas... J'aimerais d'abord savoir si oui ou non vous vous étiez alliés dans l'objectif du nous rouger.
PSY : Vous rouger ? Mais pas le moins du monde ! Certes, nous nous étions rapprochés avec l'USA, mais de là à vous rouger, non, vraiment, non !
SHYZEN : Mouais...
PSY : Mais... Mais je te donne ma parole d'honneur !


Ainsi, après des semaines de lutte, un compromis fut finalement trouvé pour mettre fin à ce qui restera un magnifique carnage.

Revenir en haut

Dago


Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2011
Messages: 212

Alliance (s3): ALCOL... Zezette !
Alliance (s4): Compte Dago donné.

MessagePosté le: 23/02/2015, 03:08    Sujet du message: RPs Dago

Répondre en citant


Alcol vs AKI

"Mais bordel ! J'en ai vu un, affalé sur le comptoir, il a tellement de grammes dans le sang que sa clope s'est consumée jusqu'au bout des doigts sans que ça le réveille ! Une bande de boit-sans-soif pochtronnés du matin au soir ! Voila ce qu'est devenue l'ALCOL ! Z'ont plus rien dans le bide ! Que du pinard !" beugla Léo en claquant la porte de l'arrière salle de l'Alambic où se réunissait le conseil.
La pièce était sombre, seulement éclairée par trois soupiraux donnant sur le trottoir, par lesquels on distinguait les pas saccadés des passants. C'est pas pour rien que les conseillers avaient surnommé cette salle "le Terrier"... on avait l'impression, en se calant dans un de ses vieux fauteuils qui avaient accueilli plus de culs qu'aucun pervers ne pourra jamais en tâter dans le métro, d'être un peu hors du temps, de pouvoir observer la frénésie du monde par une petite lucarne tout en restant bien au chaud, peinards.
"On sait, on sait Léo, c'est à l'ordre du jour, répondit Dams qui se faisait tâter le postérieur par son fauteuil en cuir. Prends donc un whisky, ça va te calmer"
"Je me fous de vot' whisky ! J'y crache dedans même !..."
Un frisson d'indignation parcourut le conseil.
"Il vous a tous ramolli vot' alcool ! Ce bistrot est peuplé de fantômes croulants et bedonnants... Même la matraque du Kiki elle est mi-molle ! Ca sent le rance ici ! Ca sent le vieil alcool, et, pire que tout, ça sent... Enfin, vous avez constaté comme moi que Zezette semble tellement déprimée qu'elle ne prend plus le temps de se laver !"
"Peut être à cause de la mi-molle de Kiki ?" osa Eléa qui leva pour la première fois les yeux de son livre de comptes.
"Qu'est ce que tu suggères ?" demanda Dams à Léo en lui mettant un verre entre les mains.
"Il nous faut une bonne guerre bon sang de bois !" dit Léo avant de siffler son gin d'un trait.
"Une guerre ! Comme tu y vas ! répondit Kiki. Une guerre ! Facile à dire ! Mais avec quoi ? Nos meilleurs armées sont mortes ou chez les alcooliques anonymes ! Une guerre ? Et contre qui ? On est plutôt pacos, on a beaucoup d'amis !"
"A ce propos, repris Dams, j'ai ma petite idée... J'ai bien pensé à une alliance dernièrement..."
"A qui ?" demanda Eléa.
"Aki ?... Je pensais pas à eux, mais si tu préfères, va pour la Aki."

C'est sur ce jeu de mot pourri que l'Alcol déclare la guerre à la AKI.

Revenir en haut

Dago


Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2011
Messages: 212

Alliance (s3): ALCOL... Zezette !
Alliance (s4): Compte Dago donné.

