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Journal de la 501ème

 
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Sarkath


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Joined: 16 Aug 2009
Posts: 18

Localisation: nancy

PostPosted: 21/08/2009, 18:13    Post subject: Journal de la 501ème

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C'était bizarre quand même.

Y avait pas mal de rumeurs à Haramörl. Et des pas belles. Paraît que nos gars ont ramené un corps dans la fourmilière, un général ou plutôt sa dépouille. Bref, c'était déjà pas joli... mais en plus, le conseil lui aurait redonné vie pour qu'il nous serve. Moi je te le dis, ce genre de conneries j'y croyais pas. Avec les gars de la 501ème, on a bien rigolé. On a fait "Ouais, c'est ça. Un mort comme commandant. La belle affaire ! L'a qu'à aller se battre tout seul !" Nan, franchement c'était tordant au début. Une tactique pour faire peur à l'ennemi, pour répandre le bruit qu'Haramörl envoyait son armée avec un type déjà crevé à sa tête. Mais j'peux t'dire que quand on l'a vu, l'animal, on a pas rigolé. Et pourtant, on est des durs.

Il s'est tenu devant nous. En armure complète, on voyait pas un centimètre de peau. Gants de fer, casque sans aucune ouverture. Il devait rien voir le mec. Mais il s'est tourné vers moi, et j'ai pu sentir son regard. Sérieux. Ca m'a foutu les boules. Et quand il a parlé, on a bien senti qu'il avait une voix d'outre-tombe.
Il m'a expliqué le plus naturellement du monde qu'il prenait le commandement armé des forces d'Haramörl. Comme ça. Le pire, c'est que y'avait la garde de ma reine derrière, alors on a fermé nos gueules. On a dit ok, ça marche. C'est pas notre problème...

Le soir, plus de la moitié de mes gars ont hurlé dans leur sommeil. Moi-même, j'en menais pas large. C'est en sueur que j'lai passée, cette putain de nuit. J'avais l'impression que mon drap voulait m'étouffer, que le noir allait me crever. Putain. "C'était quoi ce bordel ?", voilà c'qu'on s'est dit. Comment ça se fait qu'un mort i'marche ? Comment ça s'fait qu'il vienne avec nous nous dire qu'on va devoir tuer pour lui ? Hein, comment ça s'fait, ça ?

C'était pas des rumeurs. C'était la pleine et entière vérité, merde.

Mais bon, faut avouer que les plus à plaindre, c'était pas nous... mais l'ennemi.

***

    Jour I de la Mort


Voilà. Je continue mes bonnes habitudes, hein, je tiens les annales de la compagnie. C'est important, ça, les annales. Sans son histoire, une troupe n'a plus rien, pas de personnalité, pas de but, que dalle. C'est la différence entre de vrais guerriers et une poignée de bandits, entre la vie et la mort en fait. C'est l'âme de notre régiment, le point qui nous unit, notre histoire, merde ! Et j'ai décidé qu'à partir d'aujourd'hui, ce serait le jour I de la Mort. Vous savez pourquoi ? Parce que ce type, là, il nous pourrit. On a beau nous rattacher à nos annales comme une bande de noyés, ça change rien. On sent bien qu'au fond de nous, on est en train de crever. On gèle, et les plus gros feux n'arrivent pas à nous réchauffer. On voit dans le noir, et si je regarde mes gars, je les vois émaciés, les traits tirés, hagards. Des morts en sursis. Et des enfoirés de mort, moi, j'te le dis.

On a fait une manoeuvre. On a dû attaquer une fourmilière. On s'est dit "Voilà un connard qui arrive, et il nous envoie direct au casse-pipe". Ca craint. Mais on y est allé, on l'a fermée parce que quand ce type vous regarde, à la manière d'un aveugle, vous pouvez plus rien faire qu'obéir.

On a approché de notre objectif. J'ai vu des gars tituber dans leur marche. Ca m'a fait peur. Comme s'ils luttaient pour se tenir debout, pour faire un pas de plus dans leur existence. Comme si quelque chose les tirait en arrière... le Sarkath, là, il a pas bronché lui. Il a continué. Il s'en foutait. Je sais même pas s'il l'a remarqué... mais c'est de sa faute, c'est sûr.
Quand on est arrivé, on a vu le tas de la fourmilière. On a regardé notre fameux général, et il nous a dit, toujours de sa voix caverneuse :

- Tout... investissez tout, saccagez tout.

