Fourmizzz Forum Index
 FAQ   Search   Memberlist   Usergroups   Register   Profile   Log in to check your private messages   Log in 
Chroniques...
Goto page: <  1, 2
 
Post new topic   Reply to topic    Fourmizzz Forum Index -> Roleplay -> Serveur 2 -> Roleplay Général
Previous topic :: Next topic  

Author

Message

Valkyrie


Offline

Joined: 08 Mar 2009
Posts: 854

Alliance (s2): Antre Des Dragons
Localisation: Rennes

PostPosted: 24/03/2009, 23:37    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


Ainsi donc, le gamin était de retour.

Dix ans plus tôt.

La salle était tapissée d'un noir d'encre. La seule lumière émanait d'une bougie quasiment consumée dans sa totalité. Valkyrie referma volontairement la porte d'un coup sec. A ses pieds s'étendait le cadavre d'Emr Vangr Data, examinateur-tueur au service de l'alliance de l'ombre. L'homme, ou plutôt ce qu'il en restait était recouvert d'entailles, il avait du soufrir le martyre avant d'être décapité. Le travail d'un enragé... Cependant, Valkyrie remarqua la discontinuité de la découpe au niveau de la carotide, l'oeuvre d'un tueur en puissance, mais encore novice... Il continua son chemin, la pièce étant vide. Il traversa la salle en direction d'un escalier en colimaçon qu'il gravit bruyamment, souhaitant être entendu, prouver qu'il ne craignait rien, ni personne. Le Seigneur Croisé arriva au sommet de la tour, un épais brouillard réduisait sa vue.

"-Hihihihihi"

Valkyrie dégaina ses fines lames effilées. Il n'était pas adepte des parties de cache-cache comme il les appelait, ce qu'il aimait, lui, c'était les duels face à face, les yeux dans les yeux, mais il faudrait faire avec, et ruser. Valkyrie avançait à l'aveuglette, souhaitant que dans la précipitation, l'enfant commette une erreur, qui nécessairement, lui serait fatale.


"-Hihihihihi"

Le garçon surgit de nulle part et fondit sur le flanc droit de Valkyrie qui n'esquiva de justesse la lame déjà ensanglantée de son adversaire. Le combat s'engagea. Valkyrie fut surpris par la rapidité et la vivacité du jeune homme. Esquiver, parer, contrer, les lames s'entrechoquèrent. Les corps entrèrent en contact, les regards se croisèrent. Jamais Valkyrie n'avait vu de tels yeux que dans les yeux, dénués d'expression, sans vie. D'un mouvement sec du poignet, le gamin entailla Valkyrie au niveau du poignet puis pivotant sur lui même il décocha une attaque qui atteint la pupille droite de son adversaire. Valkyrie gisait prostré, vaincu par un adversaire qui sans avoir pris le temps d'achever sa victime, dévala les escaliers, et disparu derrière un mur froid de granit.

_
Après tant d'années, il refaisait surface. Ludwig se faisait désormais appeler " Le Joker" et il avait de nouveau tenté de l'assassiner. Cette fois encore, Valkyrie avait eu la vie sauve. Cette fois encore, il avait survecu. Ce gamin n'avait que trop tourmenté l'esprit du combattant. Lui qui avait participé aux Saintes Croisades et s'était illustré face à des ennemis plus redoutés que ceux parcourant ces contrées ne pouvait faillir aujourd'hui. Cette petite frappe souhaitait mettre le chaos là où sa guilde croisée avait distillé la peur, instaurant l'ordre à travers le pays.

Ses forces retrouvées, Valkyrie rengaina ses dagues dans leur fourreau, se revêtit d'une cape et sorti silencieusement de son palais. Parcourant la cour jusqu'à l'écurie, il monta son destrier et prit la route. Derrière lui, s'étendait sa cité, symbole de sa puissance. L'Etoile Blanche flottait sur les drapeaux, les cors gronda lorsque Valkyrie passa sous le corps de garde et les soldats au garde à vous s'crièrent leur admiration pour leur Roi. Valkyrie fit volte face, une dernière fois, il admirait son oeuvre, la cité s'éveillait aux premières lueurs du soleil, le nacré de chacun de ses batiment resplandissait face aux rayons du soleil illuminant les environs. Valkyrie se détourna. Ya Ya ! et le cavalier s'élança au devant de son destin.
Le camp spartiate était proche, il savait leur participation à la formation du Joker, bientot, ils connaitraient la fureur des ténèbres.

Valkyrie tira sur les rênes.
Sa monture s'arreta net. L'homme mit pied à terre. Il avait reperé de son oeil encore viable du mouvement non loin. D'un pas souple et furtif, Valkyrie s'approcha, une compagnie d'une dizaine d'archers campait là. En un éclair, Valkyrie fit le rapprochement, ces hommes étaient ceux de Ludwig, la sentence fut immédiate et sanglante. Bondissant des fourrées, Valkyrie fondit sur la compagnie. Le sang jailli de la chair, les lames découpèrent les corps, toute la haine de Valkyrie se déversa dans la puissance de ses coups, fendant crânes et sectionnant bras. Les coups portés par le Seigneur de guerre étaient d'une férocité sans nom, les viscères de ses victimes se libérèrent de leur étreinte charnue et se retrouvèrent bientôt sur le sol. Aucun ne survecu, les corps des victimes étaient méconnaissables, les lames et les coups portés avaient provoqué de profondes plaies laissant apparaitre ça et là un coeur, de la cervelle ou bien un os à nu. Sa fureur avait été assouvie, sa cruauté avait été sans limite et sa vengeance insatiable.
Bientot, d'autres suivraient leurs triste sort.
Les seigneurs de l'Ave Tenebrae étaient en route. Le chaos ne durerait pas....

_________________

Tout ce que vous avez à decider, c'est quoi faire du temps qui vous est imparti.
↨ Implorez la pitié des Valkyries ↨

09/12/2009 18h29 Pseudo: sum35 Anciennetée: 2A 282J 23H 6m 45s

Back to top

Visit poster’s website

Publicité






PostPosted: 24/03/2009, 23:37    Post subject: Publicité


PublicitéSupprimer les publicités ?

Back to top

xerxes


Offline

Joined: 31 May 2008
Posts: 525

PostPosted: 26/03/2009, 13:56    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


Arkun fulminait. Suivit de deux de ses meilleurs hommes, il traversait le camp impérial d’un pas décidé, un air menaçant. Un spartiate à l’infirmerie. Un autre en prison, et un général qu’il allait surement destituer de ses fonctions. Depuis l’arrivé de ce Joker, tout allait de travers. Il commençait même à douter de son implication dans la tentative d’assassinat du Roi-Dieu.
Il avait plut toute la journée, la boue recouvrant le sol et rendant la progression plus difficile jusqu’à la tente du général Castorius. Mais peu lui importait, les efforts qu’il faisait lui rappelait sa jeunesse, bien qu’il ne soit pas à un âge avancé pour la plupart, il l’était pour un spartiate dont l’espérance de vie dépassait rarement la trentaine.
Comment avait il pu ? Comment osait-il ? Et le code alors ? Et l’honneur dans tout ca ? Comme à chaque fois qu’il s’énervait et comme à chaque fois par mauvais temps, la douleur à sa jambe se réveilla. Il commença à la trainer plus qu’à la porter. Ses deux servants accélérèrent afin de le supporter, mais l’intendant les repoussa méchamment. Il n’avait jamais eu besoin d’aide et ce n’est pas maintenant que ca commencerais.
Il croisa Momiji qu’il salua de la tête sous son salut militaire. Il n’avait pas le temps de discuter ou prendre des nouvelles. Toutefois la direction d’où il venait ainsi que son empressement à continuer ses pas lui mis la puce à l’oreille.

_ Vous deux, suivez le. Voyez où il va. S’il s’approche du Joker, empêché le. S’il insiste, ramenez-le sous sa tente sous escorte.
Les deux soldats se regardèrent gêné. Puis l’un deux fit un mouvement du menton à son camarade.
_ Recu, Intendant.
Les Elites tournèrent les talons et prirent la même direction que Momiji. Arkun sourit, enfin débarrassé de la garde de Contract. Il allait pouvoir obtenir des réponses à sa manière. Le Roi-Dieu désapprouvais la violence qu’Arkun exerçait pour obtenir ce qu’il voulait, aussi lui avait il collé deux de ses élites, provenant de la garde personnel d’Arkun. Mais ce dernier n’était pas dupe.
La dernière centaine de mètre fut vite avalé, bien que pénible pour l’intendant. Au moment où il arriva, Castorius rabattait le pan de sa tente, prêt à sortir. Lorsqu’il vit l’intendant, ses yeux devinrent méfiants, toutefois, il le salua correctement.

_ Intendant, que me vaut votre visite ?
_ Retourne dans ta tente, faut qu’on parle.
Répondit-il sur un ton hargneux.
_ C’est que je m’apprêtais à s….
_ Je me contre fou de ce que tu comptais faire. A l’intérieur, et magne !

Le vent soudain envola les cheveux mouillés et mi-long d’Arkun, fouettant son visage. Redressé de toute sa hauteur, la noirceur de ses yeux en accord avec ceux de ses cheveux, lui donnait vraiment un air menaçant, outre sa forte carrure. Nullement impressionner, Castorius connaissait néanmoins la maitrise du combat de l’Intendant, pour l’avoir vu faire et l’avoir surtout combattu. Il savait parfaitement qu’il ne pouvait avoir le dessus physiquement, c’est donc avec un soupir qu’il rentra dans la douceur du foyer, suivit d’Arkun.
Le général reposa sa cape et se retourna. Le poing d’Arkun le cueillit au menton, lui renversant la tête et l’allongeant sur le tapis en peau d’ours.

_ Que….commença-t-il.
_ Silence ! réplique Arkun.
Castorius se sentit soulevé par une poigne puissante. Ses pieds ne touchèrent bientôt plus le sol, sa tête sonnait encore les clairons de la guerre, mais la voix d’Arkun retentissait dans ses oreilles comme un appel de Dieu.

_ Depuis quand un spartiate tue un enfant ? Depuis quand il le torture ? Depuis quand un général manque à ce point de dignité ?
De colère Arkun plaqua violement le général contre le pilier en bois de chêne.
_ Réponds ! Depuis quand ta folie prit il le pas sur ton jugement ?
Le dos de Castorius le lança, ses mains remontèrent sur les poigné d’Arkun qui commençait à serrer un peu trop fort le col et le cou du général.
_ Je n’ai rien fait de mal…haléta-t-il.
_ Tu te fou de ma gueule ?
Le guerrier repoussa le général au sol, puis se détourna, lui laissant le temps de reprendre son souffle.
_ Je n’ai fait que montrer au Joker qu’il n’était pas le plus cruel dans ce camp, commença par dire le général en se mettant à quatre pattes.
Arkun se retourna et asséna un violent coup de pied dans les poumons du général, le décollant et l’envoyant au bout de la pièce, le souffle coupé. On ne tue pas un enfant. Arkun se rapprocha à nouveau de lui, Castorius le voyait mais ne pouvait encore rien faire, l’intendant était devenu fou.

_ Un spartiate ne tue pas un enfant et le torture encore moins. Car un spartiate ne peut être cruel.
La voix d’Arkun était redevenue calme. Mais le général n’était pas dupe, il avait entendu les légionnaires parler de ce comportement atypique. Calme de l’extérieur, mais bien trop violent à l’intérieur. Le calme avant la tempête. Castorius lu alors ces yeux. Arkun allait le tuer.
_ Je…
Arkun se jeta à genoux, et par la même occasion, son poing s’abattit sur le visage du général, lui explosant l’arcade et la lèvre.
_ Pourquoi ? cria-t-il.
_ Parce que…
Arkun se releva et défit son ceinturon, jetant son épée et ses dagues au loin, sur le lit. Il se remit à genoux, pris le général par les cheveux et collant son visage au sien.
_ Donne moi une bonne seule raison de ne pas te tuer ici…
La douleur empêchait Castorius de répondre, pourtant il se força, il en allait de sa vie, et donc de sa vengeance.
_ Je…je voulais…me venger, dit il avec un picotement dans les yeux.
_ Comment ca ? fit Arkun en rajustant sa prise sur les cheveux mouillés du général.
_ Je…il fallait que je me venge…
_ Mais quelle vengeance non di diou !
_ S….A….j’ai, du mal …. A respirer…

Arkun relâcha sa prise au cou et se releva. Puis il traversa la pièce, prit sa lame qu’il tira du fourreau et s’installa sur la chaise du général, l’épée sur les genoux.
_ Tu n’as qu’une chance. Qu’une explication. Si c’es la mauvaise, je te tue. Alors ne fait pas le con.
Castorius ne dit rien, observant farouchement l’intendant. L’aurait il vraiment tué ? Le général n’en douta pas. Il avait tué un enfant, torturé même juste pour expier une douleur coulant dans ses veines depuis des années. Mais personne ne savait pourquoi il aurait fait ca. Personne sauf Contract et si Arkun était sur le point de le tuer, c’est qu’il ne savait pas, devait il le lui dire ?
Il se mit assis, touchant sa joue tuméfiée et essayant de cesser el flot de sang qui lui coulait le long du menton.

_ Sur l’ancien monde j’étais un pacifiste. Plusieurs fois nous vous avons combattu, vous les spartiates. Je me rappel encore des murs de la cité cdf, vos armées s’écrasaient dessus et nombreux de nos fils sont morts. Nombreux sont nos parents et famille a avoir été déchirés par vos guerres. Toutefois, jamais rien ne se fit sans honneur, aucun massacre gratuit, ni torture, juste des batailles titanesque pour étancher votre soif de conquête et de reconnaissance.
Castorius se tut, observant l’intendant, qui resta impassible.
_ J’ai quitté ce monde pour des raisons qui me regardent et je suis venu m’installer ici. Toujours autant pacifiste, je pensais pouvoir vivre tranquillement. Fonder une vraie famille où ma femme n’aurait pas peur de me voir partir aux combats et où mon fils vivrait dans un monde de paix, à l’abri des conflits. Mais c’était sans compter les guerres de ce monde.
Le général se tut, redécouvrant le moment le plus horrible de sa vie…


…….

Castorius bêchait tranquillement dans son jardin. Le soleil apparaissait après deux jours de pluie, il pouvait enfin se remettre au plantage de salades. Il jeta un œil triste à ses tomates qui avait pris un peu trop d’eau. Tan pis, les pomme de terre et carottes avaient été protégé.

_ Castorius ? cria une voix douce et féminine.
Le pacifiste se mit à sourire en entendant cette voix si mélodieuse.

_ Oui ma douce ? répondit il en se retournant vers la porte d’entré, appuyé sur son outil.
_ Il est l’heure de manger. Eric est parti se laver les mains au ruisseau et on passe à table.
Il fit la mou.
_ Je n’ai pas fini le travail ici moi.
_ Et alors, répondit elle en souriant. Tu crois que t’empêcher de manger et avoir faim accélérera ton travail ?
_ Non en effet
, fit il en lui rendant son sourire. Il planta sèchement l’outil dans al terre encore humide. Le soleil tapait fort et il avait retiré sa chemise, recouvrant sa tête d’un chapeau de paille que sa femme lui avait confectionné l’année d’avant.
Il quitta le potager et rejoint la jeune femme sur le perron, l’enlaça et se mit à l’embrasser. Elle se mit à glousser mais ne pouvait résister.
Ils mirent fin a leur câlin lorsqu’un bruit distinct leur parvinrent aux oreilles. Castorius tendit l’oreille pendant que sa femme l’interrogeait du regard. Des chevaux.

_ Apelle Eric, dépêche toi, fit l’ancien cdf.
_ Qui est ce ?
_ Je ne sais pas, mais aucunes routes fréquentés ne passent par ici, donc ils n’ont aucunes raisons de passer par là qui que ce soit. Fait ce que je te dis,
ordonna t’il en repoussant sa femme dans la maison.
Cette dernière couru au travers de la maison afin d’aller chercher leur enfant de l’autre coté.
Un groupe d’une vingtaine de cavalier arrivèrent alors dans la petite clairière. Leurs allures guerrières, leurs visages tendus et leurs armes sortit ne présageaient rien de bon. Castorius pria pour que sa famille se soit cachée dans la maison.

_ Tu es Castorius ? demanda un guerrier immense et charismatique, sans doute le chef.
_ Pourquoi le chercher vous ?[i] répondit il.
Le sourire du chef lui répondit. Il descendit de sa monture et s’approcha du pacifique, la lame dressé devant lui.[/i]
_ Où sont ta femme et ton fils ?
_ Parti chez une tante, de l’autre coté des montagnes
, fit Castorius en désignant la direction opposé à la maison.
Castorius avait été diplomate, tout remonte en lui en quelques secondes. Au vu de la sueur des chevaux, ils venaient de loin et de parcourir un long chemin rapidement. Aux regards fuyants, les soldats étaient fatigués. Et à leur regards apeurés derrière, il sut qu’ils étaient poursuivit. Si c’était le cas, il pouvait espérer une intervention qui empêcherait un massacre, tout du moins pour sa famille. Il devait donc faire en sorte que cet entretien dur encore.

_ Retournez d’où vous venez, à l’embranchement de la rivière tournez à droite puis continuer sur plusieurs miles, vous trouverez un col qui…
_ Nous avons déjà rendu visite à ta tante,
fit le chef.
Castorius se tut. Elle était la sœur de sa femme, la demi-sœur en fait.

_ Elle était chez elle, mais ni ta femme, ni tes enfants.
Ses enfants ? Un bruit de pas se fit entendre ainsi qu‘un cri. Tout le monde se tourna et virent des guerriers sortir de la maison, tenant fermement la femme, le fils et la fille de Castorius. Ce dernier poussa un cri.
_ Et bah voilà, suffisait de chercher un peu, fit le chef.
_ Qui êtes vous ? Que voulez vous ? demanda Castorius a bout de conversation.
_ Mon nom ne te sera d’aucune utilité. Mais sache que nous sommes SA. Alors cesse voir un peu de m’embêter avant de mettre ta tête sur une pique…comme ta tante, fit-il avec un clin d’œil.
Sa femme poussa un cri et tomba a genou. Eric ne comprenait rien et serra un peu plus fort la main de sa sœur ainée.

_ Relève toi femme, fit le chef en l’agrippant par le poignet. Pathétique pour une parente à Cannibal.
Sa femme écarquilla les eux en entendant ce nom.
_ Non...pas eux…
Castorius ne comprenait plus rien. Qui était Cannibal ? Et les SA ? Et d’où venait sa femme ? Il la pensait serveuse dans une ville fréquenté, en tout cas c’est là qu’il l’avait rencontré puis épousé…
_ Bon on prend la femme et la gamine, tué les deux autres, fit le chef.
_ Non crièrent à l’unisson Castorius et sa femme. Les guerriers se mirent à rire et séparèrent la sœur du frère violement. Eric tenta quelque chose, mais il fut violement repoussé à terre. Castorius ne fit rien, paralysé. Ca recommençait. Ne serait il donc jamais en paix ? Devait-il connaitre sans cesse la souffrance, la mort et la guerre ? La colère monta en lui lorsque sa femme reçu un coup au visage. Et aussi lorsqu’il vit qu’on lui enlevait sa fille.
Poussant un cri de rage et de défi, il pivota vers le guerrier le plus proche, pris sa dague et la lui enfonça dans l’œil, devant l’assistance ébahit. Bien que pacifiste, il avait été guerrier. Et ses ennemis, les spartiates faisaient parti des meilleurs guerriers du monde. Ils avaient été un excellent entrainement.
Il tira la lame du fourreau et perfora la mince armure du guerrier avant de se retourner et de se jeter sur ceux qui enlaçaient sa femme. Il eut le temps d’en tuer deux avant que le chef ne pousse un rugissement et n’ordonne à ses soldats de le maitriser.
Castorius mit sa femme et son fils derrière lui et se tint prêt au combat. Trois guerriers s’avancèrent, se méfiant de ce pacifiste reconvertit guerrier. L’un mourut avant de pouvoir esquiver, l’autre eu l’artère fémorale d’ouverte et le dernier y perdit sa main. A ce rythme, il arriverait peut être à ralentir assez pour l’arrivé des possible secours. Mais c’était sans compter la perfidie du chef, qui pendant ce temps l’avait contourné. Il lui asséna un coup terrible à la tête et Castorius perdit connaissance.
L’eau jetée sur son visage le réveilla, il ouvrit les yeux mais la noirceur accueillit son regard, au détriment des rayons ardents. Il essaya de porter sa mains a ses yeux, mais il se sentit ligoter.

_ Il y a quelqu’un ? demanda-t-il péniblement.
_ Oui, répondit sa femme.
Heureusement, elle était vivante.