MessagePosté le: 23/02/2015, 03:10    Sujet du message: RPs Dago

Répondre en citant



ALCOL vs -L-D-


Ah qu'il me tardait de retrouver mon Alambique !
Après quelques jours de repos à Baldersheim, charmant petit village alsacien dont la fête de la bière vaut le détour, j'étais enfin de retour dans mon bistro préféré... Son parquet collant, ses banquettes fatiguées, cette odeur si particulière d'alcool séchée et de tabac froid, ces visages burinés aux dents esquintés, aux cerveaux dégénérés... Mon univers ! Mes Camarades !
C'est le coeur léger que je poussais les portes de notre antre.
Comme d'habitude, il fallut à mes yeux quelques secondes pour s'habituer à la pénombre, mais bientôt je distinguais la belle Bamako derrière le comptoir, feignant de s'intéresser au baratin de Cyberkiki.
Dans une alcôve, j'apercevais maintenant Dams qui fumait une de ses cigarettes coniques.
Voila l'homme qu'il me fallait pour prendre des nouvelles de notre troquet !
Dams, en me voyant, dit "Ah, tu tombes bien !"
"Comment tu le sais ?" dis-je en m'asseyant face à lui.
Dams : "Hein ?"
Moi : Remarques, j'ai pas de mérite... ceinture bleu de judo, on commençait chaque cours par 20mn de roulades, alors les chutes ça me connait !
Dams : Ah, euh... Super ! Mais je voulais dire... Enfin... content de te voir quoi !
Moi : Pareil vieux ! Alors, quoi de neuf à l'Alambique ?
Dams : Hmm... je te caches pas qu'on a un petit souci !

Mine de rien, Kiki avançait discrètement vers nous, caché derrière son lait grenadine.

Moi : Je t'ai vu Kiki !
Kiki : Oh ! Dago ! De retour ? Kiki t'avait pas vu ! Comment ça va ?
Moi : Ca va, ça va... Le prend pas mal mais on discute d'affaires sérieuses Dams et moi.
Kiki : Oh, scusez, faites comme si Kiki était pas là. Mais, juste une question...
Moi : Ouais ?
Kiki : Dis, si Kiki il reste là, tranquille, à côté de vous, même si Kiki il dit rien, est ce que tu crois qu'il serait dans le RP ?
Dams : C'est pour ça que tu te tapes l'incruste ?
Moi : Bah là, on a plus trop le choix... Je vois pas bien à quoi tu vas servir, mais va falloir faire avec.
Kiki : Yes ! Kiki est le plus heureux de tout les Kikis ! Allez y continuez, Kiki il boit juste son lait grenadine, tranquillou, vous pouvez parler sereinement, vous savez que Kiki il comprend jamais rien !
Dams : Pas faux.
Moi : Bon, on en était où ?
Dams : J'allais te parler de Lasagesse... Elle déraille complet !
Moi : Merde ! Il lui arrive quoi ?
Dams : C'est depuis son poutrage de la semaine dernière. Elle a mauvaise conscience.
Moi : Faut avouer qu'en moins de 24h de combat elle a fait fort !
Kiki : Si Kiki peut se permettre...
Dams : Kiki peut fermer sa gueule surtout. Bon... Certes, elle a un peu merdé, mais personne lui en tenait rigueur, tu vois. C'est notre Lasa quoi, elle est super utile à l'Alambique, on lui demande pas d'être une guerrière hors paire. N'empêche que depuis, elle a mauvaise conscience. Elle cherche à se racheter. Au début, c'était cool, elle a fait l'inventaire de tout le bistro, elle a compté les marchandises, elle a compté les verres, les couverts... Puis elle a commencé à compter les les tables, les chaises, les lampes, bref, tout ce qu'il lui passait sous la main ! Elle note tout dans son carnet !
Moi : Et alors ? Où est le problème ?
Dams : Le problème c'est qu'elle est devenue complètement maniaque ! Elle sucre les fraises la pauvre ! Elle a compté le nombre de lattes du parquet, faisait une estimation du poids global...
Moi : Ah ouais... Super intéressant !
Kiki : Si Kiki peut se permettre...
Dams : Kiki peut se faire mettre ! Bref, elle est complètement parti en sucette ! On a l'air de quoi quand elle entreprend de compter le nombre de mailles des pulls des clients ? Hein ? Je te le demande ?
Moi : Merde, c'est grave là !
Dams : Et quand c'est pas les mailles, c'est les cheveux ! Je te jure ! C'est plus possible mon ami !
Moi : C'est pas bon pour les affaires tout ça. Purée... pauvre Lasa ! J'y crois pas, ma Lasa...
Kiki : Thalassa ? hé... héhé !
Dams : Kiki ?
Kiki : Oui, oui, Kiki il sait, ferme ta gueule Kiki, tu sers à rien Kiki... C'est ça hein ?
Dams : Ouais, c'est ça.
Moi : Qu'est ce qu'on peut faire ?