On est pas des bleus, hein. On sait qu'un ordre pareil, ça veut rien dire, que dalle. Alors on a avancé, prudemment. Les ennemis se sont mis à surgir, ils avaient rien remarqué apparemment. Quelques jeunes, des têtes brûlées. Moi, j'avais pas envie de tomber dans un traquenard, j'ai déjà vu ça : on choppe des troupes toutes fraîches, toutes moulues qu'on pas l'air redoutables et on se fait démolir ensuite par des vétérans qui arrivent de partout. Alors j'ai envoyé mes propres bleus.

Ils ont fait un massacre. Y avait pas de piège, merde. C'était rien qu'un carnage. Ces types-là savaient à peine se battre.

On a pris le contrôle du terrain en même pas une demi-heure. J'ai jeté un regard vers le Sarkath, qu'avait pas bougé d'un poil, qui nous regardait depuis là-bas. Et même à cette distance, j'l'ai senti qui me fixait, l'enfoiré.


- On continue les mecs, que j'ai dit.

Alors on a investi plus profondément, comme il dit. On s'est faufilé comme des ombres, c'est bizarre tiens. On a retrouvé toute notre vigueur, personne ne chancelait plus là hein ! On a foncé comme des sauvages, en fait. Là, y a eu de la résistance, mais pas grand-chose. A peine le niveau de ma propre chair à canon, tiens... on leur est rentré dedans comme dans du beurre, largement supérieurs en nombres. Dans ces couloirs sombres, on a bien dû se battre à trois contre un. Et dans les ténèbres, où nous on voyait et pas eux. Bref, on a nettoyé la place en très peu de temps. Et tu sais quoi ?

Même sous terre, même sous cette putain de terre, avec tous mes guerriers autour de moi, j'ai senti cet enfoiré qui me dévisageait ! J'ai senti son regard, ses yeux morts, tout ! J'ai tremblé comme jamais j'avais tremblé.


- On continue... que j'ai dit, d'une voix blanche.

On a tout cassé. On est allé jusqu'à la loge... on a choppé la reine, on l'a enfermée. On a pris le contrôle. Comme des salauds... Et le truc qui m'a fait peur, c'est qu'on avait jamais réussi si bien un assaut, qu'avec ce Sarkath à notre tête - alors qu'il y était pas, en plus...

Et comme je me faisais cette réflexion, j'ai cru entendre son rire. Mais comme j'suis le seul, ça devait être une hallucination...

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"Au nom du Conseil, de la Reine et de notre Roi-Assassin, à la guerre !"

~ Que sonnent les cors et que rugissent les trompes... je n'entends déjà plus que ton coeur qui bat et que ma lame appelle... ~

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PostPosted: 21/08/2009, 18:13    Post subject: Publicité


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xerxes


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Joined: 31 May 2008
Posts: 525

PostPosted: 23/08/2009, 10:09    Post subject: Journal de la 501ème

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tu n'aurais pas écris un peu en mode compagne noire? :p
_________________

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Georges51


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Joined: 03 Mar 2009
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Modérateur S2/S4

Alliance (s1): SFNL
Alliance (s2): Compte donné
Localisation: Josephtown

PostPosted: 23/08/2009, 12:24    Post subject: Journal de la 501ème

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Beaucoup même! Mais c franchement pas mal!

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Sarkath


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Joined: 16 Aug 2009
Posts: 18

Localisation: nancy

PostPosted: 25/08/2009, 14:50    Post subject: Journal de la 501ème

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Compagnie noire et campagne Battlefront II. xD

    Jour II de la Mort


On l'a pas crut. Honnêtement, ça nous a un peu foutus les boules, encore une fois. Quand Sarkath s'est ramené dans notre campement, déjà, on savait que ça allait pas être bon pour nos fesses. Mais quand on a senti la satisfaction tangible qui l'entourait, là, on a carrément flippé. Il a été tout de suite vers moi, ce con. Et cette armure ambulante se met à me parler. Il me félicité pour mon dévouement de la veille. Il me dit que j'ai un long chemin à parcourir. Et que ça serait dommage de gâcher un potentiel pareil. Je ne comprends qu'un mot sur deux de ce qu'il me dit. Enfin bref. Je l'écoute sans broncher, avant de lui faire remarquer placidement que mes hommes aussi, après tout, se sont pas mal débrouillés. Du coup, silence total.