_ Eric ? Alicia ?
_ Ils vont bien pour le moment,
répondit une voix familière.
Il reconnut cette voix
_ Tu n’es resté évanouis que quelques minutes, j’aimerais te faire entendre quelque chose.
_ Non,
cria sa femme.
_ Silence, chienne.
Le bruit d’une claque retentit, puis les pleurs de sa femme.
_ Que faites vous ?
_ Amenez le garçon ici.

Castorius attendit et essaya de percevoir le moindre bruit, lui permettant de deviner ce qu’il se passait. Il sut que son fils était amené pas loin de lui.
_ Eric ?
_ Je suis là papa.
_ N’ai pas peur.
_ Je n’ai pas peur papa,
mentit le garçon.
_ Je n’aime pas qu’on abatte un de mes hommes. Les Sa valent bien mieux que vous, reclure. En perdre un, c’est perdre un élément précieux. Or je n’aime pas perdre des éléments précieux. J’ai donc décidé de te faire connaitre la perte que je viens de subit.
Castorius ne comprenait plus rien. Un cri retentit.
_ Eric ? cria Castorius.
_ J’ai mal papa, répondit-il dans un souffle.
_ Ca fait quoi de perdre quelqu’un que tu aimes l’ami ? demanda le chef.
_ Laissez mon fils tranquille ! Prenez-moi à sa place, tuez moi à sa place !
_ Non, ca serait trop facile. Tu ne connaitrais pas la douleur de la perte.
_ Tuez moi à sa place
! fit Castorius en bougeant, touchant les genoux de son garçon.
Un second cri s’éleva et l’ancien pacifiste entendit l’acier touché l’os.

_ Non…fit il tout bas.
Il sentit un liquide chaud goutter sur sa joue.

_ Pa…pa…
_ Je suis là mon fils, ne craint rien
, fit-il.
_ Je …suis…un mauv…ais fils.
_ Non
, répondit-il en pleur malgré le linge sur ses yeux. tu n’es pas un mauvais fils.
Eric poussa un autre hurlement, secoué de sanglot, il tomba sur son père. Castorius sentit le sang au travers de al chemise de son fils. Tout deux pleuraient, tout deux de douleur, l’un de l’âme, l’autre de l’acier.
_ Ca fait quoi de perdre un être cher ?
_ Laissez le….je vous en prie…
tenta Castorius entre deux pleurs[b]…On ne vous a rien fait.
_ Trop facile[/b], fit le chef.
_ Pa...pa ?
_ Ne dis rien mon garçon. Ne t’inquiète pas, ca fait mal, mais ca passera,
mentit son père.
_ Chef, cria un soldat, ils arrivent !
_ On décampe. Tu as de la chance Castorius, mais ton fils ne pourra être sauvé,
fit-il en plantant sa dague entre les omoplates du garçon, perforant en même temps la cuisse du père. Castorius cria, mais Eric ne dit rien. J’embarque ta femme et ta fille, un ami veut les voir.
Le pacifiste ne dit rien, pleurant. Il les entendit se remettre en selle et décamper. Mais lui pleurait la vie de son fils s’écoulant de son corps.
Quelques minutes plus tard, des chevaux entrèrent dans al clairière. Il pensait qu’ils revenaient, mais les voix étaient sensiblement différentes.

_ Arkun, ils sont passé par là, prends les trois escouades et poursuivit les, rattrapes les et n’ai aucunes pitié, ordonna une voix jeune et claire.
_ A vos ordres, répondit une autre voix plus brusque.
Une main toucha l’épaule de Castorius.
_ Ne t’inquiète pas mon brave. Je suis Contract, roi spartiates, tu es en sécurité maintenant. Nous allons nous occuper de toi et de ton fils.
Castorius ne dit rien, mais perdit connaissance.

……

Le général se tut. Le sang avait cessé de couler et ses yeux observaient le vide devant lui. Arkun ne disait rien non plus, ne sachant pas comment réagir.

_ Si je comprends bien, Contract a promis de t’aider a retrouver ta fille ?
_ Oui,
répondit il dans un souffle.
Que faire ? Il ne voulait pas impressionner Joker, il voulait avant tout purger sa peine.

_ Tu n’avais pas à faire ca. Et encore moins tué et torturé un enfant SA, juste parce que le tien l’a été. Nous ne sommes ni des sauvages, ni des monstres.
_ Je sais…

Arkun se redressa, sa rage et sa colère dissipées.
_ Je vais te laisser, tu as sans doute autre chose à faire. J'irais rendre compte à Contract de ton comportement. Si jamais tu recommences, je te tue, fit-il menaçant.
L'intendant sorti de la tente, laissant le général expier sa douleur.




.........

En se rendant en prison, il tomba sur les deux élites qu'il avait abandonné une heure plus tot.
_ On l'a perdu, Intendant, fit l'un deux.
Arkun soupira.

_ Suivez moi.
Tout les trois se rendirent à l'infirmerie. Il aurait bien voulu aller voir le Joker en prison, mais n'avait pas el temps. Biskit était sans doute cuisiné par le Chapelain des Spartiates. Ce qui signifiait qu'il n'allait pas faire long feu. Et connaissant Oslote, il savait que la sentence était toujours la même face à l'indiscipline, la peine capitale.
Retraverser le camp lui fut aussi pénible que la première fois, mai sil pressa le pas, ne voulant pas tomber sur un nouveau règlement de compte.
Lorsqu'il croisa les Ocelots, il sut qu'Oslote était toujours dans la chambre de Biskit. Malgré leurs ordres, les Ocelots n'osèrent pas arrêter l'Intendant.
Ce dernier entra et tomba sur une scène qui le surprit. Biskit, fatigué et tendu, les sourcils froncés. Et Oslote le regardant avec un sourire. Arkun connaissait bien ce sourire. Déception de ne pas obtenir toutes les réponses et validation de la peine de mort.

_ Intendant, je venais justement de finir l'interrogation du légionnaire Biskit.
_ Parfait Chapelain, vous allez donc me suivre, qu'on aille discuter de tout ca.
_ Je vous suis.

Le général suivit Arkun, sortant de l'infirmerie et de l'hôpital pour rejoindre le bureau de l'intendant.
Meublé de manière très spartiate, un lit, un bureau et deux chaises, Oslote réprouvait ce genre de pratique. Un chef se devait d'avoir un minimum de confort. Mais pour Arkun, un toit sur la tête était le seul confort qu'un chef pouvait se permettre.

_ Alors?
_ Une histoire à dormir de bout,
répondit le chapelain. Ami du général Castorius, il aurait eu sa famille d'exterminé par un groupe de SA, sur les ordres d'un certains Cannibal. Tout deux auraient rejoint les Spartiates pour assouvir une quelconque vengeance. Bref, des histoires, on n’aime pas les menteurs à Sparte, je vais donc ordonner sa condamnation.
_ Non,
répondit l'intendant en le fixant sévèrement.
_ Mais, ils sont punissables selon nos lois.
_ Possible, mais vous ne ferez rien. Leurs histoires sont vraies.
_ J'en aurait entendu parler.
_ Moi je ne 'lai sut qu'il y a une heure.
_ C'est intolérable de cacher ca au chapelain,
lança Oslote les poings fermés.
_ Mais vous avez quoi tous aujourd'hui? s'écria du tac au tac Arkun. Vous ne voulez pas la fermer un peu?
Jamais un légionnaire n'avait parlé ainsi au chapelain. Mais Arkun avait toujours eu des droits que les autres n'avaient pas. Droits qu'il se donnait lui même.
_ Biskit et Castorius sont tout deux d'anciens pacifiques CDF. Tout comme Momiji. Par le passé nous les avons combattu, mais maintenant ils sont spartiates de part nos lois. La vengeance crie leurs noms, peut être. Mais la vengeance a toujours affamé un spartiate sans le conduire. Il ne faut pas les punir pour ne pas encore avoir digéré nos lois ou valeurs, il faut les éduquer, les épauler, comme tout frère envers un autre.
_ Mais...
_ Il n'y a pas de mais. J'apprécie ton zèle et ta pertinence, mais nous devons garder ces spartiates et les aider dans leurs quêtes. En attendant, toi et moi avons une mission qu'il est temps de remplir.

Oslote se tut, observant son ami. Si Arkun prenait un tel ton, c'est que jamais il n'en démordrait. Et il ne connaissait assez bien pour savoir que seul lui se permettrait d'écraser la tête d'un chapelain contre un mur, s'il se montrait trop buté.
_ Quand?
_ Rassembles tes hommes, on y va de suite.

Oslote se retourna et sortit. Une mission de sauvetage? Diane? Alors que les spartiates se déchiraient? Mais qu'avait en tête l'intendant? Qu'importe, il obéirait.
Une heure plus tard, le régiment se mit en route, avec Arkun en tête. Quittant el camp comme une marche funèbre, ils s'enfoncèrent dans la forêt dense. Tout deux espérait que rien d'autre n'arriverait en leur absence.

_________________

Back to top

Von-Carstein


Offline

Joined: 23 Jan 2008
Posts: 1,966

Localisation: Dans un asile

PostPosted: 28/03/2009, 16:13    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


****

Ce fut lors d’une pause que la question fatidique , inévitable , arriva :
«  Intendant pardonnez moi mais … Ou vas t on ? .. Nous n’avons pas vraiment de piste . Nous savons juste qu’il s’agit de tueur et …
- Justement . Puisqu’il s’agit de tueurs nous irons directement a leur QG . A la cathédrale Noire ….
- La Cathédrale Noire ? S’écria , éberlué le Chapelain . Mais c’est une prison légendaire . Si Diane y est on risque de la retrouver dans un sale état …
- L’état m’importe peu . Je la veut elle . S’il manque des morceaux tant pis . Ce n’est qu’une SA après tout .
- A combien de jours est la Cathédrale .
- Tu ne cesse de t’inquiéter sur la durée du voyage Chapelain … Es tu si inquiet ?
- A vrai dire … oui . Je n’aime pas ne pas savoir . Et la je ne sais rien . S’il arrivait malheur la bas je m’en voudrais de .. »
Soudain Arkun éclata de rire ce qui eu pour effet de détendre un peu l’atmosphère .
«  Un malheur ? Alors qu’il reste 6 généraux au camp ? Jamais une aussi grande force n’a été rassemblée hors des murs de notre Grande Sparte et tu parle de malheur . Ce Joker a beau être plutôt doué au combat il n’a aucune chance contre deux Généraux . Alors 6 ! Tu te fait du mouron pour rien et en parlant comme ça on perd du temps . Allons en route ! » fit il et tapant dans le dos d’Oslote il renversa la tasse de café du Général .
Celui ci un mince sourire au lèvre la laissa s’écouler sur l’herbe puis se releva et alla chercher son cheval .
Peut être Arkun avait il raison …

*****

Accroupi dan sa cage , complètement nu , le Joker jouait aux osselets avec les petits squelettes des rats qu’il avait attrapé le matin même .
«  Gagné , s’écria t il apparemment ravi . »
Et se dressant il s’étira .
Les deux gardes qui faisaient les cent pas autour de la cage se retournèrent d’un bond la main sur le fourreau .
Ce qui amusa beaucoup le Joker qui se moqua d’eux .
«  Alors les gars je vous met en stress ? Allez plus que 2 heures avant la relève vous allez tenir ….
- Fait pas ton mariole le clown , éructa un des soldats , ou j’t’empalle . »
Depuis le début de son emprisonnement le Joker adorait faire vivre un véritable enfer mental a ses gardes .
« Quelle belle nuit , soupira le clown , la pleine lune … Vous savez que j’ai pour coutume de tuer quelques cochons en sacrifice et …
- Ta gueule ! Hurla un des spartiates ! Ferme la !
- Oh vous savez j’essaye juste de converser histoire de passer le temps, rigola Ludwig »
De toute façon il n’y en avait plus pour longtemps .
Il approchait .
Joker le savait .
Il sentait ses poils frémir et se hérisser .
Comme il y’a 10 ans .
Cannibal ….
Comme une réponse a ses pensées l’un des gardes s’écroula tout d’un coup sans un bruit .
L’autre bondit et recula d’un coup prés de la cage .
Trop prés …
« Qui est .. »
Deux puissantes mains l’empoignèrent a la nuque et commencèrent a serrer , serrer …
Le spartiate soulevé de terre voulu crier mais l’air lui manquait .
Quand tout d’un coup il entendit une petite voix grinçante lui susurrer :
«  je t’avais bien dit que j’exécutait des porcs a la pleine lune … »
Le corps , dont le visage était devenu violacé , tomba a terre sans bruit .
Le Joker , l’air satisfait se rassit dans sa cage et murmura :
«  Et bien qu’est ce que tu attend ? Viens … 
Je suis déjà la , fit une voix derrière lui . »
Ainsi il était la .
Cannibal , le Fléau du Monde , Le Boucher d’Anasgaroth , La Furie Infernale , L’archiprêtre de Thanatos ….
Nullement impressionné le Joker , toujours assis et nu , souria au nouvel arrivant .
«  Donne moins une seule raison de ne pas te découper en morceaux Ludwig Von carstein »
Au son de ce nom le sourire du Joker se transforma en un rictus dégoûté
«  Alors ? Renchérit Cannibal
- Ce que j’ai a te dire peut être ?
- Qu’est ce qui te dit que j’en ai quelque chose a foutre ? S’exclama cannibal .
- Tes yeux mon cher . Je voit dans tes yeux que tu meurt d’envie de savoir , de savoir pourquoi je m’intéresse tant a toi , ne nie pas …
- Admettons . Trancha cannibal . Oui j’aimerais savoir . Et je suppose que tu n’a pas fait tout ça pour ne rien me dire alors parle ! Pourquoi voulait tu me rencontrer ? »
Le sourire du Joker réapparut d’un coup et une lueur mauvaise s’installa dans ses yeux …
« Pourquoi ? Allons canni c’est tout a fait légitime de vouloir revoir son frère … »
Le Maître des Tueurs recula comme sonné . Un moment il ne sut plus quoi dire . Alors qu’il pensait avoir le dessus voilà qu’il était desarconé . Mais il se reprit vite . Ce type mentait c’était évident . C’était un fou , un dingue qui voulait se faire passer pour lui . Valkyrie l’avait bien dit qu’il le copiait en tout point .
«  Je vois que tu ne me crois pas mon cher frère , bien que demi frère soit plus exact , et pourtant c’est vrai .
- Prouve le , grinça cannibal , la main sur le fourreau de sa lame .
- Avec grand plaisir . »
Et se faisant il mit sa paume gauche devant les yeux du Tueur .
«  Non … non … C’est impossible , impossible … »
Et pourtant il était la .
L’Œil ensanglanté .
Le symbole des Héritiers .
«  Non … tout ceci est faux … il y’a un truc c’est … non …
- Faux ? Se marrait le clown . Au contraire frérot , tout ceci est horriblement , affreusement et drôlement vrai . Tu veut que je te raconte une petite histoire ? Tu comprendras peut être mieux …
C’est l’histoire de ton père cannibal … Messala Khaine , l’Apôtre des Tueurs … Ton père a toujours été un peu disons .. Libertin … et pas insensible aux charmes des femmes .. Même une fois marié avec ta Mére Succube … Même si après le mariage il sut longtemps résister a la tentation … Après tout il avait ce dont il rêvait … un fils … un petit génie .. Toi . Mais il arrive parfois , souvent , que la morale soit vaincu par les pulsions …. Et un jour lors d’une grande fête organisé en l’honneur d’ambassadeurs SA , il a été .. Éblouit par une ambassadrice a la beauté extraordinaire … Je pense que tu devine de qui il s’agit … Non ? Bon et bien je vais t’aider … c’est une femme qui a eu plusieurs vies , qui est morte plusieurs fois et qui est toujours revenu . Ah je crois que tu as compris .
- Non , non mon père n’aurais jamais fait ça . Pas avec cette catin . Tu ment !
- Calme toi et écoute . Donc lors de cette ambassade ils se débrouillent pour s’éclipser .. Et ils font l’amour … passionnément … tellement passionnément qu’elle tombe enceinte … de moi . Bien sur a ce moment il ne s’en doute pas mais bientôt arrive le jour ou la grossesse devient évidente . Et la que fais ma Mére ? Et bien nullement impressionné elle va jusqu’au royaume des Ténèbres et elle exige de ton père qu’il me reconnaisse comme un de ses héritiers . Bien sur il refuse . Dans un premier temps . Mais … bientôt les charmes de ma Mére font leur effet … accompagné d’un peu de magie … Et il accepte . Il promet qu’une fois le Sceau de l’œil apposé sur ma main il la reconnaîtra comme sa femme . Chance ta Mére est en voyage et toi tu suit ton initiation au Khan Midgar . Tout va bien . Le complot se trame . Et quand elle revient ta Mére est assassiné … froidement .
- Ma Mére est morte dans un accident ! Hurla cannibal au risque d’ameuter tout le camp
- A ce que je sais tu n’étais pas la pour vérifier . Je me trompe ? »
C’était impossible, complètement fou . Et pourtant .. Il était bien au Khan quand sa mère est morte .
«  Je continue ? Bien . Donc ton père tue ta mère . Mais juste après l’acte il se rend compte qu’en fait c’est elle qu’il aime , l’imbécile … Alors il devient complètement fou . Il chasse ma mère du palais et une fois que ses Prélats l’ont calmé il décide de tout te cacher . Mais ça ne s’erré pas la . Ma mère est dans une rage folle . Pour elle je suis l’héritier de L’ordre ! Elle décide donc de me faire suivre l’initiation pour que je puisse un jour la venger . On m’invente un faux nom et par d’habile manœuvre on réussit a me faire rentrer dans le cercle des apprentis Tueurs . Tout se passe bien jusqu’au Sentier Noir . Je pense que tu sait très bien de quoi je parle . Coup de folie tu appellerais ça . Moi je dirais révélation . Je deviens un autre … Ce que je suis aujourd’hui …. Je rate l’examen et manque de chance en plus de ça mon examinateur découvre mon terrible secret . Comme c’était un grand serviteur de ton père il résout de me tuer . Enfin il aura essayé . Je n’ai pas raté le Sentier par faiblesse Cannibal mon frère . Je l’aurais réussit extrêmement facilement si il ne s’était pas passé ce qu’il s’est passé . Et la tout s’est enchaîné … J’ai du vivre caché . A mon retour au Palacium des Sa ils m’ont enfermés . Ils ont vu en moi un monstre .. Les SA tu te rend compte ? Mais elle était ravi . Tout était parfait . J’étais un beau jouet qui allait pouvoir exécuter ses plus affreux désirs . A défaut de devenir le Maître je pourrais au moins exécuter tout ceux qu’elle voulait voir mourir . Et ils sont nombreux … D’ailleurs tu fait parti de la liste . Voilà pourquoi je suis ici en fait . Pour tuer Arkun officiellement . Toi tu étais pour plus tard si je survivais . Mais moi je voulais absolument te voir . Une fois en liberté j’ai donc concocté un petit plan pour pouvoir te rencontrer . C’est tout . »
Tout ? Cannibal n’en croyait pas ses oreilles . Tout se chamboulait dans sa tête . Mais au milieu de tout ça il y’avait cette tête maquillé , souriante . Cette putain de tête maquillé .
Fondant sur le Joker Cannibal dégaina ses deux lames d’un coup et donna un coup brusque .
Le joker évita sans peine .
Se déchaînant il frappa en tout sens . Mais le Joker esquivait tout . Comment était ce possible .
«  Ah vous autre les guerriers . Un rien vous énerve et vous devenez si facile a prévoir . Je sais ou tu va frapper avant même que tu bouge imbécile . Vous êtes fier de votre puissance , cette belle puissance qui ne vous protége en rien contre votre pire ennemi : vous . Calme toi canni . Me tuer ne te servira a rien . Tu crois peut être que je t’ai laissé venir sans plan pour survivre ? »
D’un coup canni eut un mauvais pressentiment .
«  Que veut tu dire ?
- C’est très simple . Dans quelque minute je te prédis que tout les généraux vont accourir ici . Or je te rappelle que tu n’es pas forcément le bienvenu ici après ce qui s’est passé avec Diane . Si en plus on découvre que tu as tué deux spartiate tu risque de te faire enfermer toi aussi . Et ça n’est pas bon pour toi je présume …
- Que propose tu ?
- On s’évade ensemble et ensuite tu fais ce que tu veut de moi . Ça marche ? Tu n’es pas de taille contre 5 généraux … »
Ça sentait la roublardise a plein nez … surtout que le coup des généraux pouvait très bien être du bluff …
«  Dépêche toi . Le temps tourne . Tic tac , tic tac .
- J’ai une meilleure idée . Je t’empale et je file .
- Mauvais choix . Tant pis pour toi … »
Et le Joker sauta d’un coup sur canni .
Croyant a une attaque le Tueur mit ses dagues en opposition .
Mais au dernier moment le Joker se jeta de coté et coura vers la porte .
Cannibal se retourna et éclata de rire .
«  Tu crois peut être que j’avais oublié de fermer derrière moi ?
- Au contraire canni … »
Et se faisant il agita en l’air une petite clé d’acier .
Cannibal resta un instant sous le choc puis ses réflexes de tueurs reprirent le dessus .
Il se jeta en avant mais le Joker avait déjà ouvert .
Mais loin de courir il resta un instant devant la cage .
«  Et c’est parti … »