A ce moment précis, Lasagesse fit sont entrée dans le tripot. Radieuse, elle ouvrit les portes en grand, resta quelques secondes dans l’entrebâillement, comme pour se faire admirer, comme si c'était Cléopatre ou une star Hollywoodienne !

Lasagesse : Bien le bonjour mes amis ! Heureuse de vous voir !

Elle marcha d'un pas lent et assuré, quoi que peu naturel, jusqu'au comptoir où se tenait Robertito, absorbé dans la contemplation de sa bière.

Lasa : Dis moi Tito, t'es tu jamais demandé combien y a-t-il de bulles dans ta bière ? Veux tu que nous répondions à cette question tout les deux ?

Robertito, qui n'en était pas à sa première bibine de la journée sembla trouver cette proposition particulièrement soporifique, c'est du moins ce que je me dis en le voyant glisser de son tabouret, s'affaler au sol et commencer sa nuit sur le parquet.

Lasa : Qu'à cela ne tienne ! Je m'y attellerai toute seule !

Moi : Woaw ! Elle est super haut perchée notre Lasa !
Dams : Je sais... On peut pas la garder dans cet état. Faudrait lui trouver un endroit où elle pourrait se reposer un peu.
Kiki : Kiki il connait un endroit.
Moi : Hein ?
Kiki : C'est les docteurs, ils disaient que Kiki était le plus fous de tous les Kikis, ils voulaient le mettre dans une maison avec plein de copains ! Les Désaxés que ça s'appelle !
Moi : Euh... Un HP ?
Kiki : Oui oui ! Voila, HP, c'est ça !
Dams : C'est que... Je voudrais pas qu'on la place n'importe où notre Lasa.
Moi : Allons tous y faire un tour, ça nous donneras une idée de l'endroit. Puis, donner un peu d'exercice à nos alcoolos ne leur ferait pas de mal !

Le lendemain, les alcoolos firent leurs baluchons, remplirent leurs gourdes d'alcool frelaté, et partirent vers les Désaxés qui serait peut être le lieu d'asile idéal pour leurs chère alcoolique surmenée.

Revenir en haut

Dago


Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2011
Messages: 212

Alliance (s3): ALCOL... Zezette !
Alliance (s4): Compte Dago donné.

MessagePosté le: 23/02/2015, 03:12    Sujet du message: RPs Dago

Répondre en citant


Alcol vs Naavi

La douce Eléa était blottie dans le creux de mon épaule, ses doigts se faufilaient dans l'épaisse broussaille de mon poitrail. Elle me dit avec un sourire mutin :
- « Oh mon Dago, du taureau tu n'as pas seulement la carrure, mais aussi la fougue !
Ravi, je prenais mon air canaille et lui glissais à l'oreille :
- Aaaaahh ! Maman, maman ! Aide-moi ! J'ai mal ! »... en hurlant !

Je fus le premier surpris de cette étrange répartie. La belle Eléa me regardait d'un air perplexe. Je voulus me reprendre, mais me mis à beugler :
- Mais faites quelque chose ! Mon ventre ! Il se déchire ! »

C'en était trop, je me réveillais en sursaut en maudissant le sinistre con qui mettait fin à ma rêverie concupiscente. Mettant un caleçon sur ma fougue de taureau, je remontais des manches imaginaires pour aller casser la gueule du sinistre con en question. Sortant dans le couloir, je vis un attroupement devant la chambre de Kiki, notre poulet ripou jusqu'au solilesse. Nul doute, j'avais trouvé mon hurleur !
- Mon ventre ! Maman, mon ventre ! Faites quelque chose, appelez le samu nom d'une matraque !