C'est clairement une rebuffade que je lui balance dans la gueule. Mes gars le savent très bien, et Sarkath aussi. Et ce salopard me répond que c'est justement pour ça que j'ai du potentiel. Je le suis encore moins... quoi qu'il en soit, il nous dit qu'on a un autre boulot aujourd'hui. Je comprends pas. Je proteste. Je lui dis qu'on s'est déjà battus hier, hors de question de recommencer aujourd'hui. Je lui demande de regarder les hommes. Ils sont crevés, pâles. On dirait une armée de malades. Leurs traits sont tirés, et leurs visages, émaciés. Sarkath dit qu'il s'en moque, que ça s'arrangera et qu'il faut que je lui fasse confiance. La bonne blague.

Mais le pire dans tout ça, c'est que j'y crois pas. Je me dis qu'on va pas remettre ça, alors j'accepte. Les soldats aussi grognent un peu mais se lèvent et s'équipent. En somme, on obéit.

Je sais pas combien, de temps on a marché. Mais jamais aussi longtemps, ouais. Mes gars tombent par dizaines. Ca me fait peur. Je vais voir Sarkath, à notre tête, qui file à un train d'enfer. Je lui dis que ça peut pas continuer comme ça. Ils vont en crever. Et lui qu'en a rien à foutre. On continue, alors. Et on arrive devant une fourmilière.
La poigne glacée de la peur me fouaille les tripes. Nan, y a pas moyen. C'est mort. On va pas se battre. Pas aujourd'hui. Pas dans cet état. Et le mort-vivant me dit de regarder derrière moi. J'obtempère. Et tu sais ce que je vois, hein ?

Mes hommes qui, en arrivant au compte-goutte, relèvent la tête. Je vois un drôle d'éclat dans leurs yeux quand ils aperçoivent le bastion adverse. C'est mauvais, je le sais. J'ai déjà vu cette lueur semblable, dans les yeux de guerriers berserkers, des types pris de folie qui fonçaient dans la mêlée. Sauf que mes gars, ça me paraît malsain. Pas naturel, presque macabre. Je sais pas ce qui se passe avec ce putain de mec, mais il nous pourrit, ça c'est clair. Il a juste à tendre un doigt vers les ennemis en contrebas. Les soldats me regardent, avides. J'acquiesce.

Avec un grand feulement, ils sortent du sous-bois et foncent sur le fief adverse. Quelques centaines de gardes sont postés en faction, mais il se font réduire en charpie par mes troupes hurlantes. J'ai eu le temps de voir deux Haramörliens tomber, l'un abattu en toute hâte par un défenseur terrifié et l'autre vaincu par un épéiste confirmé. Au total, même pas trente de mes hommes ont péri... Aussitôt, la meute se rue dans les profondeurs de la fourmilière. Ils disparaissent tous.

Je me tourne vers Sarkath.


- Vous êtes une enflure.
- As-tu remarqué avec quelle délectation ils ont recouvré leur vigueur dans la bataille, capitaine ?

Je ne réponds pas. je ne veux pas répondre.

- Ce sont des morts, sache-le. Seule la fureur du combat les ranime, les fait se sentir vivants.
- Ils ne le sont plus, à cause de vous !
- C'est vrai, reconnut-il.

Je me détourne, angoissé. Ca craint.

Après une petite heure, mes soldats ressortent de là. Ils sont couverts de sang, mais satisfaits. Presque heureux. Mon second vient me voir, un sourire aux lèvres.

- Capitaine ! Au rapport !
- Allez, raconte, lâchai-je d'une voix fatiguée.
- Nous avons investi la fourmilière. Là, environ cinq cents combattants nous attendaient. On les a matés. Puis nous sommes descendus jusqu'à leur loge impériale... un carré de guerriers s'est formé - les ultimes survivants de la cité. Nous en sommes venus à bout d'un seul coup.
- Les pertes ? demandai-je.
- Nous n'en sommes pas encore très sûrs. Je dirai deux un peu moins de cent cinquante.
- Ouais. D'accord. Allez, on dégage.
- Mais... nous avons asservi la cité, capitaine... si nous partons, ce contrôle nous échappera !

Je l'empoignais fermement par le col et l'amenai à hauteur de mon visage, avec violence.


- Tu comprends pas, hein ? Tu comprends pas pourquoi on est là ?
- Comment ça... capitaine...

Non. Il ne comprenait pas. Je le lâchai, dégouté.


- Allez. On se tire.

Quelques jours après, j'appris que la cité s'était révoltée. Mais ça, c'est après une éternité infernale...

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