******

Le banquet des officiers se déroulait sous la grande tente du camp spartiate .
Un brouhaha énorme s’élevait des trois tables dressés .
Seule la table des généraux plus petites que les autres était silencieuse .
Il faut dire que la tension était grande .
Morgothal n’arrêtait pas de jeter des regards a Castorius qui n’avait même pas touché a sa viande .
Seul Contract imperturbable mangeait tranquillement .
«  La soupe , cria un des serveurs en arrivant . »
Et les spartiates s’agitèrent encore plus .
Quand tout le monde eut son bol plein , le calme revint d’un coup .
Contract avala son dernier morceau de poulet puis énonça la phrase attendu :
«  Mangez mes frères . »
Et se faisant il porta son bol a sa bouche suivit de tout les officiers .
D’un coup tout s’enchaîna .
Castorius fit valser le bol de Contract avant qu’une seule goutte puisse tomber dans la bouche du Dieu Roi .
Morgothal se dressa d’un bon et un une petite seconde sa lame était collé au cou de Castorius .
Contract était stupéfait .
«  Mais .. Que signifie ? »
Castorius semblait lui même étonné de son geste .
«  Je ne sais pas un pressentiment …je suis dé.. »
Sa phrase fut interrompu par un immense éclat de rire .
Tout les officiers se bidonnait grossièrement sans pouvoir s’arrêter .
Le vacarme était immense …
Les Généraux se regardèrent hébétés puis comprirent d’un coup .
«  La soupe , s’écria Itomska .
Joker … grinça Castorius . »
Et d’un coup touts se précipitèrent dehors a l’exception de Contract .
Et tombèrent sur une scène inattendu .
Joker en dehors de la cage et a coté de lui prés du cadavre des gardes …
Cannibal .
Le sang des généraux ne fit qu’un tour .
«  Il aide le prisonnier a s’échapper hurlèrent ils ! »

****
«  Alors canni , s’esclaffa le Joker , je crois que malgré tout on ferait mieux de remettre a plus tard notre problème et .. Courir . »
Et ils se mirent a courir comme des fous .
Les Généraux les poursuivait mais la course n’était pas leur point fort .
Alors que les fugitifs les distançaient une silhouette encapuchonné les dépassa d’un coup .
Momiji …
Une fois a portée il dégaina son arc et tira .
La flèche s’éleva et retomba deux centimètres du mollet de cannibal .
Celui ci et le Joker était maintenant sorti du camp .
Il s’enfoncèrent rapidement dans la forêt alentours .
Mais les généraux refusaient d’abandonner .
Dans un suprême effort ils accélérèrent encore toujours distancé par Momiji qui lui les suivait de prés .
Tout d’un coup alors qu’ils étaient encore a l’orée du bois le Joker se retourna d’un coup .
Canni et lui était aussi rapide l’un que l’autre mais le Joker était nu et canni portait toujours une cotte sur lui .
«  Mon cher frère je suis vraiment désolé mais tu ne va pas plus loin . »
Cannibal fut alors freiné en pleine course par une matière visqueuse
De la toile d’arraignée
Il s’était fait avoir comme un bleu …
Maintenant il était collé a un chêne et ne pouvait presque plus bouger les mains .
«  Au revoir frérot  » lui lança le Joker en escaladant son araignée .
Celle ci tourna sur elle même et disparu d’un coup dans l’ombre de la forêt .
La mort dans l’âme canni se tordit le coup pour regarder derrière lui .
Les spartiates était encore loin peut être qu’il pourrait …
«  Halte la ! »
Trop tard .
Momiji se tenait devant lui l’arc pointé sur son cœur .
«  Bouge pas .
- Si je pouvais ça ferais longtemps que je l’aurais fait , lui lança cannibal . 
- Ouf .. Ouf ..Bravo Momiji bon boulot . »
Les Généraux arrivaient , essoufflés .
«  Ou est l’autre ? s’écria Castorius .
- Aucune idée fit Momiji en secouant la tête .
- Rah Bordel ce .. Ce Joker je vais l’empaler . Je jure que je le retrouverais et que je le découperait en rondelle , maugréa le Général de la Légion II . 
- Vous serez gentil de m’en laisse en petit bout j’ai aussi un compte a régler , grimaça canni . 
- Bon en attendant ligotez moi ça . S’écria Castorius . Au moins on va pouvoir savoir ce que cannibal nous veut vraiment .
- Garder le Maître des tueurs en prison ? C’est ça que tu insinues ? Tu es dingue c’est une guerre ouverte avec les ordres que tu propose .
- C’est a Contract d’en décider . Et ce gars la sait quelque chose sur ma fille . Tant qu’il n’aura pas parlé il reste en prison sauf ordre contraire de Contract .
- Tu parle a des Généraux Castorius pas a de simple soldat ! Hurla Itomska .
- Néanmoins , il a raison . Nous avons beaucoup de question a poser a cannibal et la nature de ces questions ne nous autorise pas a le laisser en liberté pour le moment . Fit une voix majestueuse . »
Tout les généraux se retournèrent .
Contract se tenait la ou auparavant il n’y avait rien .
Décidément le Roi était imprévisible ….


*****

Le Joker jouait avec des cubes comme l’aurait fait n’importe quel petit enfant .
A coté de lui dans le Salon du Manoir du Fouet Doré sa mère Sherry s’agitait en s’arrachant les cheveux .
A chaque fois qu’elle s’arrêtait a coté du Joker elle détruisait la petite tour en cube .
Et le Joker recommençait sans se troubler …
A un moment elle explosa .
«  Mais enfin qu’est ce qui t’as pris ? La priorité n’était pas cannibal ! Tu devais me ramener la tête d’Arkun oui ou non ? Et toi tu reviens et tu m’annonce que non seulement Arkun vit toujours mais qu’en plus ce n’est qu’une question de temps avant que les spartiates ne comprennent pourquoi tu étais chez eux ! Et tu joue aux cubes comme si de rien était ? Ton insolence n’a pas de borne ! Tu n’as même pas tué un seul spartiate qui vaille la peine de mourir …Décidément tu me décevras toujours ! J’ai engendré un monstre , le pire des sanguinaires et il faut que celui ci refuse de tuer au bon moment … Mais explique moi au moins pourquoi ?! 
- Parce que ma très chère Mére , je n’avais pas envie d’exécuter tes ordres .
- Pas envie ? Mais depuis quand cela rentre en ligne de compte ? Je t’ai bien expliqué pourtant les immenses avantages que notre peuple aurait eu avec cette mort !
- Oui mère . Mais voyez vous j’ai trouvé votre plan de vengeance d’une banalité folle . D’un plat ennui . Alors j’ai inventé un petit plan bien sympathique et beaucoup plus marrant . Je n’allais pas m’arrêter a Arkun alors que nombre de spartiate son si .. Intéressant . J’ai envie de tester leur limite en même temps que les miennes . Je veut les voir sombrer dans la folie un a un . Ça c’est extrêmement jouissif .
- Mettons . Tant que tu les tue …
- Les Tuer ? Des spécimens si intéressant ? Mére vous délirez … Quand un chat s’amuse avec un lézard il ne cherche pas a le tuer mais a s’amuser . Et moi c’est exactement pareil . Si la proie meurt tant pis sinon tant mieux . Tant que le jeu continue …
- Je me demande parfois si tu es vraiment mon fils . Mais soit . Quel est ton plan ?
- Je vais leur faire souffrir le martyre . A tous . Castorius avec sa fille sera le plus aisé a détruire psychologiquement . Il m’a prouvé qu’il était prêt a tout et c’est parfait . Il y’a Oslote aussi . Il sera aisé de m’arranger pour le faire basculer dans l’ombre . Peut être même que je n’aurais rien a faire .. Lui et Momiji seront entraînés dans la tornade que je vais créer de toute façon . Qui sait ce qu’il en ressortira ?
Arkun sera le plus compliqué … Mais a vrai dire je suis plutôt optimiste .
- Beaucoup même …pour être sincère je ne vois vraiment pas comment tu vas réussir …
- Pour plus de facilité et pour commencer je vais retourner dans leur rang .. »
Sherry eut l’air estomaqué .
«  Tu vas quoi ?
- Je vais revenir parmi eux . Ou tout du moins je vais me convertir en ami . Ne fait pas cette tête Mére ça sera très facile . Et tu vas beaucoup m’aider . »
Sherry resta un instant muette … Elle ne comprenais plus rien …
Tout s’éclaira lorsque deux gardes de Ludwig entrèrent dans la pièce .
«  Tu ne vas pas oser ?
- Oh que si …
- Petit imbécile orgueilleux tu crois peut être que me donner a eux va te faire aimer ?
- Je ne cherche pas a me faire aimer . Je veut juste être en paix le temps de retrouver les Quatre …
- Ils savent tous que tu veut les trahir .
- C’est la que tu te trompe . Des soupçons par définition ne sont pas des certitudes . Les seuls qui posent vraiment problème a vrai dire sont au nombre de deux . Ceux qui étaient a la Taverne ce fameux soir …Valkyrie , soit il est mort ce dont je doute vu que canni connaissais mon nom d’apprenti , soit il est vivant et il doit avoir une folle envie de me tuer . Ce qui dans un sens est parfait . Et puis Biskit … Mais lui ne devrais plus être un problème pour le moment … Le soi disant antidote que je lui ait donné pour la piqûre de ma fifille a un effet secondaire très pervers . Il provoque la mort en une semaine .
Il n’en a donc que pour 2 jours avant de tomber dans un état comment dire … pitoyable . Et même s’il survit ce qui est peu probable sa mémoire aura été gravement affecté par le poison … 
- Tout le monde sait qui tu es ! Il suffit de te regarder pour savoir que tout cadeau que tu fait est empoisonné .
- Erreur encore … Personne ne sait qui je suis pas même toi … Personne excepté ceux qui ont passé l’épreuve du Sentier Noir en même temps que moi . Et ils sont tous .. Morts . Bon assez parlé ligotez la nous partons maintenant . Il s’agit d’arriver avant Valkyrie . Ça ne devrait pas être trop difficile vu le nombre de serviteur que j’ai envoyé le retarder … »
Les deux gardes se précipitèrent sur Sherry pour l’attraper .
Celle ci dégaina son fouet d’un coup . Ce dernier alla s’enrouler autour de la tête d’un d’entre eux .
D’un brusque mouvement du poignet la tête se sépara du corps .
Le deuxième s’aaretta net .
Au moment ou Sherry levait son fouet pour la deuxième attaque elle sentit une brusque pression sur sa nuque .
Se retournant elle découvrit le pire des sourires qu’elle avait jamais vu .
«  Tu es un monstre …
- A qui la faute ? Rigola le Joker . »

*****

La cité Impériale SA était enveloppé dans la nuit .
Le petit convoi du Joker avançait sans bruit .
Bientôt ils arrivèrent a la porte .
Un garde comme prévu .
Celui ci s’avança menaçant mais eut un sourire en reconnaissant Joker .
«  Bonjour Sieur Ludwig puis je savoir pourquoi vous désirez sortir ? »
Le joker descendit de cheval et lança au garde .
«  Dis moi mon garde as tu des enfants ?
-Oui mais …
- Parfait . »
Et il lui aspergea le visage de son spray .
L’expression du garde changea d’un coup .
Un air vague et soumis .
«  Écoute moi bien mon cher . Écoute bien . Tu vas rentre chez toi et tu vas égorger tout ceux qui s’y trouve puis tu allumeras un incendie pour couvrir notre fuite . Ensuite tu te suicideras . C’est compris ?
- Compris , marmonna le garde d’une voix éteinte »
Et ils sortirent de la ville .
Alors qu’il allait au petit trot le Joker s’apprêta a ordonner de galoper lorsqu’un mendiant sortit de nulle part .
«  Messieurs dame une petite pièce ? »
Cette fois le Joker devint verdâtre .
Le visage animé d’une fureur si incroyable qu’il en tremblait il descendit a nouveau de cheval .
«  Tu n’es .. Pas .. Dans .. le plan … »
Le mendiant ne semblait pas comprendre …
L’air interrogateur il observa le Joker s’avancer vers lui en répétant : tu n’es pas dans le plan .. »
Lorsqu’il fut assez prêt le Joker lui empoigna le col et lui colla son visage sur le sien .
« Regarde moi bien vieillard . Ce sont les dernières couleurs que tu vois . »
Et il enfonça ses pouces dans les yeux du pauvre hère .
Lorsque ce fut fait le vieil homme n’était plus qu’une loque sanguinolente .
Le Joker se remit en selle et croisa le regard courroucé de Sherry .
Et il haussa les épaules .

*****

La surprise avait été grande au camp spartiate .
Même Contract avait du faire beaucoup d’effort pour calmer ses hommes .
Et maintenant il interrogeait le Joker dans sa tente personnelle .
«  Tu dis donc que tu as fait tout ça juste pour Sparte . Que tout ça était un plan pour nous donner cannibal et Sherry ?
- C’est exact et ma bonne fois est aisément vérifiable . Dans l’incident du réfectoire si j’avait voulu j’aurais pu tuer la majorité de nos officiers .
- Juste . Néanmoins tu as fait beaucoup de chose qui t’interdise de revenir parmi nous Joker . Tu en es conscient je suppose .
- Tout a fait .
- Bien . Je te demande de quitter le camp spartiate et de ne plus revenir . La guerre est finit et nous rentrons a Sparte Envoie un courrier la bas si tu veut me contacter . Autrement je ne veux plus avoir affaire a toi . Entendu ?
- Entendu . »
Et il sortit . Avant de passer le seuil de la tente cependant il lança :
«  Vous direz a Castorius que s’il veut savoir ou est sa fille qu’il me contacte .
- On le fera . Va . »
Et le Joker disparut .
Morgothal s’écria alors :
«  Qu’est ce que vous comptez faire mon Roi ?
- Nous n’allons pas le poursuivre . Je n’ai pas envie de perdre encore des hommes . Nous rentrons a Sparte . La bas j’aviserais . De toute façon il est clair que cet homme est une menace pour nous .
- Et pour la fille de Castorius ?
- Nous ne lui dirons rien . C’est certainement un piége et le connaissant il foncera .
- Mais si ce n’en est pas un ?
- Oslote reviendra bientôt . Ses Ocelots iront vérifier ce qu’il en est … »

****
Sur le dos de son araignée le Joker se léchait les babines .
Tout cela s’annonça terrible .
Et ce n’était que le début .
_________________

Back to top

Kyfra


Offline

Joined: 18 Mar 2008
Posts: 109

Localisation: Buc

PostPosted: 06/04/2009, 03:41    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


Les jours passaient les uns après les autres,si les connaissances de Cannibal en matière de poison avaient permis de soigner le légionnaire des griffes de la mort, les séquelles psychologiques, elles ne s'estompaient pas.
Les choses n'avançaient pas, les événements avaient beau s'enchainer l;es retombées n'égalaient jamais les attentes de l'ancien pacifiste.
La liste de ses ennemies s'allongeait alors que celle de ses amis semblait elle ne pas bouger; voir même se raccourcir.
Biskit avait attendu des excuses de son vieil ami pendant toute la durée de sa convalescence, mais le mutisme dans lequel s'était terré le général infanticide pesait énormément sur le moral du légionnaire.
Tout allait si bien avant l'arrivée de ce maudit Joker.
Son entretien avec le Roi-Dieu, son incorporation dans l'armée spartiate, l'ancien pacifiste, en grand joueur d'échec qu'il est; avait déplacé ses pièces les unes après les autres.


Tout était si simple,ruminait Biskit, Contract en bon Roi, reste calme en ce début de partie, ses déplacements sont limités, il controle le jeu. Arkun, joue lui le rôle de la Dame, assurant les arrières de toutes les pièces d'attaque, il débute cette partie de manière classique et prévisible, campant sur sa force il s'impose comme un réel garde-fou. Un garde-fou? Ahahahahha

Biskit s'amusa de cette coincidence, la croyant anodine, ce fut pourtant ce terme bien précis qui ouvrit les yeux du jeune homme.

Arkun ne remplit pas correctement son rôle de garde-fou, Joker échappe totalement à son contrôle. C'est là que mon jeu pêche....
A moins que....


La mine malade du légionnaire semblait se raviver au fur et à mesure que sa réflexion se développait...

Eureka!s'écria Biskit. Mais c'est bien sur! Comment ai-je pu être aveugle à ce point? Mon esprit à été embrûmé par ma suffisance et mon attentisme. Joker n'est pas un Fou! C'est un cavalier!!! Un putain de cavalier. Imprévisible, il n'hésite pas à trasgresser l'ordre établi en sautant par dessus les barrières que le commun des mortels se fixe, aveuglant par la même sa propre perception.
Si le Fou ne file pas droit, le cavalier lui est la pièce la plus perverse du jeu. ne se déplaçant jamais en ligne droite, il se balade sur l'échiquier avec la grâce d'un chat, nourrissant de sombres desseins, attendant son heure, feintant d'attaquer a droite et à gauche, il ne vise en vrai qu'une seule chose...
Mais alors, des têtes vont tombées. Le Joker ne va pas tarder à entrer en action. Et ce coup ci ca ne sera surement pas du bluff....
Hum, j'ai pris beaucoup de retard et moi, ma position actuelle ne me permet que de jouer un rôle de pion dans cette partie....


Cette remarque, amusa beaucoup Biskit, qui cherchait toujours à s'identifier à une des pièces de son propre jeu. Et il faut dire que là, n'étant qu'un simple légionnaire ses capacités de mouvement étaient drolement réduites...

Le légionnaire commença à s'affairé pour partir au combat. Méthodiquement il enfila sa plus belle culotte noire, ses chaussures, enfila son casque et attrapa ses armes. Un rituel auquel il était devenu coutumier, mais aujourd'hui c'est l'esprit triste et fatigué qu'il quitta sa demeure. Au dehors les drapures noires flottaient dans le ciel de Sparte, et Biskit, l'âme en peine ne prit pas la direction de la caserne comme lorsqu'il partait en campagne mais celle du temple érigé a la gloire de Mars.
Lorsqu'il penetra dans l'enceinte du lieu sacré il aperçu d'autres casques rouges près d'une colone. Ca ne pouvait être que ses camarades de la légion VI. Seuls eux seront dressés de leur tenue de combat pour la comémoration. C'était la tradition spartiate qui le voulait, lorsqu'un général mourrait, ses légionnaires le portaient une dernière fois jusqu'aux portes de son dernier combat. L'honneur était grand pour un spartiate, mais la perte de Charismatik en ces périodes de troubles pesait inéluctablement sur le moral de ces jeunes gens.
Biskit appreciait beaucoup son général et avait fait de son mieux pour le servir.

Une Tour est tombée, se dit le spartiate. Il sera dur de la remplacer.

............

Après la cérémonie, Contract avait ordonné à son légionnaire de l'accompagner au chateau. Il voulait s'entretenir en privé avec lui.
Biskit, n'avait pas eu de contact particulier avec le Roi-Dieu depuis qu'il était arrivé à Sparte. Mais l'annonce de cet entretien n'allait pas désarconner le spartiate. Il allait affirmer un peu plus sa personnalité. Le rôle du spartiate modèle, de la machine à tuer, il l'avait assez joué. Le lac de sa vie devait s'animer, se transformer en torrent puissant et inarretable.

Le légionnaire atteignit assez rapidement le hall du chateau et se presenta a l'intendant du chateau. Ce dernier lui fit part d'une nouvelle quelque peu déconcertante. Contract ne l'attendait pas dans son bureau ou dans la salle du trône mais a la taverne privé des généraux dans la partie Ouest du chateau.

Biskit n'était jamais entrer dans cette partie du chateau, il s'y dirigea tant bien que mal et frappa a la porte.


Entre Biskit, entre! Nul doute s'était la voix de Contract.
-Que me vaut cet honneur mon Roi. entama le légionnaire avec assurance.[/i]
-Laisse donc l'étiquette au placard, et mets-y les "vous", les "Mon Roi" et toute la batterie de noms ridicules dont tout le monde m'appelle et assieds toi.