Entrant dans la chambre sans ménagement et sans pudeur quant à mon peu de vêtements qui masquait à peine une fougue déjà plus tellement bovine, je vis le triste spectacle d'un Kiki se tordant de douleur, au côté duquel, Eléa, l'objet de mes fantasmes, s'acquittait d'une tâche peu en rapport avec mes rêveries lubriques en tentant d'éponger le vomi dont Kiki avait maculé le lit.

Ah ! Eléa, toujours prête à venir en aide à son prochain ! Quelle femme ! Non mais quelle femme splendide !Tout désir de vengeance m'avait quitté en même temps que ma fougue.
Je tentais de me renseigner sur la situation auprès de Rob, mais celui-ci, occupé à aspirer à l'aide d'une paille les dernières gouttes de son mojito dans un horrible bruit de succion m'évoquant le passage d'une rame de métro ne m'entendit même pas.

Bamako interpella Damsrasta :
- Qu'est ce qu'il a Dams ?
- J'en sais rien, je suis pas médecin.
- Bah, t'es notre chef, alors qu'est ce qu'on fait ?
- Mais puisque je vous dis que je suis pas le chef ! L'alambique est régi par un conseil qui...
Bamako le coupa :
- Oh la barbe avec ton conseil ! Dis-nous plutôt ce qu'on fait !
- Je suis pas le chef, mais faudrait déjà savoir ce qu'il a...

Kiki hurla :
- J'ai mal au ventre nom d'une pipe !
Exo intervint :
- Sans déconner ?
Kiki, les yeux éberlués, la bave aux lèvres et les muscles du cou tendus comme des cordes de violon, parvint à articuler dans un dernier râle :
- Les matelots sont de vils manants !

Un frisson glacial parcourut l'assistance.
Lemon osa un « Ne me dites pas qu'il... »
Eléa, toujours au chevet du malade, tentais de lui prendre le pouls.
- J'en ai bien peur, Lemon... Notre poulet préféré vient de chanter pour la dernière fois si je puis m'exprimer ainsi. »
Elle est comme ça Eléa, classe en toutes circonstances.

Toute l'assemblée baissa la tête d'un air funèbre.
Au bout de quelques secondes, Exo dit en sortant sa flasque de whisky :
- Hé les mecs, faites pas les lopettes, aussi pourrie soit-elle on va quand même pas se mettre à pleurer une volaille ! Alors buvons un coup à sa santé... enfin, santé façon de parler, buvons plutôt un coup à sa mémoire... Ou plutôt buvons aux deux, ça nous donnera l'occasion de boire deux coups, et laissons les mines d'enterrement pour la maison poulaga !

Ces belles paroles redonnèrent un peu de joie aux affreux alcoolos. Dams dit :
- N'empêche, j'aimerais bien savoir ce qu'il voulait dire par « les matelots sont de vils manants... »
- Ca n'aurait pas quelque chose à voir avec la luge de son enfance ? demanda Fercous.
Dams le regarda interloqué.
- Fercous, je te savais pas si cultivé ! T'es complètement à l'ouest, mais là tu m'épates ! »
Rob, qui machouillait maintenant un mélange de glace pilée et de menthe dit :
- Des matelots qu'il parlait ? J'en ai vu des matelots. Pas plus tard qu'hier soir. De drôles de zigues, des colosses avec la peau bleue. Si Pantagruel avait engrossé la schtroumphette, voilà à quoi qu'ils auraient pu ressembler leurs rejetons.
- Dams : Comment sais-tu qu'ils étaient matelots ?
- Rob : J'y ai causé. M'ont dit qui z'étaient de la Navy.
- Exo : Mais qu'est-ce que les ricains viennent foutre dans ce merdier ?
- Dams : Laisse tomber, on va poutrer la Naavi et venger notre poulet préféré ! Tous avec moi !
Dams, voyant que de nombreux alcoolos baissaient la tête pour contempler leurs pieds, reprit :
- Ok, j'ai pigé... Ceux qui en ont encore assez dans le falzar pour aller se battre, suivez-moi, les autres trouvez-vous un endroit paisible pour continuer à picoler tranquillou. Sus aux Naavi ! »
- Ok chef ! Ça c'est envoyé ! dit Bamako.