Le jeune spartiate s'executa, et pris la parole:

Contract, l'attitude de Castorius m'exaspère. Il ne s'est même pas déplacer pour les funérailles du Général Charismatik. J'imagine que tu m'a appelé pour que j'aille voir ce qu'il a et je suis dans le regret de te dire que je n'en ferai rien.

Contract se mit a rire grassement au nez et a la barbe du spartiate vexé.

Tu refuserais d'executer mon ordre? Quelle impertinence!
-Euh se n'est pas ce que j'ai dit Contract, donne moi n'importe quel ordre et je l'executerai, mais je ne peux m'abaisser à aller voir ce tueur d'enfant, cet ami indigne.... ce... ce....


La fureur qui s'emparrait de Biskit ne fit que raviver la douleur de la blessure causée par son ami. Contract lui continuait à rire de bon coeur ce qui enervait encore plus le légionnaire...

Si tu refuses un de mes ordres je te fous une mandale!!!!

Tel un éclair, le Roi bondit par dessus la table en direction de Biskit. Ce dernier eut juste le temps de fermer les yeux, s'attendant a se faire decoller la tête par son Roi. Mais rien de tel ne se passa. Hésitant il réouvrit les yeux et vu Contract assis juste devant lui. un grand sourire aux lèvres. Biskit ne comprenait pas.

Bah enfin mon con! Tu croyais que j'allais t'en coller une? J'avoue que ca te remettrait à ta place, mais bon je passerai pour aujourd'hui. Tu n'as refusé aucun de mes ordres pour dire vrai.
-Euh..... C'est plutot bien que tu le prennes comme ca...
-Comme quoi? Je ne t'ai encore même pas dit pourquoi je t'avais fait venir.


Biskit réalisait le ridicule de la situation, il s'était presenté devant son Roi et s'était monté la tête tout seul...
Il se mit à sourire.


Pas faux! Alors quelle est la raison de ma venue?
-Je veux que t'ailles voir ce qui arrive a Castorius.

Biskit n'en revennait pas. On le prenait pour un con. Le visage rouge de colère il s'apprêta a crier toute sa colère mais le Roi reprit la parole avant.
Je plaisante Biskit je plaisante. Je t ai fait venir pour te faire part de ta promotion.
Te voila Général de la Grande Armée Spartiate. Ton commandement a pris effet il y a deux minutes, lorsque je t ai remis la lame de Charismatik et de tous les généraux spartiates qui ont dirigé la sixième légion avant toi. Toutes mes félicitations...Général Biskit.

Biskit regardait autour de lui mais ne vit pas cette épée, Contract avait bien un épée dans sa main, mais ce n'était pas la lame de Charismatik. En y regardant de plus près, l'ancien pacifiste réalisa que c'était sa propre lame que Contract avait dans les mains. Biskit compris, il regarda sa hanche et vit que la garde rouge sang, de la lame des généraux de la sixième légion reposait là, emergeant du fourreau de son ancienne épée.
Le Roi avait dut faire l'echange lorsque Biskit avait fermé les yeux, attendant de se faire frapper par Contract.
Le nouveau général n'en revenait pas. Après avoir exprimé son contentement, sa surprise, son honneur il remercia son Roi, le salua et se retira.
Rejoignant son habitation, il réalisa peu a peu ce qu'il venait de s'opérer; sa valeur au combat, la force de sa volonté et le respect des valeurs, avaient permis au pion Biskit de se faire remarquer.
La mort de Charismatik avait été une grande perte pour Sparte mais elle avait libérer une place.


Ahahahah! Le pion vient de parvenir à l'autre bout de l'échiquier, la transformation s'est opérée.
Biskit est maintenant une Tour.
dit le général pour lui même en franchissant le seuil de sa demeure.
Il va pouvoir régler son compte avec le cavalier ennemi, espérons que je n'ai pas besoin de sacrifier une pièce pour le sortir de la partie.
_________________
Kyfra, Diplomate CDF.



Un petit proverbe de mon cru:
"Si tu bouffes de la m*rde, t'etonne pas de puer de la gu*ule"

Back to top

cannibal


Offline

Joined: 20 Oct 2007
Posts: 2,164

Alliance (s1): WeB (cannibale)
Alliance (s2): ADD (Ducat)
Alliance (s3): Freak (Ezechiel)

PostPosted: 07/04/2009, 18:00    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


Cannibal était enfermé dans la cage. en périphérie du camp. Il avait subi les passages à tabac des spartiates, subi les interrogatoires forcés, subi les tortures, et sourit en y repensant car pour la plupart des instruments de torture qu'avaient utilisés les spartiates sur lui, c'est lui qui les avait inventées... quelle ironie. Le corps ne bougeait pas. Semblant attendre quelqu'un... ou quelque chose. Et ce quelqu'un arriva. Une ombre se profila a travers les pans de la tente, sous l'éclat argenté de la Lune. Cannibal tendit l'oreille en souriant. Les cinq gardes spartiates moururent sans un bruit, sans douleur, sans un cri, sans même un murmure... L'ombre écarta les pans rabattus de la tente et entra. Cannibal souria alors franchement. Ses lèvres se retroussèrent pour laisser regarder ses dents blanches.
-Tu as fait vite.

L'ombre tressaillit. Elle s'inclina avec raideur et se mit dans la lumière. Et si une autre personne aurait été dans la pièce il n'aurait pas su donner une seule différence entre les deux corps de celui qui était dans la cage, et celui au dehors. Le vrai Pontife s'agenouilla cette fois, mettant un genou au sol et inclinant la tête profondément.
-Que loué soit le nom de ma Dame... murmura-t-il

A ces mots, le corps dans la cage émit un grognement satisfait. Il fit semblant de prendre un air malheureux.

-Oh. Dois-je comprendre que je n'ai plus aucun rôle à jouer ? Dommage... j'aurais bien voulu enrouler les viscères des ces spartiates autour de mon sceptre et apaiser un peu ma faim dévorante... Enfin... je ne pouvais refuser un petit service à mon meilleur serviteur... Ce Joker m'a amusée. Tu savais que c'était ton demi-frère ?
-Non Madame. Cela me destabilise un peu. Je dois l'avouer...

Le corps emprisonné ricana.
-Un nouveau membre dans ta famille... Dieu ! Vous les humains vous vous reproduisez comme des mouches... Oh! J'oubliais que toi, tu n'es qu'à demi-humain.
-Je préfère oublier mes origines, Votre Sainteté. grimaca cannibal
-N'en parlons plus tu as raison. Au fait, comment étais-je dans mon rôle ? Tu ne trouves pas que j'ai un don pour le théâtre ? Ce Joker croyait vraiment que j'étais toi...

Cannibal souria d'un air triste. Soulevant la main droite, il agita ses longs doigts. Aux eXtrémités brillaient des éclats métalliques.
-Eh bien... sauf le respect et l'adoration que je vous dois...
-Zut ! j'avais oublié que tu utilisais surtout les griffes artificielles... J'ai pris les lames comme une idiote. Bien. La prochaine fois que tu m'invoqueras, je ne ferais plus la même erreur. En attendant, tu connais les règles, mon loyal serviteur. Un millier de sacrifices pour mon invocation et mon arrivée sur terre. Je retourne en haut avec ces imbéciles de grecs clinquants.

Cannibal inclina la tête en souriant une nouvelle fois.
-Ce ne sera pas difficile Déesse des Ténèbres... Vous serez comblée...

Agitant la main d'un air puéril, les yeux noirs devinrent gris, puis blancs. Thanatos avait quitté son enveloppe, laissant derrière elle Son grand-prêtre et sa réplique exacte sans vie dans la cage. Avant de partir tout à fait rejoindre les autres dieux, elle souffla dans l'oreille de son Adorateur préféré :
-Tu ferais mieux de faire disparaître cette enveloppe... Ca ferait du vilain si on la voyait...

Le grand prêtre se tourna vers son exacte réplique. Elle était tellement ressemblante qu'il en était gêné. Mais il ne se soucia pas outre mesure. Il avait fait un long chemin pour arriver au campement spartiate, puis sa Déesse lui avait proposé son aide... et Elle avait mis assez de sous-entendus pour transformer cette proposition en ordre. Il avait fallu l'invoquer, et écouter les révélations de ce Joker trompé par les tours de la Dame des Ténèbres... C'était éreintant, et cannibal avait faim. Il commenca à manger l'enveloppe. Un massacre l'attendait...

* *
*


Valkyrie jura tout bas. Il faisait froid, et il détestait qu'on le fasse attendre. Il ne savait pas pourquoi cannibal lui avait demandé de rassembler l'armée Croisée. Et maintenant qu'il était au lieu de rendez-vous, cet imbécile de gamin était introuvable ! Valkyrie pesta contre la jeunesse trop gâtée. Un jeune de 28 ans à la tête de l'Ordre des Tueurs ! Ridicule ! Ah et ce froid glacial... Valkyrie frissonna. Soudain il vit un homme encapuchonné s'approcher de la colline où était le point de rendez-vous. Les pans de son long manteau noir claquaient derrière lui sous le vent froid. La démarche était posée, tranquille. Le Tueur ne se presse pas, remarqua le Seigneur des Marches. Lorsqu'il fut devant Valkyrie, la tête de cannibal apparut. Il fit un bref sourire à son allié.
-Je suis content que tu sois venu Val. Cela aurait été difficile sans toi...
-Tu m'a fait venir sans rien m'expliquer, sous ce froid givrant, tu m'a demandé de venir avec mon armée, je l'ai fait. Maintenant dis moi tout, et rapidement si possible. La dernière fois que tu as rassemblé nos deux Ordres, c'était lors du génocide des FC dans l'Ancien Monde. Tu veux organiser un nouveau massacre ?
-Exactement. Mais les ennemis sont... assez différents. répondit cannibal avec un petit sourire en coin. Le campement spartiate est à une lieue d'ici... et Joker est dedans.
-Tu l'as rencontré ? Que s'est-il passé ?
-Je ne l'ai pas rencontré. Une... amie s'en est chargée à ma place.

Valkyrie fronca les sourcils. Il jaugea le jeune homme devant lui et vit une marque noire très petite sortir de la manche de son grand manteau. Prenant le bras violemment, il remonta la manche. Cannibal se laissa faire en levant les yeux au ciel comme un enfant qui est pris en faisant une bêtise. Valkyrie vit alors les tatouages, et surtout les deux grandes cicatrices fraîches dessus. L'une suintait encore... Il lâcha le bras comme s'il s'était brûlé. Cannibal remis calmement sa manche.
-Je ne peux pas y croire... Tu l'as invoqué. Et sans même m'en parler... Jeune imbécile ! L'arrivée de la Dame des Ténèbres sur terre pourrait amener le Chaos ! Tu ne t'imagines pas...
-Je pense être plus qualifié que toi pour parler des risques que Thanatos laisse derrière Elle. coupa cannibal D'autant que si sa magie n'avait pas été là et si elle n'avait pas trompé Joker, Je moisirais encore dans les geôles spartiates... Au fait, Joker est mon frère.
-... Jeune écervelé tu ne connais rien du tout de... Quoi ??!
-demi-frère en fait. Je savais que mon père était un imbécile, mais je ne savais qu'il était un chaud lapin... Referme cette bouche s'il te plaît. Tu ressembles à un maquereau.
-Bon. Tes affaires familiales ne sont pas les miennes. Expliques moi plutôt pourquoi tu veux attaquer Contract dans son campement de guerre.
-C'est evident. Ma Déesse exige une hécatombe en son honneur. Un millier lui suffirait. Les conditions sont d'ailleurs très favorables. Arkun est parti avec une légion récupérer une de mes prisonnière directement dans la Cathédrale Noire.
-Même sans Arkun, le campement abrite dix mille guerriers spartiates surentraînés.
-Ne m'embarrasses pas avec les détails. Je dois rencontrer Joker en personne maintenant et régler comme tu dis certaines affaires familiales... Toi, tu brûles tout. Mes Tueurs sont déjà à l'action.

Après ces paroles, Valkyrie remarqua du mouvement en bas de la colline. Cannibal se retourna en froncant les sourcils, et se rasséréna en voyant une centaine de jeunes filles, courant sur la pente de la colline pour rejoindre le sommet, toutes maculées de sang, joviales, ...et complètement nues. La meneuse était Nessa. Elle fit un signe de salut à son oncle et le rejoignit.
-On dira ce qu'on voudra, haleta-t-elle, essoufflée mais le visage rayonnant. Mais ces spartiates sont vraiments bons au lit. Dommage que l'on n'attaque pas à l'aube... J'aurais pris plus longtemps du plaisir.

Son oncle leva les yeux au ciel
-Dis moi juste combien Nessa...
-Nous sommes cent-vingt. et chacune de nous a visité le lit de plusieurs de ces guerriers. Je dirais qu'en moyenne chacune en a eu trois. Moi j'en ai tué cinq ! se venta-t-elle Je te dis pas leurs hurlements quand je leurs ai arraché les bijoux de famille avec les dents lors de la fell...
-Leurs hurlements ? J'espère que vous ne vous êtes pas fait repérées...
-Les cris de douleur et d'orgasme sont similaires. On s'est fait remarquées ca oui ! Mais dans le bon sens je dois dire...

Derrière les jeunes prêtresses nues éclatèrent de rire en entendant les paroles de Nessa. Même Valkyrie s'accorda un sourire. Cannibal congédia les Tueuses d'un geste las. Une prêtresse s'approcha du Pontife d'un air penaud.
-Monseigneur ? Pourrais-je vous parler ?
-Parle Lovyan, j'imagine ta requête. Tu viens plaider la vie de ton père ?
-Eh bien je... Oui.
-S'il est vraiment un général spartiate, il s'en sortira. D'une façon ou d'une autre... Mais, Lovyan, tu as embrassé le Sentier Noir. Tu ne pourras jamais revoir castorius, sinon dans un contrat qui le concernera. Tu en es consciente ?

La jeune fille s'inclina. Une larme coula sur sa joue. Elle repartit sans dire un mot.

Cannibal se retourna vers Valkyrie. Celui-ci hocha doucement la tête sans un mot.

-Va. Le temps de monter les trébuchets, je commencerais l'attaque dans une demi-heure...

* *
*


Joker jouait avec des cubes en bois sur la charrette. Contract l'avait envoyé à Spartes pour l'éloigner de la guerre. Il l'avait jugé trop dangereux... Et il avait raison. Mais Joker s'y attendait. Ne cessant de sourire, il arrêta de jouer pour regarder autour de lui. La cage où on l'avait enfermé était solide. Mais pas l'escorte de spartiates autour de lui. Enfin, escorte... plutôt gardes-prisons. S'il avait le moyen de passer les barreaux, il ne lui faudrait même pas deux secondes pour les tuer ...et plusieurs heures pour les torturer. Il tourna la tête. La route était encore longue avant d'arriver à la capitale... Si seulement on lui avait donné un rat... il se serait amusé à lui arracher les boyaux très lentement, mais on ne lui avait donné que ces cubes. Il aimait bien ces jouets. Il continua à empiler les cubes de bois quand soudain il leva la tête et huma l'air. Il rigola tout haut.
-Qu'est ce qui te fais encore rire pourriture ? hurla un des cavaliers.

Joker tourna sa tête de côté et fixa celui qui l'avait interpellé. Il rigola une fois de plus.

-Vous allez tous mourir...
-Ha ! Pauvre fou t'es qu'un grand malade... rigola le conducteur de la charrette.

A peine avait-il dit ces mots qu'un gargouillement gras parvint aux oreilles de Joker. Un des gardes tomba de son cheval, la gorge tranchée. Il se convulsa pendant quelques secondes avant d'expirer. Joker s'assit pour regarder le spectacle en se léchant les babines.

-En ordre de défense ! beugla le capitaine. Trouvez moi ce fils de chacal !

Deux couteaux lancés le firent taire. L'un s'enfonca dans la gorge, l'autre dans le front. Les couteaux avaient semblés partir du bois juste à côté de la route. Tout à coup, une ombre noire s'avanca. Cannibal sourit en voyant les regards de ces spartiates entraînés. La mort de leurs compagnons ne leurs étaient d'aucune tristesse. Maintenant, ils devaient tuer l'attaquant ou mourir. Un des archers banda son arc dans sa direction. Le Tueur ne lui laissa pas le temps de décocher. Il était déjà derrière lui sur la selle, et creusa un fin sillon sur sa joue. Une griffure. Cannibal sauta du cheval et s'élanca vers les trois derniers survivants. Semblant danser entre les chevaux, il taillada une jambe, un bras, et une aine. L'archer dont la joue avait été griffé commencer à agoniser sous l'effet du poison. Il tomba de selle, Bientôt suivi des trois autres spartiates. Le Tueur ne prit même pas la peine de regarder s'ils étaient morts. Il s'approcha de la cage. Joker souria. Sa tête maquillée laissait transparaître ses yeux de déments. Cannibal se sentit dégoûté et pris de pitié pour son demi-frère.
-Quelle ironie. C'est moi qui t'ai fait mettre dans une cage, et pourtant, tu es libre et c'est moi qui est emprisonné...

Cannibal secoua doucement la tête.
-Je n'ai jamais été dans la cage mon cher frère. Dans ta folie, tu ne peux même pas reconnaître un leurre quand tu es devant l'un d'eux.
-Oh oh oh ! Tu es un grand bluffeur je vois. Mais bon. De toute façon les spartiates m'ont graciés. Et m'attaquer signifie déclarer la guerre aux spartiates. Aller, libères moi.

Cannibal souria. Il s'approcha de la cage et brisa le verrou. En sortant, Joker fit une dizaine de cabrioles.
-Je vais détruire le campement de Contract. En fait, il se peut même qu'à cet instant il soit déjà détruit, mais je devais te reprendre quelque chose qui m'est cher...

Joker fit une pause. Et regarda cannibal. Soudain, un éclair d'incompréhension traversa ses yeux fous.
-Ca... ca c'est pas dans le plan... Pas dans le plan...
-Ce n'est pas ce que tu voulais mon cher frère ? Un bain de sang ? demanda cannibal très amusé.
-Imbécile... J'ai... J'ai encore besoin des spartiates... J'EN AI BESOIN !!!

Le Tueur n'attendit pas plus longtemps. Il fonca sur son demi-frère, griffa son avant-bras puis s'esquiva aussitôt. Joker regarda son avant-bras, ennuyé, mais au bout d'un moment, il hoqueta et chercha de l'oxygène, aspirant avidement l'air. Il tomba à genoux. Sa tête maquillée grimacait de douleur.
-C'est pas dans... le plan...
-Relève toi, clown. Si tu es mon frère, tu dois avoir une certaine immunité contre les poisons... Croyais-tu que tu étais le seul à utiliser des substances dangereuses ? Ce doit être de famille...

Joker, fou de rage, fonca vers cannibal, sortant ses deux dagues effilées. Surpris, cannibal fit un saut de côté mais ne sut éviter l'entaille profonde sur son bras gauche. Se retournant, Joker fit un saut grandiose et atterri derrière le Tueur et lui taillada le dos. Le sang gicla. cannibal tomba à genoux. Le Joker rigola un bon coup en faisant quelques cabrioles et se posta devant son frère.
-Désolé mon frère je dois te quitter... Néanmoins, tu auras presque fait capoter mon plan... Enfin. Tout est mal qui finit mal.

Joker abattit sa lame. Dans le vide. La dague alla s'enfoncer dans la terrre, étant emportée par l'élan.
-Excuse moi Ludwig. Mais ta main gauche menace mon trône...

Une gerbe de sang jaillit, le Joker regarda son moignon d'un air ennuyé. A côté, cannibal tenait fermement sa main tranchée qui portait l'Oeil Ensanglanté. Symbole des Héritiers du royaume de l'Ordre Tueur. Le Tueur poussa un petit soupir de soulagement.
-C'est tout ce que je voulais... Je prierais la Dame des Ténèbres pour qu'elle t'ôte cette folie. Désormais, tu ne pourras plus prétendre au trône, ni même prétendre à nos consanguinités. Tu n'es... plus rien.

Laissant derrière lui les cadavres des gardes baignants dans leurs sangs et Joker au milieu, regardant toujours avec incompréhension son moignon, cannibal pénétra dans la forêt et retourna dans la clairière où devait avoir lieu la bataille.
Après deux longues heures harassantes de course à travers la forêt, il entendit des cris de colère et de douleur, couverts de temps à autres d'explosions de feu qui illuminaient le ciel. Cannibal écarta des branches et vit bien en contrebas la destruction totale du campement. Les trois quarts des tentes étaient embrasées et le dernier quart était sérieusement menacé par le feu qui s'attisait avec le vent soufflant dans la direction des survivants. Le Pontife souria : Thanatos les aidaient un peu, pas trop, mais assez pour qu'elle s'amuse.Il vit des poches de résistances se former. Des noyaux de vétérans se formaient et se défendaient. Au corps à corps, nul ne pouvait vaincre un spartiate. Et il avait formé ses tueurs à cette idée. Rôdant autour d'un amalgame de spartiates, une dizaine de Tueurs tournaient autour d'eux, faisaient des feintes puis se repliaient, puis lancaient dans l'obscurité des fléchettes empoisonnées par sarbacane. Peu à peu, les spartiates tombèrent. Beaucoup étaient mis en cendre par le brasier mis en place par les guerriers de la Sainte Inquisition. Par groupe de vingt, ceux-ci arpentaient le camp avec des torches et brûlaient tout ce qui pouvait être brûlé : toile, nourriture, bois, hommes... Leurs tuniques longues et blanches scintillaient aux lueurs jaune et rouge de l'incendie.