Pour ma part, j'observais Eléa, si elle partait combattre, je serais à ses côtés, tel son ombre, voir l'ombre de son chien... Enfin, vous connaissez la chanson..

Revenir en haut

Dago


Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2011
Messages: 212

Alliance (s3): ALCOL... Zezette !
Alliance (s4): Compte Dago donné.

MessagePosté le: 28/02/2015, 00:42    Sujet du message: RPs Dago

Répondre en citant


(S4) Devil vs -LRM-


Les démons de la Devil sont assez frileux, inutile de le nier. Heureusement, aux enfers, le thermostat est toujours au max, les flammes crépitent constamment et nous pouvons nous y réchauffer le popotin. Enfin, certaines diablesses parmi nous ne connaissent pas ce souci car elles ont déjà le feu au cul, mais c'est une autre histoire.
Pourquoi je vous parle de tout ça me direz vous ? C'est que voila, hier, on était tranquillement en train de prendre l'apéro en tapant le carton, quand une épaisse fumée grise à commencé à stagner dans l'air. On a crié à Plex d'éteindre son pétard, par ce qu'à la fin, ça commence à bien faire, merde, qu'il nous enfume avec son herbe !
Mais il nous a répondu de la cuisine :

- Putain, c'est pas moi les mecs, le Plex y glace son spacecake !

On s'est dit merde, car on a tous pensé ) la même chose.
Les flammes de l'enfer, c'est bien jolie, ça chauffe le cul, mais ça demande un entretient pas possible pour ce qui est des conduits d'évacuation.
Sik à dit à Marla qu'elle faisait chier, que c'était son job de s'occuper de ces choses là, qu'il savait pas ce qu'il foutait avec une équipe de bras cassés comme nous et que si ça continuait comme ça, il irait voir ailleurs si il y est, pourquoi pas au paradis car on vaut pas un radis.
Pendant que Marla appelait divers ramoneurs, nous, on remettait notre sik en dard à force de compliments, on lui disait comme quoi c'est le plus beau, comme quoi c'est lui qu'à la plus grosse et même que toutes les femmes elles sont folles de lui, histoire de lui redonner la trique.

- Les mecs, c'est la merde ! C'est la grosse merdasse ! nous dit Marla. Tous les ramoneurs sont en grève, ils exigent du gouvernement une Mary Poppins par tête de pipe, ou que Mary Poppins leur taille une pipe, j'ai pas bien compris. Inutile de vous dire que je suis pas prête de me faire ramoner le conduit !

On était tous sacrément emmerdés, je peux vous le dire, c'était vraiment pas de pot !

- J'ai connu une polonaise, nous dit Dago, dans un bar de Berlin, bien avant la chute du mur... Une fille bâtit comme une porte cochère, solide comme un roc, qui avait deux fût de 25 dans chaque nibard.

- Dago ? dit Lona.

- Ouais ?

- Je sais pas comment te dire ça mais... Putain de bordel de brosse à chiotte, on s'en bat les roustons de ta polonaise ! T'as pas l'impression qu'on a autre chose à foutre que d'écouter tes histoires de cul alors qu'on est tous en train de suffoquer à cause de cette saloperie de putain de bondieuserie de fumée ?

- Minute papillon, j'y viens, faut me laisser le temps. La polonaise en question était maqué avec un petit freluquet, un breton sec comme un coup de trique, un ancien des Bérus reconverti dans le ramonage de menhir qui, quitte à être noir de suie, voudra bien bosser au black.

C'est comme ça qu'on est tous parti en Bretagne à la recherche d'un ramoneur de menhir.

Tous ? Non, Plex qui n'avait pas suivie la conversation, sortie enfin de la cuisine, son spacecake entre les mains.