-On apprécie le spectacle ?

cannibal se retourna et vit devant lui la face joviale de Valkyrie. Celui-ci regarda à son tour en bas la déclaration de guerre aux spartiates.
-Contract a de suite flairé le danger. J'ai perdu beaucoup d'hommes à cause de lui et des autres généraux qui lui ont servis de gardes du corps. En comptant quelques guerriers spartiates, ceux qui se sont enfuis étaient surtout les généraux et le Roi, juste avant que mon magnifique bûcher enferme ce camp comme dans une nasse.

Valkyrie regarda cannibal et souria jusqu'aux oreilles cette fois.
-Tous les autres sont morts. Aucun survivant...

Back to top

Vlad TKSAS


Offline

Joined: 15 Feb 2007
Posts: 804

Alliance (s1): CDF
Alliance (s2): FS
Localisation: Sous terre

PostPosted: 08/04/2009, 13:32    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


Momiji se réveilla en sursaut en plein milieu de la nuit.
Il entendait un peu d’agitation au dehors, des bruits de pas et quelques cris. Des cris qu’on aurait pu croire de plaisir mais il y avait quelque chose…
Momiji prêta l’oreille un peu plus.
« Aaaah »

Cette fois-ci il n’y avait plus de doute. Il savait faire la différence entre la mort et le plaisir. Quelque chose ne tournait pas rond dans le campement.
Il s’habilla et s’arma avant de sortir le plus discrètement possible de sa tente. Il faisait nuit noir, la lune bien que pleine semblai avoir bloqué ses rayons.

Il avança prudemment se cachant de tentes en tentes.
Et au bout de quelques minutes de marche il découvrit se qu’il soupçonnait.
Des femmes complètement nues marchaient dans le camp, allant de tentes en tentes, pour le plus grand plaisir des spartiates au moins au début, car la fin était funeste.
Depuis quand les spartiates acceptent-ils les filles de joie dans leur campement ???
Le camp est censé être fermé à quiconque. Leur respect des femmes serait-il trop grand ?
Ils sont beau les grands guerriers une fois endormi pour toujours dans leur propre sang.


Il devait aller voir si Biskit et Castorius étaient vivant. Il commença à courir vers leurs tentes.
Soudain au détour d’une tente Momiji perçu un mouvement. Il eu à peine le temps de prendre son bouclier qu’une dague vint se planter dessus. Un léger liquide coulait le long de la lame.
« Du poison ? »

Momiji ne prit pas le temps de réfléchir plus, il fonça vers le petit buisson d’où provenait la dague.
Il y eu un léger mouvement et une seconde dague parti dans sa direction.
Il s’y était déjà préparé et il effectua une roulade sur le coté tout en lançant la première dague qu’il avait récupéré.
Il mit alors son bouclier et en avant et fonça tel un bélier vers le buisson.
Il heurta de plein fouet son assaillant qui vola quelques mètres plus loin.
Momiji s’approcha du corps prudemment. Il avait la dague plantée dans le torse. Le poison était mortel est très efficace il semblerait.
Sans perdre plus de temps Momiji chercha sur le corps de son adversaire un signe distinctif afin de voir qui s’en prenait à eux. Et ce qu’il vit ne l’enchanta pas.
« Oh mon dieu … La tatouage de l’ordre des tueurs. La cavalerie de Cannibal est arrivée... »
Il devait absolument se rendre aux tentes de ses amis. Il craignait le pire.

Il reparti sur le champ et couru le plus rapidement possible à la tente de Biskit. Il entra et fut surpris du résultat.
« Vide ? »
Il alla alors voir celle de Castorius mais sa tente était vide également. Toutes les tentes des généraux étaient vide et les lits n’étaient pas défais. Auraient-ils passé la nuit autre part ?
Peut-être à la Taverne des généraux, mais ça n’expliquerai pas l’absence de Biskit. A moins que, après la mort du Général de la VI ième légion Contract n’ai voulu faire une surprise à Biskit.
Momiji partit sur cette déduction, étant le meilleur scénario et impliquant qu’ils avaient la vie sauve. De simples assassins ne pourraient venir à bout de tous les généraux et du Roi réunis.
Il voulait les rejoindre mais quand il sortit de la tente de Castorius, il vit une centaine de jeunes femmes nues et couvertes de sang courir vers la sorti du camp
Il devait les suivre ! Mais d’abord il voulait voir la prison de Cannibal. Elle était assez proche de la sortie du camp de toute manière.
Il tenait à voir comment il s’était échappé et organiser tout ça.


Tout en évitant de sa faire voir par les filles de joie psychopathes, Momiji se dirigea vers la cellule de Cannibal.
Il n’y avait plus personne, ce à quoi il fallait s’attendre. Mais ce qui intéressait Momiji c’était de voir l’état des barreaux.
Ils semblaient avoir été coupés en 4 attaques, on voyait distinctement 4 impactes sur les barreaux tranchés. Mais c’était incohérent car l’un des barreau était découpé en plusieurs petits morceaux.
C’était comme si on avait coupé les barreaux avec la main, ou plutôt une griffe…
Et d’après l’orientation des entailles, l’attaque venait de l’extérieur de la cage.
A cette découverte Momiji eut quelques frissons, la seule personne qu’il connaissait utilisant des griffes artificielles était Cannibal lui-même. Pourquoi serait-il sorti de sa cage pour l’ouvrir ? Ou alors nous avons tous été dupés… Et ce même Joker ?!

Il ne savait pas ce qui se cachait dans l’ombre de cette histoire mais il ne devait pas perdre plus de temps et partir suivre les femmes nues qui le conduiront surement à Cannibal et ses troupes.
Par chance elles étaient encore à portée de vue. Il partit donc en courant pour les rattraper.
Soudain il entendit des cris dans son dos, il sentit de la chaleur s’élever. Il tourna la tête rapidement pour voir ce qui se passait encore dans ce camp. Et ce qu’il vit l’horrifia à nouveau.
Les tueurs de Cannibal mettaient le feu au camp et tuaient les fuyards au fur et à mesure comme des chasseurs faisant une battue.

Momiji avait envie de vomir dans ce spectacle emplit de lâcheté. Ils savaient qu’au corps à corps ils n’avaient aucunes chances, alors ils ont utilisé cette technique immonde.
Son envie de détruire Cannibal augmentait de plus en plus.
Il reprit sa poursuite les dents serrées. Il s’inquiétait toujours de savoir où pouvaient être Biskit, Castorius et les autres généraux. Ils ne pouvaient qu’être en vie et il devrait les rejoindre le plus vite possible. Mais une fois qu’il aurait vu Cannibal.


Il arriva en haut d’une colline. Il s’allongea et se camoufla au maximum.
En contrebas il aperçut Cannibal et ce qui devait être un de ses généraux. Il distinguait très peu à cette distance et en plein nuit. Il réussit néanmoins à entendre une partie de leur conversation.
Une des jeunes femmes s’adressait à Cannibal
« -On dira ce qu'on voudra, mais le visage rayonnant. Mais ces spartiates sont vraiments bons au lit. Dommage que l'on n'attaque pas à l'aube... J'aurais pris plus longtemps du plaisir. »
Entendre cela mis Momiji hors de lui et il n’entendit pas la suite.

Mais ce qu’il vit quelques secondes plus tard le stoppa net.

« Lovyan ?! Mon amour ?! »
_________________
Vlad TKSAS : secrétaire de la [CDF]


http://www.innergeek.us/francais.html
43,56061 %

Back to top

Valkyrie


Offline

Joined: 08 Mar 2009
Posts: 854

Alliance (s2): Antre Des Dragons
Localisation: Rennes

PostPosted: 08/04/2009, 15:25    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


Le spectacle était grandiose, du haut de la colline, nous pouvions observer ce qui restait du camp spartiate et de ses soldats. Des amas de cadavres étaient amoncelés un peu partout. De toutes parts, des petites lueurs apparaissaient des baraquements embrasés, se déplaçaient très rapidement et puis soudain, s'arrêtaient puis s'éteignaient à la manière des lucioles.
Cela ressemble fortement aux feu d'artifices que j'avais observé à de multiple reprise lors des croisades en Orient, songea Valkyrie, mais, les feux d'artifices étaient mieux coordonnés et surtout, ils se déroulaient après une bataille, pour fêter la victoire et non pendant...
Ces spartiates sont vraiment très doués ! Ils meurent et fêtent à la fois notre victoire alors que leur défaite n'est pas encore totalement achevée ! déclara Valkyrie, amusé par ce macabre spectacle.

Un cor retentit depuis le centre du campement, puis un second, puis d'autres de toutes parts. La bataille était gagnée.
Des cris s'élevèrent dans toute la vallée, les soldats se félicitaient, se soutenaient, s'embrassaient. La victoire était à nous.
Les seigneurs de la coalition croisée dévalèrent la colline et pénétrèrent dans le camp sous les acclamations de leurs hommes.
Valkyrie monta sur un amas de gravas et fit face à ses troupes.

"Mes frères, la victoire est notre ! La victoire est votre ! L'avènement de l'Ordre est proche !
Aujourd'hui, vous avez terrassés la fière armée spartiate de Contract!
Vous pouvez en être fier"

Un jeune homme, à peine sorti des jupes de sa mère s'écria :

Gloire aux croisés !

GLOIIIIIRE !
retentit dans la vallée

Cannibal gravit à son tour les débris, trainant derrière lui un jeune spartiate qui avait sans doute tenté de fuir son funeste destin, il avait une flèche plantée dans le postérieur. Il mit son prisonnier à genoux, face aux armées croisées qui le conspuèrent et bientôt crièrent en cœur "mort au lâche! mort au lâche!". Cannibal s'exécuta, il dégaina de son fourreau une dague à la lame étincelante et dans un grand mouvement théâtral, il égorgea le pauvre hère

Le sang qui affluait du cerveau jaillit sur le visage de Cannibal qui ouvrit grand la bouche et se délecta du liquide chaud. Il porta l'entaille à ses lèvres pour finir le travail. Cannibal lâcha prise, et laissa apparaitre sur le cou du spartiate de profondes marques de dents qu'il se cura bientôt à l'aide de sa langue afin d'en décrocher différents restes de chair déchiquetée et de nerfs restés coincés. Son regard était emprunt de sadisme, violence mêlée à jouissance.
La foule exulta devant cette exécution. Cannibal rengaina son arme, se tourna vers son vieil ami Valkyrie et déclara le visage rayonnant :
" - On se remet en chasse ?!
- Et on fait main basse !"

Les deux hommes rièrent aux éclats et revinrent auprès de leurs troupes afin de partager avec elles ce moment de joie.

Les troupes s'établirent dans et autour du campement spartiate, aujourd'hui détruit. Bientôt, l'alcool coula à flots et les hurlements provenant des baraquements médicaux se mêlèrent aux chants joviaux des hommes, fêtant la victoire. Pendant ce temps, Valkyrie et son état major faisaient les comptes. Les dernières estimations estimaient nos pertes à vingt contre une soit une victoire totale, mais ce n'était pas une surprise, les spartiates avaient été pris de court. De plus, l'objectif principal n'avait pas été atteint. Tous les généraux ennemis n'avaient pas été abattus et nombre d'entre-eux s'étaient évadés grâce à des poternes discrètes et des gardes du corps fidèles.

***

La nuit avait été courte lorsque le clairon tonna. Les hommes se levèrent, sortant des tentes pour les plus chanceux, se mettant à la recherche d'eau et de nourriture. La vallée ressemblaient à une fourmilière en pleine ébullition dont le centre nerveux aurait été le champ de bataille de la veille. Les hommes courraient dans tous les sens, les bras chargés de nourriture ou de vêtements propres.

Le clairon sonna une nouvelle fois, les hommes rassemblèrent leurs effets, éteignirent les feux de camps. Compagnie par compagnie, l'armée forma une colonne la cavalerie en éclaireur et protégeant Valkyrie, l'infanterie lourde au centre, enfin les tirailleurs archers et autres hallebardiers se répartirent selon les besoins des capitaines. Les tueurs de Cannibal, ainsi que ses charmantes tueuses progressaient quant à eux à travers champs et forêts couvrant ainsi les flancs de la colonne.

Ils avançaient en aveugle, Valkyrie le savait, mais les hommes, galvanisés par le massacre de la veille, n'auraient pas compris que l'on reste sur place. La décision fut donc prise, afin de ménager les esprits, de continuer à avancer, avancer et s'installer plus loin, en territoire ennemi, affaiblissant ainsi son moral et maintenant celui des hommes.
Valkyrie songea à ce qui l'avait ramené d'Orient, des choix imprudents, desquels avaient découlé tant de morts, tant de morts...
Le combat de Hattin surgit de son esprit, laissant apparaitre dans sa tête d'anciennes visions d'horreurs
Monceaux de cadavres laissés à pourrir au soleil, corps mutilés, desséchés, du sang dans les rivières...
Tout cela aurait pu nourrir ses pires angoisses sur la suite des évènements mais cette fois-ci, ce serait différent, cette fois-ci, il connaissait son ennemi..


Cette guerre avait ouvert des plaies profondes, enfouies dans le passé, elles ressurgiraient bientot, portant avec elle le poids de massacres inévitables.
La seule solution, serait la fin de Sparte, de Contract. Détruire Sparte jusqu'à la dernière pierre, anéantir son peuple jusqu'au dernier enfant.
La victoire était proche, si proche... mais Valkyrie le savait, ne pas respecter les spartiates serait une grande erreur, les sous-estimer serait fatal.
Conscient des risques, la décision fut prise d'établir une place forte en territoire ennemi.
Le terrain choisi comportait de nombreux avantages, outre la magnifique vue sur plaine verdoyante en contre-bas, le haut plateau sur lequel s'élevait le bastion dominait toute la région, prévenant ainsi toute attaque surprise de l'ennemi, de plus, il n'était accessible que par un unique passage totalement à découvert, défavorable à un assaut. Enfin, la présence des fermes environnantes assurait ressources en cas de problème avec le ravitaillement...

_________________
Tout ce que vous avez à decider, c'est quoi faire du temps qui vous est imparti.
↨ Implorez la pitié des Valkyries ↨

09/12/2009 18h29 Pseudo: sum35 Anciennetée: 2A 282J 23H 6m 45s

Back to top

Visit poster’s website

Sloty


Offline

Joined: 20 Feb 2008
Posts: 231

Alliance (s2): FCGB
Localisation: Rouen

PostPosted: 08/04/2009, 19:24    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


La boule, toujours présente et pesante, qu'avait dut enduré Oslote s'était intensifié à mesure qu'ils s'éloignaient de Sparte. L'Intendant était plutôt de bonne humeur en ce début de matinée, mais le silence du Chapelain pesait lourd sur le moral des hommes, surtout des Ocelots. Le soleil s'était levé une bonne heure avant qu'ils se remettent en chemin et maintenant il était l'heure de manger un petit bout.
L'Intendant s'arrêta donc, prenant en note les plaintes de quelques-uns de ses gardes. Tous mangèrent, animés par un discussion qui tournait autour de la cathédrale Noire. Oslote n'écoutait pas, il était concentré sur la finesse de sa lame. Il aimait la polir, chaque jour, chaque instant où ses doigts ne sont pas occupés. Cette lame appartenait à un grand Spartiate avant que celui-ci ne tombe, devant les yeux du Chapelain. Anija... Le premier Spartiate a avoir cru véritablement en lui.


« Intendant, cela fait deux jours que nous sommes partis, et nous n'avons même pas quitté l'orée de la grande forêt. Je pense qu'on ne voyage pas assez vite. Le Chapelain avait les yeux baissés, fixant son épée.

-Il est vrai que l'âge te fait devenir lent!
Le rire rauque du vieux Spartiate fit sourire chaque homme présent. »

Quelques minutes plus tard, alors qu'ils reprenaient la route, un bruit sourd se fit entendre. D'un simple mouvement de tête, le Chapelain reconnut ses couleurs, ses cheveux, ses armures, ses démarches : Les Ocelots.
L'Intendant ne comprit pas, il descendit de cheval, le poing levé pour arrêter la marée. La vision d'horreur que leur offrit les hommes du Chapelain firent frissonner les gardes royaux. Du sang, de la boue, de la sueur, tout se mêlaient sur les visages des hommes fraichement arrivé.

« Chapelain... Le Campement a été rasé... Nous sommes les seuls en vie... Le Roi... Je ne l'ai pas vu... Chapelain... »

A bout de souffle, il baissa les yeux. Son hésitation et son impuissance à parler correctement firent comprendre au Chapelain qu'un grave danger menacé Sparte. L'Intendant fut plus brutale, il chopa le col du soldat, et d'un mouvement de bras surpuissant l'envoya contre terre.

« Parle! La voix puissante glaça sur place Oslote.

-Cette nuit... Elles sont arrivées, je les ai vues, parfaites beautés... Elles ont massacré une centaines de Spartiates alors qu'elles prenaient du plaisir avec! Puis des... Des fourbes ont mis le feu, personne n'a put réagir, c'était un bordel monstre! Le Roi était entouré de ses généraux lorsqu'il a ordonné aux Ocelots de venir ici pour avertir le Chapelain et l'Intendant... »

L'homme fuyait le regard d'Arkun. Son adversaire se redressa, empoignant son épée il parla d'une voix forte.

« Je ne tolérai pas cela! Chapelain, vous et vos hommes partez vers le campement. Ce qui est triste, c'est de savoir que la plupart étaient jeunes, de simples recrues! Heureusement, les Généraux s'en sont tirés.

-Nous n'en sommes pas sûr.
Intervint le Chapelain.

-Si! C'est leur devoir de survivre quand les autres tombent! Milles Spartiates! De simples recrues! Qui a put faire ça ?!

-Je le découvrirai Intendant. Finissez notre travail, je vous attendrai à Sparte avec le Roi. »


Arkun poussa un cri de fureur, et il partit, loin. Les Ocelots fixèrent leur commandant et il leur rendit le regard inquiet.
Quand le calme fut revenu, un sourire se dessina sur les lèvres du Chapelain.


« J'ai formé trois cents Ocelots, l'élite d'un point de vu infiltration, discrétion et neutralisation. Je suis content d'en retrouver trois cents aujourd'hui. »


Le Général se trouva au milieu de ses hommes, tous silencieux. Il avançait, rapidement, vers le campement Spartiate.

« Je ne pense pas que le Joker soit assez... simple d'esprit pour attaquer de la sorte. Cannibal... C'est bien sa signature : Des Tueuses. Par contre, les autres... Les Soldats, les barbares plutôt, sans éducation, sans gêne, sans honneur, à qui peuvent-ils bien être ? Savez-vous de qui s'entoure Cannibal s'est dernier temps ? Le Chapelain réfléchissait avec ses hommes, s'était sa meilleure méthode pour y voir plus clair.

-Non monseigneur. La seule chose que nous savons c'est qu'un ami proche du Tueur a été agressé et presque tué le soir où le Joker a massacré des innocents. Dans la Taverne. Le seul témoin est Biskit. Raven se tenait aux côtés de son chef.

-Biskit... C'est notre nouvelle piste. Je veux qu'on retrouve les salauds qu'on fait ça et vite! »

Après une journée de chevauché sans pause, lorsque la nuit fut sombre, les Ocelots arrivèrent sur le lieu du massacre ou quelques flammes étaient encore visible. Les agresseurs étaient partis depuis quelques heures seulement.
Les hommes se séparèrent, couvrant toute la zone pour retrouver une trace, quelques choses sur le Roi. Ils ne trouvèrent rien.
Oslote marchait le long de la tente royale, brûlée, pillée. Ses pas étaient bruyants pour une fois et ses doigts se crispèrent lorsqu'il vit une pointe au coin de son oeil. Une flèche.


« Qui es-tu ? La voix lui semblait familière.

-Je suis le Chapelain Oslote, Général de la Légion X, commandant des forces Ocelots. La voix du Chapelain était calme.

-Oslote ? Je suis content de vous voir Chapelain.

-Momiji ?
S'inquiète l'homme après avoir vu et reconnu le visage du jeune Spartiate.

-Oui, vous me cherchiez ?