- Et les mecs, vous etes où ? Venez gouter mon gâteau quoi ! Avec mon glaçage, ça se voit presque pas qu'il a cramé !... Par contre, le four va être dur à ravoir... Désolé pour la fumée au passage.







La fermeture du tripot Alambic

Par Dams et Dago

L'alambic... Il fut un temps encore pas si lointain, on venait de loin pour passer une folle soirée dans ce lieux de débauche ! On y servait, selon les amateurs, le meilleur alcool du pays, venu tout droit de la distillerie maison. Les anciens se raconteront encore longtemps les soirées mémorables passée dans ce lieux de perdition, au rythme endiablé des orchestres de jazz, ils parleront de ces naines à barbe se trémoussant au pole-dance, de ce repère de gangsters mondains, l'endroit où il fallait se rendre pour se montrer, pour passer une inoubliable soirée ou pour impressionner une petite poulette. De l'extérieur, on voyait les lumières danser, d'épais nuages de fumée s'échapper à chaque fois que les portes s'ouvraient, on aurait cru voir les notes de musique s'envoler dans les airs... Aujourd'hui, c'est le Citron qui en sortait, l'air dépité, lessivé. Lemon, un des leaders de l'Alambique qui avait tenté vainement ces derniers mois de remettre un peu de vie dans le bistrot, venait de rendre son tablier, résigné, vaincu par l'apathie générale.
Ce n'étais pas le premier à se casser les dents en essayant d'insuffler un peu de vie dans ce qui était devenu un repère d'alcoolos nauséeux.
Les parties endiablées avaient laissé place à d'ennuyeuses parties de carte, les filles de joie ne montraient plus leur miches et les habitués venaient seulement accomplir leur petit rituel.
L'alambic était réglé comme une horloge, tout fonctionnait à merveille, comme une belle machine bien huilée, mais il semblait peuplé d'automates accomplissant leurs taches par habitude, ayant égaré leur âme au fond d'un verre de scotch. La vie avait du se déplacer ailleurs, elle avait quitté ce lieux morose ne laissant derrière elle que des habitudes.

L'alcool festif avait mené à l'alcoolisme, au marasme. Certains trouvaient le courage de s'échapper, à moins qu'ils aient perdu celui de rester. Ainsi, Dams, figure emblématique des lieux, annonça lui aussi son départ vers d'autres cieux. Désirant s'émanciper de ses années de débauche, aspirant à une vie saine, il fit le voeux de rejoindre une communauté japonaise suivant le code du bushido afin de se retrouver.
Voila un alcoolique de plus sur la voix de la rédemption ! Interpelé par ce qui commençait à ressembler à un véritable éxode, Dago, un autre dirigeant émoussé par des années de frénésies et de beuveries, interpela ses collègues du staff encore en place.
"Mes amis, allons nous continuer à nous enivrer jusqu'à la fin des temps ?"
"C'est tentant !" lui répondit Rob.
"Ne devrions nous pas plutôt suivre l'exemple de ceux qui sortent de cette addiction ?"
"L'addition ? Pour quelle table ?" demanda Lasa qui venait de se réveiller derrière sa caisse enregistreuse.
"Non, je parle d'addiction, Lasagesse, avec un C comme coca, tu te souviens ? Non ? Mais si, le truc que tu mettais dans ton whisky il y a longtemps avant de le remplacer... par du whisky ! Enfin, regardons nous mes amis, nous ne sommes plus que l'ombre de nous même ! Nous passons nos journées à nous trainer d'une chope de bière à une bouteille de vin, d'un verre de sangria à un double bourbon. Tous autant que nous sommes nous avons sombré corps et âme, nous avons créé un lieu de débauche qui perverti les âmes les plus nobles ! Entendez moi mes frères ! Nous nous devons de mettre un terme à cette enseigne interlope ! Lieux de luxure qui aura raison de nous ! Pour le bien de la communauté mes frères, pour le bien de l'Humanité !"
"Euh... Dago ?"
"Oui Elea, qu'y a t il ma soeur ?"
"Tu te souviens de ta dernière cuite à la vodka ? Quand tu te prenais pour le Christ ?"
"Euh... pas vraiment... On m'a raconté"
"Oui, bah, là, comment dire... T'es sur la mauvaise pente mon coco"
"Ah merde !"
"Comme tu dis... Laisse moi continuer, tu veux ?"
"Je t'en prie ma soeur !"
"Bon, les amis, repris Elea. L'heure est grave ! Au delà de l'aspect morale mis en avant par cette grosse barique de Dago, je dois avouer une chose. C'est la banqueroute ! Nous avons perdu nos meilleurs clients, le bar se dépeuple jour après jours, et à ce rythme, le chiffre d'affaire va passer dans le rouge ! Il faut fermer l'établissement."