-Oui! Dites moi, comment s'appelait l'homme qui a été victime de l'araignée à la taverne il y a quelques nuits ?

-Euh... Biskit m'en a parlé... Vacheriki... Non... Valkyrie ?


-Valkyrie! Mais bien sûr! Comment j'ai pus oublié ce détail! »

Le Chapelain serra la main de Momiji avec force comme pour le remercier d'un service rendu.

« Je sais par où ils sont partis. De plus je connais son visage. »

Le Chapelain remercia encore une fois l'homme et il ordonna à ses Ocelots de le suivre, Momiji et lui. Bientôt, Valkyrie et Cannibal devraient répondre de leurs actes devant le Chapelain de Sparte. Il serrait les rênes de son cheval, laissant la colère se consumait à mesure qu'il avançait vers le campement de Valkyrie.

[Je précise que mon personnage, Momiji et les Ocelots n'attaquent pas le campement, n'allez pas me les tuer comme les autres Spartiates... Wink]

Back to top

xerxes


Offline

Joined: 31 May 2008
Posts: 525

PostPosted: 09/04/2009, 21:03    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


Arkun fixa d’un œil noir le cadavre étendu à ses pieds. Diane, leur ancienne prisonnière, fixait de ses yeux morts le plafond. Encore ligoté, un bouillon de sang séché dans la bouche, elle semblait avoir délibérément pris cette position afin de mourir lentement, suffoquant avec son propre sang.
L’intendant se mit accroupi, prenant les cheveux de la morte, la redressant, puis la laissant retomber dans un soupir. Le camp attaqué et maintenant ca. Ca commençait à faire beaucoup pour le spartiate qui était en charge de la diplomatie et du calme.

_ Bordel ! fit-il en se relevant et en assénant un coup de pied dans une chaise trainant dans le coin. Celle-ci alla s’écraser avec fracas contre le mur en face.
Un garde passa la tête pour voir ce qu’il se passait. Lorsqu’il vit le spectacle, il fit une grimace et repartit dehors, avec ses compagnons.
Arkun se cala dos au mur et, prit de fatigue, commença à tomber jusqu’à se retrouver assis sur le plancher.

_ Que faisais tu dans la tête du Roi ? demanda-t-il en regardant les yeux vides en face de lui. Et pourquoi t’ont-ils trainé ici ? Pourquoi ce massacre ?
Trop de questions et toujours aussi peu de réponses. Sa main commença à trembler et à lui faire mal. Il releva les yeux. Danger ! D’un bond, il se retrouva à la porte et se plaqua contre le bord au moment où celle-ci s’ouvrit brusquement. Un garde au tabard rouge frappé du tigre blanc entra en arrière, s'escrimant bravement contre un homme tout de noir vêtu. Tout deux passèrent devant Arkun sans le voir. Ce dernier se plaça derrière le tueur et lui agrippa vivement la tête avant de lui briser la nuque d’un mouvement sec.
_ Des tueurs, fit le garde en le remerciant de la tête.
Arkun sortit son épée. Cette fois ci, ca allait chier. Lorsqu’il se trouva dans la mini clairière, bordé d’arbres et de leurs feuillages épais, il vit ses hommes qui avaient le dessus. Un tueur ne valait rien face à un spartiate au corps à corps, et une demi-douzaine encore moins face à sa trentaine de gars bien entrainés. Rapidement les hommes en noir furent tous tués, préférant la mort à la capture. Un seul spartiate était mort, la sentinelle.

_ Sergent, des blessés ?
_ Aucun mon seigneur, répondit un homme basané et au visage couvert de cicatrices.
_ Mon Seigneur ?
Arkun se retourna en direction de la voix et les spartiates levèrent leurs armes. Un ocelots sortit de la pénombre des arbres et s’approcha. Ses mains écartées du corps, paume devant, pour montrer qu’il ne venait pas avec une arme.
L’intendant le regarda s’approcher, méfiant.

_ Qui es tu ?
_ Je me nomme Okas, mon seigneur. Je suis un ocelot.
_ Que viens tu faire ici ? Ton maitre et tes frères sont partis depuis un bon moment déjà.
_ Le chapelain m’envoie à vous, vous protéger. répondit gravement le jeune homme.
Un rire s’échappa du rang des spartiates Arkun ne put s’empêcher de sourire.

_ Je n’ai pas besoin d’être protégé. Mes hommes, il les désigna de la tête, sont les meilleurs guerriers qui existent. Même Contract qui possède sa propre garde personnel ne possède pas de guerriers aussi bien entrainés.
_ Certes mon seigneur, répondit il humblement avec un sourire ironique. Mais sont-ils capable de reconnaitre des traces et de savoir d’où viennent ces tueurs ? Sauraient ils remonter leurs empreintes jusqu’à leurs lieu de départ ? Peuv…
Arkun attrapa l’insolent par le col et le souleva.
_ Que me racontes-tu là, face de babouin ?
A moitié étranglé, il tenta quand même de répondre.
_ Le chapelain a pensé…qu’un pisteur vous serez utile…Lâchez moi…s’il vous plait…
_ D’où viennent-ils, demanda Arkun sans relâcher sa prise.
_ Du nord…
Laissant retomber Okas sans aucun ménagement, il se tourna vers le sergent :
_ Au nord.
La troupe le suivit, sans un regard pour l’ocelot. Ce dernier retrouva ses esprits rapidement, mais resta secoué quelques temps. Le chapelain l’avait prévenu. Arkun pouvait se montrer sympa et juste la plupart du temps. Mais lorsque Sparte et Contract était menacé, il ne fallait vraiment pas l’irriter. Se relevant avec un peu de mal, il suivit la troupe. Il était le pisteur, et il devait être devant pour les mener au repaire qu’il avait trouvé.


……………….

_ Tu sais qui ils sont ? demanda l’intendant dans un murmure à Okas, accroupi à coté de lui derrière le rocher.
_ Apparemment c’est une armée de SA.
_ Mais qu’est ce qu’ils foutent si loin de leur terres ? Et en plein territoire tueur ?
_ Allez savoir. Armée comme ils sont, ce n’est surement pas pour cueillir des fleurs, mais plutôt des têtes.
Le sergent émit un gloussement.
_ Cela pourrait servir nos intérêts.
_ Possible, fit Arkun en réfléchissant. L’armée de Cannibal est chez nous apparemment. Donc si les Sa sont chez les tueurs où est notre armée ?
_ A Sparte ? demanda Okas
_ Y a des chances.
Les trois hommes se turent et observèrent l’un après l’autre l’avancée des SA. Jusqu’au moment où ces dernières s’installèrent pour passer la nuit.
Arkun se laissa lentement glisser sur la pente douce, suivit de prêt par l’ocelot et le sergent.

_ Sergent, vous allez prendre cinq hommes avec vous et vous me foutrez le bordel de l’autre côté de leur camp.
Le vétéran ouvrit des yeux tout rond.
_ Revêtez les vêtements des tueurs que nous avons embarqués, je veux qu’ils vous prennent pour une patrouille. Vous décochez quelques flèches puis vous fuyez, et tâchez de ne pas vous faire prendre !
_ Recu Intendant.
_ Okas, tu vas mettre tes capacités en œuvre. Tu vas infiltrer le camp pendant la diversion du sergent et tu tacheras de te renseigner sur ce qu’ils foutent ici.
_ Oui, mon Seigneur.
_ Si jamais ca tourne mal, rendez vous à la cabane où Diane a été découverte.
_ A vos ordres, répondirent les deux hommes, avant de partir, congédier de la main par Arkun.
Celui-ci remonta à son poste d’observation et attendit.

Les heures passèrent lorsque le sergent revint, encore habillés de noir et tout essoufflés.

_ Sacré dieu, jamais je n’ai vu des gars vouloir a tout prix notre peau, fit il entre deux respiration. A croire qu’ils ont vraiment de bonnes raisons de prendre des Tueurs vivants, car pas une seule fois ils n’ont cherché à nous abattre, juste à nous rattraper à la course.
_ Etrange tout ca, remarqua le guerrier. Bon, maintenant, il faut attendre Okas.
_ Quand doit il revenir ? demanda le sergent en passant le haut par-dessus la tête.
_ Je ne sais pas vraiment, quand il aura des infos. Cela fait cinq heures que vous jouez au chat et à la souris avec les SA, il a dut faire pareil avec les brebis.
Le sergent sourit
_ Ca me rappelle notre action punitive sur Aigleman, lors de notre guerre contre les AJ.
_ Oula, tu remontes loin l’ami, fit Arkun avec un sourire. Toutefois, oui je me rappel. Une diversion sur Pandore et il se pensait en sécurité avant qu’on ne lui tombe dessus.
Un bruit de feuillages détourna l’attention des deux hommes, qui sortirent leurs épées. Okas apparut, les deux lames pointant sur sa poitrine.
_ Désolé pour l’attente, mon Seigneur.
_ Alors ? demanda Arkun en rengainant, imité plus lentement par le sergent torse nu.
_ Sherry a disparu. L’état major SA est persuadé que Joker l’a enlevé. Bien que spartiate, nous ayant trahit, ils pensent que ce sont les tueurs qui sont derrière tout ca. Ils font donc marche vers la Citadelle Noire.
Le sergent et Arkun se regardèrent.
_ Ca change tout, fit le vétéran.
_ Oui, et à cause de ca, nous ne pouvons pas aller vers la citadelle, je en tiens pas à mêler les FS à un conflit pour le moment.
_ On fait quoi dans ce cas?
_ Je ne sais pas pour le moment sergent, je ne sais vraiment pas...
Le silence s’installa à nouveau, chacun dans ses réflexions. Le vent se levant et commençant à jouer avec les feuilles et les cheveux des guerriers. De lointains bruits s’entendaient de plus loin, portés par le vent.
_ Le temple ! s’écria le sergent.
_ Comment ? fit Okas.
_ Le temple spartiate!
_ Bah quoi? le pressa l'intendant.
_ Si les généraux, les soldats et le roi ont put fuir, alors ils vont logiquement se diriger là bas.
Arkun se mit à réfléchir.
_ Qu'est ce que le temple? demanda Okas.
_ Le temple à été notre premier refuge, il y a fort longtemps. Maintenant il se trouve à Sparte, mais avant il se situait au cœur de cette forêt. C'était aussi bien un lieu de prières qu'une forteresse. Seuls le Roi, les vieux spartiates et les généraux connaissent son emplacement. Et comme il ne se situe pas loin de notre position, il est logique que tous aillent là bas.
_ Face à l'armée de Cannibal, quelques soit son nombre, un détachement de trois cents guerriers peuvent défendre la forteresse face à des milliers d'autres, renchérit le sergent.
_ Réveillez tout le monde, ordonna Arkun en se levant. Il fera bientôt nuit. Mettons nous en route de suite, il faut arriver à ce temple rapidement. Si des survivants du carnage ont put fuir, ils seront tous allés là bas.
Les guerriers se remirent en route. Mais cette fois ci, Arkun savait ce qu’il devait faire…

_________________

Back to top

Von-Carstein


Offline

Joined: 23 Jan 2008
Posts: 1,966

Localisation: Dans un asile

PostPosted: 11/04/2009, 07:25    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


«  Alors comme ça je ne suis rien ? Alors comme ça je ne suis rien ? Tu me méprise cannibal .. Tu me prend pour un dingue alors que personne n’est aussi lucide que moi …Tu continue a me sous-estimer et cette fois tu va en payer les conséquences ! Ruminait le Joker se traînant avec difficulté jusqu’à l’orée du bois qui encadrait la route .
Une fois sous les hauts feuillages il siffla .
Deux secondes plus tard sa fifille était la
S’aidant de son bras désormais unique il la chevaucha et une fois en selle il lui murmura :
« Allons y ma grande . Tu sais ou . Il est temps … il est temps … de les retrouver . C’est maintenant que ça commence vraiment … Le début n’était qu’un .. Échauffement . Cette fois je vais frapper et fort . Tu sais ou aller … »
Comme si elle l’avait entendu le monstre remua et fit un bond prodigieux qui les amena sur le tronc d’un énorme chêne . Puis elle commença a sauter de branche en branche .
Le Joker serrait toujours son moignon contre son corps . La fièvre commençait a obscurcir ses sens .
Il devait mettre en pratique ce qu’il avait appris chez les tueurs . Se faisant il commença a faire le vide dans son esprit … Se reposer ..laisser son corps reprendre ses forces …Dormir …

«  Qu’est ce que tu attend agenouille toi ! Hurla le prélat . »
Mais Ludwig n’écoutait pas .
Un murmure parcourait l’assemblée des juges .
« Il refuse de prêter allégeance a Thanatos …
Un blasphème extraordinaire …
Qu’est ce qui lui prend … »
Le prélat était rouge de colère .
«  Je t’ai dit de t’agenouiller ! Tu es sourd ? A genoux ! »
Le visage enfantin si angélique , si doux se retourna et susurra :
« Non. »
Le prélat eut comme un choc .
«  Tu refuse ? Tu ose refuser ?
Exactement . Votre déesse n’est pas assez intéressante pour moi . »
On eut dit que le prélat allait suffoquer …
Son visage avait viré au cramoisis .
Puis hurlant de rage il dégaina .
«  Je ne laisserais pas ce blasphème impuni ! »
Et il abattit son épée .
Le choc acier contre acier se répercuta dans toute la salle .
Ludwig avait facilement paré le coup .
Épée contre épée ils se jaugeaient .
Le visage tout a fait tranquille il observa le prélat en ricanant .
Alors que l’enfant semblait tout a fait calme , le prélat semblait fournir un effort extraordinaire . Ses muscles tremblaient …
Puis Ludwig fit un mouvement et l’épée de l’examinateur tomba en morceaux .
«  C’est impossible ..mon épée vient des forges du Nord . Elle est …
Indestructible ? Rien n’est indestructible . Et ton épée l’est encore moins en comparaison avec la mienne . Peut être qu’elle te dit quelque chose »
Le prélat fixa son regard sur la lame et tout d’un coup vira au blanc .
« Oh non .. Oh non pas ça .
Adieu mon cher . »
Le coup partit d’un coup et les jambes se détachèrent du reste du corps .
Le Jury qui était resté pétrifié se leva d’un coup .
Les deux tueurs qui gardait la porte sautèrent et atterrirent juste a coté de Ludwig .
Et tombèrent au sol .
Avant même d’avoir touché le sol ils étaient déjà mort .
Le visage enfantin avait tout perdu de sa pureté .
On aurait dit qu’il avait enfilé un horrible masque de dément .
La bouche fendu par un horrible sourire Ludwig bondit .
Tout les juges s’écroulèrent .
Un boulot vite fait , bien fait .
Apparemment très satisfait de lui même Ludwig revint au pauvre prélat qui agonisait dans son sang
Il le releva et plaqua son visage contre le sien .
«  Alors mon gros on voulait me tuer ? J’ai entendu ta conversation avec le Juge Roeg figure toi .
- Tu n’es pas digne d’être un héritier pauvre minable . Tu ne mérite que la mort .
- Ça c’est sur . Mais avant je compte m’amuser un peu .
- Comment a tu obtenu cette arme ?
- En respectant ce qu’il fallait faire pour l’obtenir mon cher . En égorgeant 100 nouveaux nés .
En lui donnant mon âme . Il m’a ouvert les yeux . Maintenant je sais qui je suis .
- Tu es un monstre Ludwig .
- Joker . Mon nom c’est Joker . »

« Pour la dernière fois donne moi ta bourse connard ! Rugit le chef des brigands . »
L’homme en face d’eux semblait avoir la trentaine .
Cheveux bruns coupés court .
Une grande robe de moine pour tout vêtement .
Noire .
Qui feuilletait un livre volumineux .
«  -Dis donc espèce de raclure fais pas semblant de pas avoir entendu .
-Hans Ruben Wallace . Vol a main armé : 365 . Assassinat : 325 . Le châtiment sera … La mort . 
-Quoi mais qu’est ce que tu raconte ? »
La voix qui était sortit paraissait un sifflement de serpent . Cependant elle ne laissait transparaître aucune émotion .
Tout les brigands sans exception frissonnèrent .
Qu’était donc ce sentiment .
N’était ce pas … la peur ?
«  Le jugement n’attend pas . Je ne pourrais pas vous purifier en vous brûlant je m’en excuse mais je vous promet que votre mort sera rapide . »
A ce moment il sortit de sa toge un fourreau en forme de croix .
«  Pour de ridicules fauteurs comme vous je n’aurait même pas besoin de dégainer . 
- Mais il va fermer sa gueule le curé ? Tu sais qui on est ? Le chef semblait avoir repris contenance .
- Oui . Des coupables »

Les brigands gisait , en morceaux parfaitement symétriques .
La robe tachée de sang le moine remit son épée a sa ceinture , leva la main et murmura .
«  Ego te absolvo pécheur . »
Puis il continua son chemin .
A un moment il arriva a une clairière . Avec en son centre une petite maisonnette sans étage .
4 Chevaux attachés a un arbre . Vert , rouge , noir et blanc .
Sans hésiter il alla jusqu’à la porte et entra , sans frapper .
La pièce était dans l’obscurité . Seul quelques bougies sur la table , seul meuble de la pièce , donnait une lueur de crypte a l’intérieur .
«  Enfin nous voilà au complet . »
Et comme par magie la lumière se fit .
10 personne était attablées .
Mais Stanislas le savait déjà .
Il s’assit tranquillement a la dernière chaise libre .

«  Enfin … pensa avec délice le Joker , situé au bout de la table . Enfin ils sont tous la . Comme prévu »
Les yeux pétillant il fit le tour de la pièce .
Isabella , Stanislas , Manfred , Salvator , Peter , Kazakh , Fox , Mrs Dea , Catherine et Angela .
Les dix doigts du Diable .
Les Quatre avait fait preuve d’une efficacité remarquable pour les rassembler .
Tapant dans ses mains il se leva .
«  Bienvenu a tous , dit il avec l’air d’un patron qui accueille ses cadres .
- Alors c’est toi le nouveau boss ?
- On peut dire ça comme ça oui .
- On peut avoir une preuve ?
- Bien sur . »
Et les yeux du Joker se révulsèrent .
A la place du brun perçant de ses pupilles le Joker arborait maintenant des yeux blanc , comme percés d’un point rouge sang .
Des yeux a glacer le sang même a un Spartiate .
« -Remarquable . 
Et on peut savoir pourquoi Il t’a choisit ?
- Secret , secret . Ricana le Joker . Bien . Ne perdons pas de temps et venons en au plan . Pour l’instant j’ai provoqué un petit bordel entre les Spartiate et les Tueurs . Ce n’est pas vraiment ce qui était prévu , malheureusement . J’ai donc accéléré le processus . Dommage . J’étais tout proche de … Enfin n’en parlons plus .
- C’est de cette erreur que vient la perte de ta main ? L’interrompit l’un des attablés . »
Le Joker stoppa net . Ses yeux redevinrent normaux . Un instant il marmonna dans sa barbe puis secoua la tête et se reprit .
«  Disons que oui . Mais j’ai gagné au change . Avec cette main la . »
Et il la leva .
La ou auparavant il n’y avait qu’un moignon , était soudé la base d’un croche percé d’un trou .
« La prochaine fois que j’affronterais cannibal ça sera avec mon épée et ça sera sensiblement différent . Bref . Donc les spartiates et les tueurs sont occupés . Les SA aussi . A priori tout va bien . Nous allons attendre juste un peu . Oh pas beaucoup , juste le temps qu’il s’affaiblissent assez pour que nous puissions frapper . Dans un combat entre fauve , celui qui attend n’a plus qu’a combattre un ennemi affaiblit . Ce sera notre technique . De toute façon Le Grand Cirque est bientôt prêt . Bientôt j’aurais une armée fidèle . Presque toutes les prisons et les asiles de ce monde n’attendent que mon signal pour se rassembler sous ma bannière . Il faut dire que j’ai un grand pouvoir sur les esprits faibles . 
- Et nous ? On sert a quoi ?
- Vous ? Vous servez a tuer . Et vous allez avoir de gros poissons . J’espère pour votre tête que votre réputation n’est pas usurpé .
- T’inquiète pas pour ça . Donc on attend ?
- Oui et non . Nous allons un peu .. Échauffer les participants . Histoire de faire tomber le plus de têtes possible avant notre grand spectacle … »

«  Les dix doigts du diable dit tu ? Cet ordre maudit , conduit par les Quatre Cavaliers, qui apparaît et disparaît en laissant mort et destruction derrière lui ?
- Les meilleurs chasseurs de primes du monde . Si on peut les résumer a ce terme a vrai dire . On ignore vraiment leurs motivations . Tout ce qu’on sait c’est que leurs membre ont beau se faire tuer , ce qui arrive rarement , le doigt repousse aussitôt , incarné par une personne tout a fait inattendu . Depuis 100 ans ils ont été plutôt discret . Mais il semblerait qu’il soit de retour . »
Dans le grand Hall de la Cité de Cristal , Mononoke faisait les cent pas , le visage tendu .
Accoudé a un poteau Vincentosaur , lui aussi paraissait nerveux .
« Et donc qu’est ce qu’on fait ?
- La bulle Amracienne est très simple . Ils ne doivent pas venir dans ce monde . Si l’un d’eux venait a y apparaître il faudrait lancer un ordre de bannissement .
-Rien de bien compliqué apparemment .
- Le ban ne suffira pas . Sinon il ne pourrait même pas passer la frontière .
- Le ban ne marche pas sur eux ? Vincentosaur paraissait interloqué .
- Difficile a croire et pourtant …Nous n’avons pas le choix il faut envoyer un Modérateur .
- Directement ?! S’étouffa Vincentosaur . Excuse moi Mononoke mais tu n’y va un peu fort ?
- Il s’agit d’une menace de niveau zéro . Même les 3 maudits n’atteignait pas ce niveau la .
- Soit . On envoie qui ?
- Alexeï .
- Dans ce cas il faut le prévenir . Ou est il ?
- En route .

Les templiers de l’ordre de Valkyrie était interloqué .
Le carnage qu’ils avaient devant eux n’avait rien d’humain .
La nef de la chapelle était criblé de flèche , littéralement .
Et au milieu prêt de l’autel …
Une masse de corps en charpie .
Un mouvement .
Les pontes se précipitèrent pour porter secours au survivant .
«  Mon vieux ça va qu’est ce qui s’est passé ? Qui a attaqué ?
- J’en sais rien , disait il en tremblant . Des spartiates je crois .
- Des spartiates ? Combien ?
- Deux . »

«  Comment ça les casernes prêt de la Forêt ont été exterminé ? Hurla le Stratège spartiate de la région .
- Il semble bien que oui Général . Des pertes infimes mais des pertes quand même .
- Qui a attaqué ?
- Des Tueurs semble t il .
- Des tueurs ? Mais c’est incompréhensible ! Pourquoi les casernes de l’ouest ?
- Impossible a savoir . Le dernier survivant est mort cette nuit en répétant : ses mains .. Ses mains …. »

«  Manfred Luther l’Antéchrist ., le plus puissant des cavaliers , je présume ?
- Juste . A qui ai je l’honneur ? répliqua l’aveugle .
- Alexeï .
- Un modérateur ? C’est plutôt inattendu .
- Si vous ne m'attendiez pas alors que faite vous la ?
- J'attendais ..quelqu'un d'autre ...
- Ma venue vous déplait ?
- Au contraire . »
La colline sur laquelle méditait l’Antéchrist était complètement déserte .
Un endroit parfait .
Il se leva .
Alexeï dégaina ses deux lames , faisant bruisser l’air .
L’aveugle sourit a ce doux son .
Le modérateur sans aucun bruit , se déplaçant a la vitesse du son , fonça sur Manfred .
Celui ci dégaina d’un coup sec et parfait .
Le coup d’Alexeï fut dévié juste ce qu’il fallait .
Une profonde encoche s’inscrivit sur le rocher derrière Manfred .
«  Vous pensiez peut être qu’être silencieux serais suffisant ? En garde , Alexeï »

Deux heures plus tard , alors que la lune se levait , les chouettes commencèrent a envahir la colline .
Une nuée de corbeaux volait autour de celle ci .
Et au sommet il y’avait un corps décapité .

-Quel dommage , pensa Alexei , je ne pensais pas que tu utiliserais ce genre de ruse ...Nous nous reverrons Manfred...

_________________

Back to top

Kyfra


Offline

Joined: 18 Mar 2008
Posts: 109

Localisation: Buc

PostPosted: 28/04/2009, 04:23    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


La Sixième Légion avait eu l'honneur d'assurer la défense des alentours du Temple. Beau baptême du feu pour le général fraîchement promu.
Biskit connaissait son affaire, ayant déjà mener nombre d'hommes sur le Vieux Continent. Et aucun spartiate n'aurait l'audace de contredire les choix du Roi.
Ses hommes écoutaient ses ordres à la lettre. Dès lors qu'ils revêtaient leur casque, les légionnaires, réglés comme du papier à musique, se transformaient en machine de guerre.
En l'honneur de leur ancien Général, ils s'apprêtaient a lui offrir son requiem.
Les éclaireurs étaient formels, le cousin et vassal de Valkyrie, Friedrich Monkypleur, était en route pour appuyer son cousin dans sa quête et pour réassurer sa place de numéro deux du royaume.
Son armée allait bientôt pénétrer la forêt, une erreur que Biskit ne manquerait pas de lui faire payer.
Dans son empressement à rejoindre Valkyrie et peut être recueillir quelques honneurs Monkypleur semblait négliger la capacité de reaction des spartiates.



-Les éclaireurs sont formels mon général. On a affaire a deux milliers de soldats a pieds, 800 archers, et une trentaine de cavaliers qui forment le garde rapprochée de Monkypleur.
-Momiji aujourd'hui tu laisseras l'arc au temple
dit le général en adressant un rictus a son vieil ami. J'ai pour toi une tâche bien plus importante. Je veux que tu prennes 100 hommes avec toi. tu te posteras aux abords du chemin menant au vieil arbre. Tu intercepteras les eclaireurs de ce prétentieux de Monkypleur. tu te posteras a l affut pres du chemin. Et a mon signal, tu sortiras du bois coupant toute retraite a ses chiens galeux.
Et ne t en fais pas tu ne rateras pas mon signal. La priorité est d'avoir ce seigneur de mes deux vivant. Pour les autres pas de quartier. je les veut tous morts!


Les hommes de Momiji venaient de quitter le temple et le sang de Biskit commençait à bouillonner,dans quelques minutes il allait mener pour la première fois sa légion à la bataille; dans quelques minutes il allait pouvoir entamer la vengeance de Sparte contre ces chiens de Valkyrie et de Cannibal; dans quelques minutes il allait pouvoir offrir a Charismatik le requiem promis; dans quelques minutes il allait enfin entamé sa résurrection.

Le moment était venu, et tel un chef d'orchestre Biskit lanca la marche funèbre. Les bruits de pas des spartiates donnaient la rythmique.... BOUM BOUM BOUM BOUM.... La cadence était parfaite.
Les hommes se rapprochaient peu a peu de l'endroit de l'embuscade.

A quelques lieux de la, Monkypleur et ses hommes semblaient apprécier cette belle journée ensoleillée et avaient plus l'attitude de promeneurs que d'hommes prêts a se battre, se dirigeant inéluctablement tout droit dans la gueule du loup.

Biskit semblait sûr de lui, et avait refusé d'amener toute la légion pour cette bataille. Il n'avait pris avec lui que ses 500 meilleurs guerriers.
Les hommes de Biskit venait de rejoindre l'endroit prévu pour l'attaque et a priori l'adversaire était tout proche. On pouvait entendre la cohue occasionée a une centaine de mètre a la ronde.
La phalange était prête , immobile au détour du chemin, évitant ainsi le contact visuel avec toute la colonne adverse dont ses archers.
La musique est suspendue, seuls persistent les bruits de pas disparates de l'ennemi.
La phalange respire comme un seul homme. De son coeur Biskit, parle a ses hommes les exhortant avec force et charisme. Les premiers ennemis sont en vus, ils degainent et charge les troupes spartiates. Le moment que tout le monde attendait depuis deja si longtemps, le crescendo.
Les lances spartiates fendent l'air les unes après les autres, répandant sang et cris dans la forêt. les premières lignes adverses se font déchiquetées, mais derrière l'ennemi semble s'organiser. C'est le moment d'alerter Momiji.
Changeant sa prise sur la lance Biskit la lanca puissamment à travers les arbres. Cette dernière atterrissant a quelques centimètres du visage de Momiji, pourtant caché dans les bois. Reconnaissant l'arme Momiji n'hésita pas une seule seconde et fonca sur l'arrière de la colonne balayant ainsi la plupart des archers dès le debut de l'assaut.
La phalange elle, venait se deployer et etouffait l'adversaire a une vitesse folle. La musique battait son plein et annoncait le venue du meilleur moment.

Le général degainant la lame qui fut autrefois celle de Charismatik, s'approchait a grand pas vers Monkypleur, qui comme la plupart de le cavalerie seigneuriale avait été désarçonné lorsque les lances spartiates furent toutes jetées dans leur direction.

Le solo pouvaitt commencer, un pas a droite, un pas a gauche, les épaules nues du général semblaient se desarticuler a mesure qu'il faisait un pas et puis l'autre. Tel un tigre fondant sur sa proie, c'est avec dextérité et vitesse qu'il s'approchait du vassal de Valkyrie.
Le seigneur était apeuré mais il brandissait tout de même son épée. Une première passe du croisé vint s'écraser sur le bouclier du spartiate, puis une deuxième, biskit n'avait toujours pas donner un seul coup d'épée mais il s'adressa a son ennemi d'un air railleur:

Il semblerait que tu aimes mon bouclier! et bah tiens connard, le voila! prononca le général en assénant un violent coup de bouclier au visage de Monkypleur.

Apparement sonné, l'officier ennemi essayait toujours de blesser son adversaire.
Biskit très à l'aise s'amusait avec sa proie, tournant autour, parant ses coups sans difficulté.
Après quelques minutes et l extermination des dernières troupes croisées, Biskit allait enfin pouvoir clore ce morceau.

Il jeta son bouclier à l'ecart et esquiva quelques grossières attaques du dernier survivant avec autant de facilité qu'il parait celle d'avant.
et s'affaira a finir la marche funèbre en l'honneur de Charismatik en apothéose.
Un premier coup d'epée pour sectionner les tendons derrières la jambe d'appui du seigneur, un deuxieme pour lui retirer son bouclier.
Ceci plus un coup de tete devastateur de Biskit sur Monkypleur suffirent pour le mettre a genoux.
Ce lache commencait a supplier qu on lui laisse la vie sauve. Soudain Biskit s'approcha de lui et entama une discussion.


Sale chien, tu as de la chance je vais t"epargner et ceci uniquement car on me l'a ordonné. Cesse de m'inplorer avec tes mains jointes devant toi, grosd lache....
d ailleurs quand on y pense tu n'en auras pas besoin là ou je t emmene.


De deux coups d'epées Biskit trancha les deux bras de Monkypleur au dessus de coude et se détourna.

Qu'on stoppe ses hémorragies, je veux pas que ce fils de chien me claque entre les doigts. Je le ramène a Contract.
_________________
Kyfra, Diplomate CDF.



Un petit proverbe de mon cru:
"Si tu bouffes de la m*rde, t'etonne pas de puer de la gu*ule"

Back to top

Sloty


Offline

Joined: 20 Feb 2008
Posts: 231

Alliance (s2): FCGB
Localisation: Rouen

PostPosted: 30/04/2009, 13:25    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


« Reculez! Reculez! Beuglait la voix du Chapelain qui soulevait sa masse à deux pour finir un des soldats de Cannibal. Reculez! »

L'ordre répétait plusieurs fois n'était qu'aucune utilité. Une erreur stratégique de la part des Ocelots les avaient conduits dans une embuscade. Ce n'était pas une erreur, il en était sûr. Quelqu'un les avait trahit, mais pour savoir qui.
Heureusement, Momiji était parti vers le temple rejoindre ses amis, et il serai le seul à répondre de cette débâcle. Ses hommes s'étaient rassemblés en un dernier carré de résistance, s'en était finit jugea-t-il.
Le sang lui coulait le long de son crâne, il abordait un air de peur folie, un rictus profond de haine s'était ancré dans ce visage d'antan ravissant. La fureur des combats avaient laissé la place à la beauté et chacun de ses Ocelots était recouvert de sang, fruit d'un combat acharné.
Ils émanaient d'eux une certaine peur pour les quelques derniers lanciers de Cannibal, s'approcher pour les finir n'était que pur folie. C'est alors qu'une danse commença, les Ocelots restaient sur leur position, provoquant sans pour autant lancer une véritable assaut, et les lanciers reculaient, avançaient, inlassablement.


« Mes frères, pendant des années j'ai soutenu Sparte! Pendant des années j'ai tenu comme vous ce bouclier et cette épée. Comme vous j'ai commencé en étant qu'une recrue, un faible, et aujourd'hui, voilà ce que nous sommes devenus! Avant de périr nous avons mis en déroute plusieurs centaines d'hommes, et ce n'est que par votre courage que cela fut possible! »

Levant un petit collier, le signe de Sparte, il l'embrassa du bout de ses lèvres, et avec un petit sourire, il leva sa masse en l'air.

« Sparte ne tombera pas, si il reste des bras vaillants! Levez-vous fils de Sparte, debout! Laissez vos peurs de côté, et suivez moi dans cette dernière lutte! Car je vous le dis, lorsque le Loup sera tué, lorsque le corps meurtrie sera violé, il restera toujours l'esprit de Sparte et tout guerrier assez vaillant, digne et humble pour soutenir ce symbole pourra refaire vivre Sparte! »

Laissant son collier tomber, il soutint le regard de ses hommes. Ne comprenant pas le langage utilisé, les lanciers n'osaient pas attaquer, ils étaient clairement pétrifiés par l'imposante voix du Chapelain.

« Spartiates, prouvez que vous êtes dignes de ces boucliers! »


Le son ''é'' se transforma en écho, amplifiait par la carrure et le don d'orateur qu'avait Oslote. D'un même homme, les Spartiates chargèrent, grands, forts, ils ne connaissaient plus la peur, la mort avait une autre signification, pourquoi pas mourir aux côtés du Chapelain de Sparte, pourquoi pas donner sa vie, pour envoyer un message à Cannibal et Valkyrie, pourquoi pas devenir la prochaine légende de Sparte, les Ocelots, terribles guerriers et croyants sans failles.

La masse du Chapelain était un poing rond, orné tout le long du cercle parfait de lame, lui donnant l'allure d'une hache, c'était en fait plusieurs plans d'une mini hache qui était forgé. Cette instrument de mort appartenait à Sparte depuis la nuit des temps. Les premiers guerriers à tomber furent ceux de l'ennemi, la masse ouvrant chair, broyant os, mutilant et arrachant les membres. De par sa frénésie, il ne faisait pas attention à la fatigue. Ces guerriers le suivirent, et ce n'est qu'après avoir percé les lignes, après avoir finit par semer les membres de Cannibal, que le Chapelain s'arrêta, effondré.
Il contemplait ses hommes avec horreurs, plus de la moitié des Ocelots tués, comment cela avait put se produire... Il cligna des yeux, ne sachant plus quoi faire, ils avaient survécu, surtout grâce à la peur des lanciers, mais ils n'étaient pas tirés d'affaires. Une dizaine de flèches percèrent l'air, tuant au passage deux Ocelots qui s'effondraient en soupirant. Le regard plus vif, l'instinct de survit reprit le dessus et il regarda en arrière, une rivière.


« Ocelots! Ocelots! On se sépare! Courez vers le nord! »

Ils obéissaient, parcourant les kilomètres qui leur restaient à faire. Oslote abattit deux autres embusqués. Rapidement la formation se remit en place tandis qu'ils avançaient le long d'un chemin granuleux.


« Baissez vos armes! Baissez les! »

Devant eux se trouvaient les Spartiates d'un nouveau Général.

« Biskit! Quel plaisir de te voir jeune fou! L'armée de Cannibal n'ira pas plus loin! Tu va voir le Roi ? Je t'accompagne. »


Les derniers ordres furent clairs, les Ocelots encore en état se mettaient tout le long du temple, à environs cinq cents mètres, embusqués. Le reste rejoindrait les troupes de Biskit pour combler les trous dans ses lignes. Le pas rapide, Oslote remontait le temple, croisant quelques hommes à lui, soulageait de les savoir en vie.
Il reconnut Itomska contre un mur.

« Général, savez-vous si l'Intendant est rentré ?

-Non. Les généraux sont au complet, le Roi est impatient, il est furax. Sa voix légère était comme une berceuse pour Oslote qui se sentait plus que fatigué.

-Merci. »


Le Chapelain avança vers l'une des anti chambre du grand Temple, pénétrant dans la pièce, il posa enfin sa masse à terre, tâchant le tapis d'un sang rouge.

« Mon Roi.

-Oslote, tu es en vie... Quel soulagement.

-J'ai eu de grosses pertes mon Roi, la plupart des Ocelots sont morts, je soupçonne un traître parmi mes rangs. Je pen...

-Inutile de chercher. Arkun a trouvé un des Ocelots errant, une flèche dans le bras. La marque du tueur sur sa cheville droite. Il était au service de Cannibal, qui l'a ensuite chassé.

-Son nom! Le Roi protestait, et dans un mouvement de colère, le Chapelain leva la masse pour briser le bureau en bois d'une simple pression. SON NOM!


-Raven. »

Abasourdit, le Chapelain recula, prenant sa masse en main il se dirigea vers les sous sol où Arkun l'attendait, Raven blessé à ses genoux.

« Chapelain. Sourit Arkun en l'invitant près de lui. »

Back to top

cannibal


Offline

Joined: 20 Oct 2007
Posts: 2,164

Alliance (s1): WeB (cannibale)
Alliance (s2): ADD (Ducat)
Alliance (s3): Freak (Ezechiel)

PostPosted: 02/05/2009, 01:04    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


-Autant dire qu'on est pas dans la merde...

Cannibal leva les yeux au ciel, ses mains étaient posées sur la carte de la région de Kan'l. Un immense territoire qui était occupé par les spartiates au Nord, les SA à l'Ouest, et les Tueurs au Sud. A l'Est, c'était le seul endroit qui faisait jonction avec l'Ancien Monde. Une terre aride et désolée, morte, sans aucune vie.
Le Nouveau Monde continuait seulement à l'Est. Sur la peau de chèvre, des statuettes en bronze marquaient les points d'emplacement des armées. Une des statuettes était posée en dehors de la carte.


-Merci de ta participation toujours aussi intéressante Val...

Le Seigneur de guerre haussa les épaules.
-Je dis ce qui est. Les généraux spartiates sont introuvables et sont sûrement en train de rassembler une armée pour nous rentrer dans le lard. En disant cela, Valkyrie tapota la statuette d'un guerrier immense qui était posée à côté de la carte, non placée. Et malgré tes éclaireurs, leur emplacement nous est toujours inconnu. De plus, ta cité est menacée par une armée SA qui a fait incursion sur le territoire des Tueurs et saigne tes campagnes à blanc pour retrouver leur Reine.
-Tu omets Joker. coupa cannibal.
-Pardon ?
-Tu ne crois quand même pas que deux spartiates ont détruits seuls une de tes chapelles ? Joker est passé à l'action. Son plan a déjà commencé.

Cannibal se mordit la lèvre et la fit saigner. Seul signe de sa colère grandissante. Il serra les poings jusqu'à en faire apparaître les veines blanches.
-Mon demi-frère est inaccessible. Et même si je savais où il se terre, il est peu probable que je le tue seul.
-Alors c'est simple. Ignorons Joker. Pour l'instant, il n'est pas aussi dangereux que les spartiates.

Valkyrie montra de l'index un point sur la carte. Au Nord.
-La capitale est dénuée de ses généraux. Si nous marchons sur Sparte, les rats sortiront de leur trou.

Cannibal fronca les sourcils.
-Sparte est imprenable depuis trois mille ans. ...Et elle a été construite il y a exactement trois mille ans.
Valkyrie sourit à ces paroles.
-Qui t'a parlé de la prendre ? Je m'y connais un peu en siège. Mes trébuchets pilonneront la cité jours et nuits. Juste pour leur filer les jetons pour qu'ils avertissent leur Roi. Je ne pense pas assez bête contract pour envoyer tout l'état major spartiate, mais il suffit qu'un de tes pisteur suive le messager de Sparte et qu'il repère le trou à rats. La Sainte Inquisition se chargera de leur purification à tous ensuite dès que nous connaîtrons l'emplacement.
Il faut simplement espérer que les catapultes spartiates ont moins de portée que mes trébuchets...

Le Tueur pinca les lèvres. Le plan était parfait à tous points de vue, mais...
-Tu oublies l'armée SA sur mes terres. Je dois protéger mon peuple. S'ils ne cessent pas de vagabonder sur mon territoire, je vais devoir ramener mon armée à la Cathédrale Noire.
-Il y a quelques années, tu n'aurait même pas hésité à le sacrifier, ton peuple...
-J'ai changé. dit cannibal en haussant les épaules. Soudain, en posant les yeux sur les frontières de son territoire, son visage s'éclaira. Soudain il se tourna vers son aide de camp : un jeune Tueur novice déguingandé toujours de bonne humeur. Deree. Va me chercher ce radoteur d'Archidiacre. Vite.