Stupeur dans l'assemblée. Cela semblait impossible !
Et pourtant...

L'hébétude passé, il y eu un regain de vie à l'Alambic, chacun prenant conscience de ce qu'il allait perdre, repensant aux bons moment.
La tenancière Wisti redescendit dans la cave nous confectionner l'un de ses breuvages étonnant et détonnants.
Laujikus faisait la navette entre la cave et le bar pour réapprovisionner, ce qui n'était pas aisé vu son état d'ébriété avancé qui le faisait chavirer plus que de raison dans les escaliers.
FloPeaNut préparait des pizzas gratuites pour les dernières soirées entre Alcoolos
Kibia et Bamako, comme au bon vieux temps, dansaient le french-cancan, sur le bar et les seins nus. Arcos, le frère de Kibia et Robertito, l’homme de Bamako, regardaient d’un œil avisé les habitués du tripot qui ne se rinçaient pas que le gosier face à ce spectacle. Ils surveillaient principalement Kiki. Le poulet ripoux en pinçait pour la belle Bamako, et après un verre de trop, généralement vers 16h30, cette petite flicaille se sentait un peu trop entreprenant.
Elea astiquait ses fouets avec nostalgie… Elle affectionnait particulièrement celui avec lequel elle jouait sur les fesses d’Exorciseur, un camarade de bar perdu il y a des mois... Songeuse, elle se demandait si il lui serait possible de se reconvertir. Tenir un autre établissement ? Retourner faire le service ? Mais son bilan de compétence est formel ! Elle est faite pour fouetter les Alcoolos qui rechignent à la tâche !

Aramoro et Kamikaze se lancèrent dans une dernière partie de billard, tout en n’oubliant pas de regarder le spectacle produit par Kibia et Bamako tandis que Lasagesse, derrière le bar, faisait les derniers comptes de livraisons.

Les autres membres du bar picolaient, chantaient et riaient, profitant des dernières soirées ensemble.
"Tournée Générale ! annonça Elea. Mes amis alcoolos, levons nos verres à notre Tripot ! Pour les plus anciens nous sommes ensemble depuis 2012, aujourd’hui nous tournons une page, chacun ira désormais boire ailleurs si l'herbe est plus verte. Nous avons passé des moments difficiles, mais les meilleurs l’emportent haut la main. Chacun peut être fier du chemin parcouru tous ensemble. Nous avons su nous faire respecter en tant qu’alliance prônant un style de jeu cordiale et fairplay ces dernières années. Merci à tous les établissements voisins d’avoir joué avec nous de cette manière là. Santé ! »

D’un coup de coude avisé, chacun bu son verre cul sec, et la vie du tripot s’alluma à nouveaux pour quelques jours avant sa fermeture définitive. La nostalgie, le plaisir d'être ensemble encore quelques heures, la tristesse aussi, bien des sentiments s'entrechoquaient en même temps que les verres pour trinquer.
En dehors de la cohue, Elea souriait couragement, mais des larmes coulaient le long de ses joues.

Revenir en haut

Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:20    Sujet du message: RPs Dago


Revenir en haut

Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fourmizzz Index du Forum -> Roleplay -> Serveur 3 -> Roleplay Général Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

SoftGreen phpBB theme by DaTutorials.com
Copyright © DaTutorials 2005