L'aide de camp s'inclina et détala hors de la tente.
-Tu as trouvé quelque chose ? demanda Valkyrie.
-Je viens de bénir ton Dieu de m'avoir donné une famille encore assez nombreuse... répondit le Tueur en souriant jusqu'aux oreilles.

Lorsque l'aide revint, un prêtre vêtu d'une robe sacerdotale noire écarta les pans de la tente pour entrer. C'était un homme agé, cheveux blancs, voûté, mais malgré son apparence pitoyable, cannibal savait que l'Archidiacre était un de ses plus grands Tueurs : lors de la toute dernière tâche que le Grand-Prêtre lui avait confié à lui seul, à savoir la destruction d'une garnison importante protégeant une ville génante, Zeanos Anmarcus n'avait pas seulement massacré la garnison, mais avait jeté des potions de sa propre composition dans les égouts de cette ville. Il ne fallut pas deux mois pour que les rats commencent à sortir... porteurs de la peste. Un an plus tard, la ville fut désertée, sa moitié de la population pourrissant dans des fosses communes, couverts de bubons.

Cet homme était agenouillé lorsqu'il parla :

-Vous m'avez fait demandé Monseigneur ?
-Zeanos, où est précisément ma nièce Hécube ? Je sais qu'elle vagabonde aux alentours des frontières de nos territoires mais j'ai besoin d'elle et de son bataillon de messagers de la Mort.

L'Archidiacre se releva peniblement et se dirigea lentement vers la grande table. La regardant, les yeux glissèrent sur les dessins d'encre qui représentaient les montagnes et les fleuves à s'arrêtèrent soudain. Sans hésitation, Zeanos posa un doigt osseux sur une petite plaine, proche de la frontière Nord.
-C'est là. Oui. J'en suis certain.

Cannibal soupira de soulagement. Il remercia l'Archidiacre et le laissa partir.
-Les prêtres d'Hécube sont forts. Je pense qu'ils pourront tuer sans effort ces vulgaires soldats...
-Au fait, les soldats que tu avais laissé derrière pour tuer les spartiates qui nous suivaient sont revenus ?
-Boiteux, borgnes, amputés, et pissant le sang. Voilà les rebuts que j'ai récupérés. Ils s'attendaient à une récompense parce qu'ils avaient soit-disant gagnés. J'ai laissé quatre mille hommes derrière moi ! quatre mille contre trois cent. Et ils n'ont réussis qu'à en tuer une petite moitié... Je ne crois pas que c'étaient des spartiates ordinaires, toutefois, j'ai dû punir les soldats qui me sont revenus.
-Ne me dis pas que c'est l'odeur que je sens depuis ce midi...
-Une odeur ? Tu trouve ? J'sens rien moi... Quand même j'ai pris soin de les brûler vifs loin du campement. C'est vrai que plus de deux-cent bûchers ca dégage une grosse fumée...

Valkyrie leva à son tour les yeux au ciel. Ah ! Ils faisaient une belle paire d'alliés tiens !

-Ca me fait penser... dit cannibal songeur. L'APS et le peuple des Morts sont trop loins pour venir en aide à Sparte ?
-Exact. Mes informateurs m'ont confiés qu'il y aurait un peuple voisin des ADM qui leur ferait la guerre. Je ne pense pas qu'il y aurait des renforts de ce côté là.

Cannibal sourit et prit la statuette du grand guerrier non placé sur la carte. D'une simple pression il brisa le cou en métal, décapitant la statuette.
-La Triple Alliance... Ca me rappelle de nombreux souvenirs de l'Ancien monde...


* *
*



-Tu te fous de moi ??! Cannibal n'est même pas capable de protéger son territoire donc ce serait à MOI de le faire à sa place ? Plutôt crever qu'aider cet imbécile ! Que la capitale se demmerde toute seule ! Que m'importe ??

Dans l'un des pieds-à-terre d'Hécube, grande-prêtresse du culte Noir, situé à quelques lieues de la frontière Nord qui séparait le territoire Tueur des spartiates, la soeur de la maîtresse des lieues fumait tranquillement assise sur un coin de bureau pendant qu'Hécube fulminait. Le contraste entre leur tempérament était saisissant.
-Arrête de faire comme si tu avais ton libre-arbitre Hécube. Tu sais très bien que tu te plieras à l'ordre de notre oncle car tu sais pertinemment qu'il te détruiras sans aucune difficultés, toi et tes serviteurs. prononca calmement Nessa en souriant.

Hécube crispa ses doigts à tel point qu'il blanchirent, elle hurla de frustration et brisa la statue en pierre à l'entrée de son bureau. Nessa lâcha une bouffée de fumée avec amusement.

-Alors ? Quelle est la décision de Sa Sainteté ?
-... Yuti.

Les portes s'ouvrirent soudain à l'appel de la prêtresse pour laisser place à une jeune Novice agenouillé, la tête inclinée au maximum.
-Nous partons à la Cathédrale Noire pour une bataille imprévue. Fais le nécessaire.

Silencieuse, la jeune femme mit la main sur son coeur et disparut derrière les portes refermées.

-Bonne esclave. dit Nessa en souriant.
-Oui. Elle m'est très utile.
-Ce n'est pas de ta servante dont je parlais. Mais de toi.

Hécube sursauta comme si elle avait été mordue par un serpent. Elle regarda sa soeur et celle-ci jugea qu'elle ne devrait pas insister, sous peine de s'éteindre étonnemment une nuit.
-Tu viens aussi ma chère soeur. Je ne pense pas que l'oncle ait besoin de toi à la différence de moi. Tu ne seras pas de trop...


* *
*



Nekkorrum. Plus connue sous le nom simple de la "Cité de la Cathédrale". La Ville aux mille Morts. Métropole et capitale du territoire Tueur. La ville était assiégée. Dans le ciel étoilé noir, des lueurs rouges rompaient brusquement l'obscurité à intervalles réguliers. une batterie d'une dizaine de catapultes SA vomissaient des sphères de poix enflammées qui s'écrasaient dans les rues de la ville. Les défenseurs, peu nombreux même au départ, se défendaient avec desespoir, voulant à tous prix emporter au moins un ou deux soldats ennemis avec eux dans l'Outre-monde. Toutefois, au Nord, une vraie résistance s'activait : une trentaine de Tueurs noirs, ayant délaissé les archers sur les murs, étaient directement descendus au pied des murailles et plongeaient dans les masses grises désordonnées. Profitant de la désorganisation provoquée par leur contre-attaque subite, semblant danser et frôler les guerriers SA, ils massacrèrent facilement un bataillon de cinq cent hommes qui s'était un peu trop avancé. Mais après cet exploit, la division de Tueurs se fit écharper par les ennemis trop nombreux.
C'est à cet instant qu'arrivèrent les renforts dirigés par la grande prêtresse Hécube. Dispersés parmi les arbres, ils encerclèrent silencieusement l'armée qui assiégeait leur cité. En place pour le massacre stratégique, l'armée attendit l'ordre de son chef.


-O dulcis Requies,cura igitur nostrae Mortis horam,
et circum nos eam fundere venit,
Animae perditae veniant
Falcifera veniat,
Adveni igitur O noctis Viator...

-Ô Doux Requiem, berce donc l'heure de notre Mort
Et vient la répandre autour de nous
Que viennent les âmes perdues
Que vienne la Faucheuse
Entre donc Ô Voyageur de la nuit. Tu te souviens encore des cours du tonton ? Je suis impressionnée ! plaisanta Nessa à côté de sa soeur.

Hécube sourit. En regardant fixement les catapultes ennemies qui vomissaient la destruction, elle tendit le bras verticalement, signant ainsi la mise à mort immédiate et irréversible de l'armée assiégeante. En une seconde, deux mille prêtres-guerriers Tueurs sortirent du bois et foncèrent à découvert sur les SA. Les premiers hurlements de douleur et de terreur parvenaient aux oreilles de Nessa.

-Et c'est parti !! Hurla-t-elle en sortant du bois et en foncant vers un groupe de soldats qui faisaient marcher une imposante catapulte.

Hécube fut moins démonstrative. Finissant sa prière en latin, elle sortit elle aussi du bois et marcha tranquillement vers l'ennemi. Elle ne tarda pas à être attaqué par des soldats rassurés d'attaquer une femme. Ils n'eurent pas le temps de s'approcher à dix mètres. Sortant deux arbalètes cachées sous sa cape, elle tua les deux plus proches d'un carreau précis dans la gorge et trancha les abdomens des autres avec une pointe d'acier sortant du devant de ces mêmes arbalètes. Riant doucement, elle lécha consciencesement le sang qui entachait les lames.
De son côté Nessa avait construit une formation avec une dizaine de Tueurs et massacrait les ennemis, tranchant cous, bras, jambes, sans même penser à achever. Sa formation en triangle s'enfoncait dans la masse ennemie comme une lame chauffée dans du beurre. Partout planait l'odeur insoutenable du sang pourrissant et des hurlements des mourants.

En une heure, l'armée SA qui comptait plus de dix milles hommes fut vaincue. Sans attendre, Hécube fit emmener les nombreux survivants à la Cathédrale Noire.
Déjà, en voyant le bâtiment sombre qui dépassait de loin tous les bâtiments de la ville, semblant projeter dans le ciel ses arches lugubres sculptées de visages morts, les prisonniers hurlaient comme des filles, suppliaient et priaient qu'on les tûasse et beaucoup urinaient sur place en s'évanouissant.
Car ils savaient tous que dans le célèbre bâtiment de culte de Thanatos, la Déesse de la Mort, ils y seraient torturés, torturés pour le plaisir des prêtres psychopates jusqu'à leur mort, à moins d'avoir une chance magnifique et de se voir délivré enfin une mort libératrice pour servir -ou plutôt se faire servir- dans l'assiette du Pontife...

Back to top

Von-Carstein


Offline

Joined: 23 Jan 2008
Posts: 1,966

Localisation: Dans un asile

PostPosted: 17/05/2009, 21:12    Post subject: Chroniques...

Reply with quote


- Nous disposerons nos armées la la et la , il faut frapper un grand coup pour exterminer ses chiens , maugréait le général Morgothal
Toc toc toc .
Les Généraux se raidirent d’un coup .
Il n’attendait personne .
- Mot de passe ?
- Je n’ai cure .
La porte s’ouvrit dans un gincement et apparut Alexeï
Les Généraux restèrent sous le choc .
Contract qui avait juste haussé le sourcil demanda d’un ton calme .
- Que venez vous faire ici ?
- J’irais droit au but . Je veut des informations sur un dénommé Joker que vous avais hébergé dans votre allliance .
- Pourquoi qu’Est-ce qu’il se passe .
- Il menace l’ordre des Deux Mondes .
Erlingard …
Un endroit de ténèbres et de cris …
La Prison-Dont-On-Ne-Sort-Pas …
Une grande forteresse planté au milieu d’un ilot rocheux .
Ici tout les psychopathes , les dérangés , les criminels de fourmizzz s’entassaient …
Dans les remparts de Granit , la Garde veillait a ce que aucun prisonnier ne s’échappe …
Dans les bâtiments intérieurs , il n’existait nul loi …
Les prisonniers , ayant effectué des crimes mineurs ( comme un simple meurtre ) s’entassait dans des dortoirs ou leur unique coin personnel était un lit …
« Libre » de toute garde ils passaient leur temps a errer entre les lits puants et la cour .
Les morts était brûlés par les prisonnier eux méme .
Souvent certains devenait fou .
Vraiment fou .
Ceux la la communauté s’arrangait pour les faire disparaître , mais ..
On disait que certains courait les couloirs la nuit , comme des loups …
Et parfois au matin on retrouvait dans un des lits , une masse de chair laminé de coups de griffes ..
Les autres , les vrais malades , restaient éternellement dans la tour centrale .
Nul ne savait ce qui se passait dans cet édifice glauque , un peu penché , rongé par la pluie et les flots
Parfois , on apercevait , tout en haut de la tour , une cage et on devinait une silhouette en haillons .
C’était ceux que les prisonnier appelaient les Punis .
Ils hurlaient la nuit de douleur , attaqués par les corbeaux qui leur perçait les yeux , et quand il ne hurlait plus il disparaissait .
Nul ne savait qui gérait la Tour .
Pas méme , disait on les gardes des remparts …
- Et oh ! Et toi la ! Tu ose me doubler ?
La silhouette resta un instant immobile puis se retourna vers l’énorme amas de graisse qui l’avait hélé Découvrant alors un visage tellement balafré , qu’on en distinguait méme plus aucun de ses traits , aux mains remplacés par des couteaux de boucher , le gros pris peur et barbouilla un excuse .
Sur la face malingre passa le signe d’un sourire .
Il se retourna , continua sa route ..
Puis brusquement se retourna et planta son couteau sur le front du prisonnier .
Le sang gicla , éclaboussant l’horrible face …
Il leva son bras gauche lentement ….
S’approcha du ventre de sa victime .
Enfonca lentement le couteau dans la panse ..
Et d’un coup sec fit jaillir les tripes .
Puis se retournant il hurla a la foule .


« Marre de la soupe de lentille !!! Aujourd’hui les gars on mange de la viande !!! »
Les prisonniers se regardèrent un instant puis se ruèrent sur le corps …

- Tu mange pas ?
Le balafré avait remarqué un individu a l’écart d’apparence étrange .Celui-ci était en effet vétu tel un épouvantail , dans un costume de paille , et un masque de cuir recouvrait son visage .
Sur se masque deux point blanc peints semblait figurer les yeux , et un arc de cercle un sourire amical Cependant le tout n’inspirait aucune confiance ..


- Dis moi petite chiotte je te parle ! Pourquoi tu mange pas ?
- Parce qu’il y’a trop de graisse j’aime pas ça .
La voix qui était sorti du masque aurait du persuader l’autre de prendre ses jambes a son coup ..
Mais il n’en fit rien .
- Tu refuse de la bonne bouffe préparé par le Boucher ? C’est ça que t’es en train de me dire ?
- Exactement .
La face scarifié grimaca horriblement .
Il s’approcha de l’inconnu et se planta devant son nez .
- Apparament t’es nouveau …Y’a que les nouveaux pour refuser la bouffe du Boucher …Mais ça leur passe vite …Je suis très persuasif .
Le couteau se leva prét a frapper .Et la main tomba a terre pissant le sang .


- Que ? Quoi ? Quand Est-ce que t’as fait ça ?
- Tu crois peut étre faire peur avec ta face te rigolo ? Regarde un peu ça …
Et il enleva son masque .

- Qui crie comme ça ? Demanda Jan , un des gardes des remparts . Encore un Punis ?
- Non bizarrement ..lui répondit Ansel son compagnon de garde . C’est le boucher .
- Le boucher ? Mais c’est un caid ..On dirait qu’il est mort de trouille .
- Ouais . Comme quoi méme les durs peuvent péter un plomb . Depuis ce matin que je suis la il gueule comme un porc qu’on lui enlève je ne sais quoi . Je lui aurais bien tiré dessus pour le faire taire mais ..je suis mauvais tireur …
- J’aime pas cette nuit Ansel , elle est froide très froide . Comme , comme si toute la chaleur du monde avait quitté cet endroit . Des nuages noirs se lève . Les Etoiles sont voilés . La Lune est pleine . J’ai un très mauvais pressentiment .
- Mais que veut tu qu’il arrive ? Cet endroit est l’endroit le mieux gardé du monde après la Citadelle-Eglise ou vivent les modos …C’est dire ….
- J’en sais rien bon dieu . Et ..y’aurait pas un visage dans les nuages .
- Quoi ?
- Regarde les nuages . On dirait qu’il forme un visage . Et …atend …t’entend pas un rire ?
- Tu délire complètement mon pauvre .
- Non non je l’entend …Je te jure que je l’entend …
- Mais t’entend quoi putain ?
- AAAAAAAAAH !
Ansel se retourna , terrifié , et ne vit strictement rien Mais Jan lui sur ce rempart vide avait maintenant l’impression qu’un homme nu plein de pustule s’avançait vers lui en murmurant son nom .


- Mais t’es dingue y’a rien du tout ?
- Arriére ! Hurla Jan
Et il sauta par dessus la muraille .

- Qu’Est-ce que c’est que ce bordel ? Alerte ! Alerte !
Il se précipita vers la porte de la tour de garde la plus proche .Il l’ouvrit et …


- Du gaz ?
Le nuage gazeux l’envellopa lentement .Il resta un instant pétrifié puis ..


- Ansel ! Ansel mon fils !
Des esprits commencèrent a apparaître , paraissant et se dissipant dans la brume verte qui remplissait la tour …Sa mére , son pére , sa femme s’approchait de lui , les yeux crevés , en l’agressant , en lui hurlant a la face des crimes imaginaires …
Il referma la porte en hurlant .
Et se trouva nez a nez avec un masque de cuir .
- Bouh !
Et il poussa Ansel dans le vide .
Au bas de la Falaise le Joker leva les yeux .


- 5..4..3..2..1..
Un corps s’écrasa par terre l’aspergeant de sang .

- Pile a l’heure . «  Night mare » fait du bon boulot . Bien ..Il est temps que le grand cirque commence

- Un instant je ne comprend pas très bien …Ce Joker serait donc une menace aussi importante ?
- Quelqu’un qui a réussi a réveiller les 10 ne doit pas étre pris a la légère ..Nul ne sait ce qu’ils veulent mais ce qu’on sait c’est qu’ils sont très dangereux …Jusqu’à présent leurs actes ont toujours paru vierge de toute logique ..Un déchaînement de violence imcompréhensible …Mais ..Il y’a peu nous avons découvrt quelque chose de très ..très agoissant ..
- Quoi donc ?
- Je suis désolé mais cela tient du secret d’Etat maintenant qu’ils sont revenu ..
- Enfin sont il donc si fort que méme vous vous les craigniez ?
-Je crois que vous ne comprenez pas très bien ..Tout les modos ne sont pas des Exterminateurs ..
Nous sommes divisés en deux groupe ..L’Oeil et Le Doigt ..L’Oeil surveille .. Le Doigt puni …
Je suis membre du doigt ..J’en sui méme le meilleur Exterminateur ….
- Et donc ou est le problème ?
- Le problème ? Le problème est que je peut couper tout les doigts du diable sans trop de problème ..Mais avec les cavaliers je joue a jeu égal …
- Pourquoi ne pas amener tout les exterminateurs ici ?
- Parce que nous ne pouvons pas justement …Le Joker a très bien choisit son moment …Avant nous avons pu repousser les 10 a chaque fois mais aujourd’hui avec le nouveau monde la situation est très différente …
- Je ne comprend pas ..
- Nous sommes 4 Exterminateurs . Pour assurer équilibre des deux mondes il est impossible que tout les exterminateur se regroupe dans un seul monde .. Nous ne pouvons en amener que trois au maximum ..
4 exterminateur contre 4 cavaliers aucun problème ..mais la cela nous oblige a étre en infériorité .. Ce qui rend la combat plus incertain .. Et si un modo venait a mourir …Voila pourquoi il faut que nous frappions vite et bien en nous attaquant a la téte … A ce Joker . Voila pourquoi je cherche a me renseigner .
- Si vous chercher a savoir des choses sur lui demandez a Sherry…
- Sherry s’est évadé a la suite de l’attaque de cannibal je te rappelle , reùarqua morgothal ..nul ne sait ou elle est …
- Et bien cannibal justement c’est son demi frère ..
- Je vous demande pardon ?
Alexei avait l’air interloqué
- Son demi frère ? C’est impossible …
- Comment ça ?
- La personne a laquelle vous pensez se nomme Luther Von Carstein . Et il est mot il y’a exactement 10 ans .
- Mort ?
- Je ne devrais pas vous dire ça mais .. L’œil possède des données sur chaque fourmizzzien existant …
Il sait quand un fourmizzzien naît ..et donc il sait aussi quand il meurt ..et Luther est mort je peut le garantir … Lors de son aprentissage sur le sentier de la perdition …Mieux encore …Sherry n’a jamais eu de liaison avec le pére de cannibal ..Il n’a aucun demi frère repertorié …
- Mais alors qui est son pére ?
Alexei eut un moment puis d’hésitation puis
- Et bien c’est …
_________________

Back to top

Contenu Sponsorisé






PostPosted: Today at 06:57    Post subject: Chroniques...


Back to top

Display posts from previous:   
Post new topic   Reply to topic    Fourmizzz Forum Index -> Roleplay -> Serveur 2 -> Roleplay Général All times are GMT + 2 Hours
Goto page: <  1, 2
Page 2 of 2

 
Jump to:  

Index | Forum hosting | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group

SoftGreen phpBB theme by DaTutorials.com
Copyright © DaTutorials 2005